À PROPOS DE LA BOUTEILLE DE SAINTONGE

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S.F.E.C.A.G., Actes du Congrès de Versailles, Christian VERNOU 1 À PROPOS DE LA BOUTEILLE DE SAINTONGE r Parmi les nombreuses productions de céramique commune de la Saintonge antique, il existe un
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S.F.E.C.A.G., Actes du Congrès de Versailles, Christian VERNOU 1 À PROPOS DE LA BOUTEILLE DE SAINTONGE r Parmi les nombreuses productions de céramique commune de la Saintonge antique, il existe un vase curieux dont la typologie mérite que l'on y consacre quelques lignes. Au cours de la fouille de sauvetage d'une villa romaine à Boutiers-Saint-Trojan, en 1982, le dégagement d'un dépotoir domestique avait livré plusieurs dizaines de tessons de ce type. Dès lors, j'avais été intrigué par la différence marquée entre l'épaisseur des fragments du fond et ceux, plus classiques, de la panse aux lèvres (Vernou 1982). L'année suivante, un autre dépotoir en milieu urbain cette fois, à Saintes, a livré la première forme archéologiquement complète (Vernou 1983a). En 1986, plusieurs vases entiers étaient découverts de façon fortuite (Maurin 1987). Voilà donc plus de dix ans que je m'intéresse à la question ; il devenait utile de faire le point de nos connaissances à propos de la bouteille de Saintonge . 1. UN VASE ORIGINAL Les vases que nous allons voir présentent quelques différences typologiques de détail mais les grandes lignes sont identiques. Le fond est généralement plat ou.légèrement concave en son milieu. Au-dessus, le corps du vase a une disposition vaguement cylindrique, voire tronconique. Le pied peut être légèrement plus large que la partie inférieure du vase, ce qui lui donne une stabilité relative, Aux trois-quarts de sa hauteur environ, le corps cylindrique s'évase sensiblement pour former une panse à peine marquée. Celle-ci s'interrompt par une épaule au profil adouci, prolongée par un col très court. Enfin, le bord est muni d'une lèvre éversée et débordante formant marli. Son épaisseur est variable; une fine gorge est souvent présente à la partie supérieure. Le diamètre hors tout est égal, ou un peu supérieur, à celui de la panse. Notre inventaire a intéressé une centaine de pièces sur l'ensemble de la Saintonge et des différences sen- sibles existent d'un exemplaire à l'autre, d'un lieu de consommation à un autre. Signalons, par exemple, celles des dimensions et, partant, les volumes de contenance qui en découlent. Les plus petits vases ont une trentaine de cm de hauteur, les plus importants devaient dépasser 50 cm. Pour une taille moyenne, l'exemplaire de Port d'envaux, par exemple (Fig. 2, no 1), la contenance maximum est d'environ 100 cl. On note les contrastes importants existant entre les fragments de la partie inférieure et ceux de la partie supérieure. A tel point que lors de notre découverte de 1982, nous n'avions pas pensé à rapprocher les deux lots, apparemment distincts. Les tessons du fond peuvent dépasser 2 cm d'épaisseur ; des stries de tournage grossières sont visibles à l'intérieur. Ces tessons rappellent étrangement ceux d'amphores, si ce n'est leur courbure excessive. A l'opposé, les fragments de la partie supérieure sont fins et tournés avec soin. Isolés, ils peuvent se confondre aisément avec des tessons de vases (formes Santrot 309 à 311) ou de pichets (formes Santrot 358 à 362). Ceci doit d'ailleurs attester une certaine parenté dans les techniques et les origines de fabrication. Contrairement à ce que nous avions pu penser dans un premier temps, nous pouvons affirmer désormais que ces vases étaient montés au tour, d'un seul jet. Une remarque salutaire de Armand Desbat nous a fait reconsidérer la question. Deux artisans consu ltés à ce propos ont été formels. Bruno Guérin, exerçant à Cognac, précise que le potier préparait une motte sur son tour, qu'il creusait avec son pouce ce qui allait devenir le fond du vase et qu'il montait rapidement la partie inférieure en lui donnant une épaisseur suffisante, afin que la pièce ne s'affaisse pas au cours du tournage. Puis la partie supérieure était façonnée avec plus de soin, peut-être régu larisée avec l'aide d'un gabarit. Pour certains exemplaires, la paroi externe de la base du vase était reprise à l'estèque afin de faire Conservateur du Musée de Cognac. 355 c. VERNOU disparaître les traces inférieures de tournage. Luc Laffargue, artisan-potier à Lezay (Deux-Sèvres), confirme cette description technique; il souligne l'effort physique nécessaire et la position basse du tour, évoquant un parallèle avec le tournage de grosses pièces comme les amphores : Le potier se situait au-dessus du tour ; il levait la terre avec force et maîtrise . Tous deux ont reconnu la grande dextérité nécessaire pour un tel façonnage. Ils ont été émus de retrouver ces gestes ancestraux à la vue des exemplaires que nous leur soumettions. A ce titre, l'ethnographie peut rendre des services évidents à l'archéologie, en matière de céramique particulièrement. Dans cette optique, la lecture de l'ouvrage d'alain Bavoux est recommandée (Bavoux 1983). L'auteur a eu l'idée heureuse de s'intéresser au témoignage photographique de la carte postale . Il est émouvant de voir au travail l'artisan de Noron-la-Poterie (Calvados) tournant la bouteille en quatre étapes (Bavoux 1983, fig. 5 à8, p ). Toutes proportions gardées, ces photographies du début du siècle éclairent notre propos de manière significative. Nous avons adopté pour ce vase la terminologie bouteille à la suite de plusieurs auteurs régionaux; convient-elle vraiment? A la lecture du petit Robert, nous apprenons qu'il s'agit d'un récipient à goulot étroit . La définition est suffisamment vague pour tolérer notre appellation saintongeaise. En revanche, il est nécessaire de revenir sur la typologie. Par facilité, les archéologues ont rattaché ce vase à la forme 325 définie par Marie-Hélène et Jacques Santrot (Santrot 1979). Reconnaissons qu'il faut beaucoup d'imagination à la vue du fragment figuré par les spécialistes de la céramique commune d'aquitaine (Fig. 1, no 1). En réalité, il y a confusion depuis plusieurs années: la bouteille cylindrique découverte sur le site de la Clinique Richelieu à Saintes (Fig. 1, no 2), à laquelle fait référence la typologie Santrot, est d'un autre type (Bégué et al. 1972). Large col faisant suite au corps cylindrique, absence de panse et d'épaule, lèvre débordante formant deux moulures toriques, font de cet exemplaire mis au jour dans les années 1970 un vase curieux et, apparemment, unique mais différent de la bouteille que nous décrivons. Il faut désormais abandonner la référence à la forme Santrot 325 ; ou, tout au moins, préférer la création d'une variante que l'on pourrait baptiser 325b. Il. UNE PRODUCTION SAINTAISE Depuis l'automne 1986, nous avons la preuve que cette forme était produite à Saintes même. Lors de la fouille de sauvetage d'une officine de potiers, sur la rive droite de la Charente, Guy Vienne et son équipe ont découvert plusieurs dizaines de fragments de bouteilles (Vernou et Vienne 1987). La production locale est attestée par de nombreux ratés de cuisson ; ici,des surcuissons . Avec l'autorisation du responsable, nous avons consulté l'ensemble du mobilier conservé au Musée archéologique de Saintes. Actuellement, Guy Vienne en achève l'étude ; la publication du site ne saurait tarder. Suivant ses indications, nous avons retrouvé plusieurs lèvres caractéristiques (inventaire site : CD.139). Dix fonds de bouteilles sont conservés sur environ 15 cm de hauteur, pour un diamètre du pied variant entre 5,5 et 6,5 cm (inv. CD.183). Ils sont tous de section tronconique à la base. La partie supérieure d'une bouteille (17 fragments recollés) est conservée aux trois quarts (inv. CD.184). Elle est proche de l'exemplaire de Port d'envaux (Fig. 2, no 1) ; sa contenance devait légèrement dépasser les 100 cl. Les bouteilles produites dans l'officine du Pré de la Pallue étaient cuites suivant le mode A défini par M. Picon : le cœur de la pâte est gris à brun sombre, alors que les parois sont rouge brique. Cette caractéristique intéresse la majorité des bouteilles de Saintonge. La pâte est, d'ordinaire, finement dégraissée; toutefois quelques inclusions accidentelles sont parfois à noter. La température de cuisson pouvait être variable, mais dépassait rarement les 900' C. ; d'ailleurs, la plupart des exemplaires sont rayables à l'ongle. Ces remarques ne sont pas originales pour ce qui est des productions de céramique commune rouge de Saintonge. Les mêmes observations pourraient être faites pour les coupes, les cruches et les pichets produits dans toutes les officines de la rive droite de Saintes. Cette mode caractérise une période chronologique bien définie: les années 70/150 environ. Dans l'état actuel de nos connaissances, l'officine du Pré de la Pallue semble être la seule à avoir produit des bouteilles. III. LES LIEUX DE CONSOMMATION EN SAINTONGE L'inventaire systématique des bouteilles découvertes en Saintonge et dans les régions voisines reste à faire. Nous donnons ici un premier aperçu de notre recherche basée sur les dépouillements bibliographiques et les informations des archéologues locaux. La carte (Fig. 3) permet de visualiser la localisation des lieux de découvertes. 1. SAINTES. Bien évidemment, produites à Saintes, les bouteilles étaient utilisées sur place. Plusieurs chantiers archéologiques ont livré ce type de vases ; nous en donnons un rapide bilan, vraisemblablement incomplet. Partie inférieure d'un vase sur la colline de l'hôpital (en 1976), sans doute dans la première moitié du Ile siècle (Maurin 1987). Partie inférieure d'un vase dans le comblement d'un puits datant de la fin du 1 er s., aux Ateliers municipaux (Vernou 1983b). Vase archéologiquement complet (Fig. 2, no 2) dans un dépotoir de la fin du 1 er s., au 10, rue Port-La-Rousselle (Vernou 1983a). Partie inférieure de vase dans le comblement d'un caniveau datant des années 80 apr. J.-C. (Baigl et Vernou 1990). Au moins trois fonds dans le comblement d'une grande fosse près de la Clinique Richelieu (information J.-L. Hillairet, cf. Hillairet 1992). A proximité immédiate du site précédent, deux bouteilles entières ont été dégagées en 1993 dans le comblement d'une fosse, par Karine Robin (information J.-L. Hillairet). Dans le cognaçais, vallée de la Charente. 2. JARNAC, les Grands Maisons. Quelques tessons dans un contexte mal connu (inédit, information et coll. B. Sepulchre). 3. BOUTIERS-SAINT-TROJAN, les Coulées. Plusieurs dizaines de tessons, du fond à la lèvre, dans un 356 J~ ~_ À PROPOS DE LA BOUTEILLE DE SAINTONGE. I~ 3 o Sc.. /./ 1 \ 1 /! 4 LM Figure 1 - Exemples de bouteilles de Saintonge (1 er _Il e s.). 1 : fond de vase (Santrot 325) ; 2 : bouteille d'un autre type provenant de la Clinique Richelieu à Saintes (dessin G. Landais) ; / 3 : choix de fragments de bouteilles découverts à Boutiers-Saint-Trojan (dessin M. Coutureau) ; 4: vases de Cierzac portant graffitis (dessin L. Maurin) ; 5 : vase du Breuil de Saujon (dessin M. Coutureau)...., 357 C. VERNOU Saintonge occidentale, vallée de la Charente. 8. PORT D'ENVAUX, lit de la Charente? Un vase intact (Fig. 2, no 1), conservé dans les réserves du Musée municipal de Cognac (inv ). Ancienne collection G. Cor, provenance douteuse. Graffiti sur l'épaule : RACO ou ROCO. Sans doute un datif d'attribution. Ce nom unique semble inconnu : lecture de Louis Maurin (Vernou 1991). 9. SAINT-SAVINIEN, Coulonges-sur-Charente. Un fond de vase dans le comblement d'un puits antique (contexte tardif: Ille_IVes. ; information J.-L. Hillairet, cf. Hillairet 1991). 10. ROMEGOUX, la Vergnée. Plusieurs dizaines de tessons découverts à l'emplacement d'une villa lors d'une fouille des années Conservés au Musée de la Vieille Paroisse à Rochefort, ils ont été rassemblés à notre demande par Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie. On note particulièrement: un vase archéologique ment complet (hauteur 34,S cm) ; deux autres parties supérieures de vases; plusieurs fragments de panses et de fonds. Les contenances des vases conservés sont inférieures à 100 cl. (Burgaud 1940). 11. SOUBISE, le Remfermis. Un fond de vase dans un contexte mal connu (information P. Duprat, cf. Duprat 1986). Saintonge occidentale, vallée de la Seudre. 12. SAUJON, le Breuil. Un vase complet dans le comblement d'un puits de la seconde moitié du 1 er s. (Coutureau 1992). 13. SAINT-JUST, Pépiron. Plusieurs centaines de tessons de vases, dont les proportions sont supérieures à la moyenne, découverts au cours de la fouille partielle d'un important site antique non identifié, dans les années 1960 (Musée de la Vieille Paroisse à Rochefort; tri et collaboration de Philippe Duprat). On note particulièrement: des fragments d'épaule avec graffitis (LlILI?... INVS,... IISINI? Lecture de l'auteur, sous réserve) ; deux fonds avec graffiti sous le pied (IX et N) ; trois cols au diamètre variable (9,8, 10,5 et 11,2 cm). Certains vases avaient une contenance dépassant 200 cl. (cf. Gabet 1969). 1 Figure 2 - Bouteilles de Sainton~e wr_ll e s.). 1 : vase intact de Port d'envaux (dessin M. Coutureau) ; 2 : vase archéologique ment complet découvert au 10, rue Port-La-Rousselle à Saintes (dessin C. Vernou). dépotoir domestique de villa (Fig. 1, no 3). Quelques graffitis incomplets sur des fragments d'épaules de vases (Vernou 1982 et 1991). 4. SALIGNAC-SUR-CHARENTE, Pré des Rois. Quelques tessons de bords de vases dans les niveaux d'abandon (IVe s.) d'un site au bord du fleuve Charente (zone d'entrepôts portuaires? cf. Vernou 1992). D'autres fragments du même type pourraient provenir d'un ramassage de surface (effectué par le Club Marpen), au lieu-dit Bois de la Garde . Dans le cognaçais, vallée du Né. 5. CRITEUIL-lA-MAGDELEINE, la Motte. Plusieurs fragments de fonds de vases récupérés en ramassage de surface, à l'emplacement d'un site antique riche (inédit, information et coll. L. Philbert). 6. VERRIERES, Jallet-Plassac. Même commentaire que pour le site précédent. 7. CIERZAC, Chez Chéraud. Cinq vases intacts à l'origine (Fig. 1, no 4), découverts fortuitement lors d'un labour profond à l'emplacement d'un site antique du Haut-Empire. L'inventeur signale qu'ils étaient en position renversée, l'ouverture vers le bas. Graffitis sur l'épaule de chaque vase : SIINOVIRI MALLVRONIS, TEGVL LlRVSTOVMIOMARI, LILI PAVLlNI, M - PIISM(.. )LLAS, SALLVSTIVS MERCATOR (Maurin 1987). 2 o 1 5,. IV. LA QUESTION DE L'UTILISATION DES BOUTEILLES Résumons-nous. La bouteille que nous décrivons était fabriquée à Saintes (pour le moins) ; elle contenait un produit qui était diffusé dans l'ensemble de la Saintonge (et, apparemment, uniquement dans cette région) ; sa contenance était variable, allant d'environ 75 cl (vases de Cierzac ou de Romegoux) à plus de 200 cl (Saint-Just), la moyenne étant, approximativement, de 100 cl, c'est-à-dire environ 2 setiers romains (1 sextarius = 53 cl). Mais à quoi pouvait servir ce vase à la typologie si particulière? Jusqu'à présent, les observations archéologiques de terrain n'ont pas été suffisamment précises pour donner un quelconque élément de réponse. Par ailleurs, aucune analyse chimique n'a été effectuée afin de mettre en évidence d'hypothétiques traces sur les parois internes desdits vases. Par conséquent, nous en sommes réduits à formuler des hypothèses. Rassemblons toutefois certains arguments. Ces récipients servaient de contenants (d'emballage) à un produit commercialisé dont la substance était liquide ou semi-liquide. Ce produit était relativement luxueux pour que certains acquéreurs prennent le soin de graver leurs noms sur l'épaule des vases (Maurin 1987). Nous l'avons vu à Cierzac, Boutiers, Port d'envaux et Saint Just. Par ailleurs -mais c'est peut-être le hasard des découvertes-, il semble bien que la consommation a 358 À PROPOS DE LA BOUTEILLE DE SAINTONGE -... ~--_.\~~. ~. '''!.... ... J! ... '. ~... ;. 1 ~.~ ~,. j ~.. a {'f--' ' -...),.../ ~~. ~ ' -s/ ~ \,,: Figure 3 - Carte de situation des lieux de découvertes mentionnés dans le texte (C. Vernou). été effectuée prioritairement dans la vallée du fleuve et de ses affluents (Charente, Né, Seudre). Fort de ces quelques remarques, je pense qu'il faut peut-être chercher la solution vers un produit d'origine maritime, à base de poissons. L'ouverture importante devait avoir pour fonction de faciliter remplissage et vidage du produit Lorsqu'on parle de poissons dans l'antiquité, le mot garum vient de lui-même. Mais pour ces bouteilles, il doit falloir préférer les salsamenta ou poissons coupés en morceaux et salés. On peut encore évoquer l'hypothèse d'une conserve de l'hallexcorrespondant à la lie du garum, c'est-à-dire de la chair de poisson pas encore parvenue à la complète décomposition liquide (Laubenheimer 1990). Ce résidu moins noble pouvait connaître une commercialisation plus régionale? Si notre hypothèse est fondée, cela amènerait à reconsidérer les établissements maritimes d'époque romaine. Les sites ayant livré des bassins, en particulier dans l'île d'oléron, avaient peut-être une telle fonction (Vernou 1990)? Enfin que faut-il penser des fabrications du contenant à Saintes si l'on suit notre raisonnement? Faut-il envisager un transport en masse jusqu'à Saintes, où les produits marins pouvaient subir par la suite un nouveau conditionnement? De telles hypothèses ont été formulées pour ce qui est des amphores produites à Lyon (Desbat 1987). Bien entendu, la question n'est pas tranchée... semblait important de dresser un bilan de nos connaissances sur cette forme originale parmi les productions saintongeaises et de diffuser le plus largement possible cette information afin que des remarques nous soient adressées. En particulier, j'aimerais bien savoir si des exemplaires ont été découverts dans d'autres régions de la Gaule ; en priorité en Aquitaine, bien entendu. La période d'utilisation semble avoir été courte : deux décennies, peut-être moins. L'aspect élancé de ces vases, le manque de stabilité obligeant un conditionnement spécifique lors des transports, la perte de place lors des enfournements (empilage impossible) ont dû accélérer l'abandon de ce contenant original. Mais, une fois de plus, on ne peut s'empêcher d'être rêveur devant l'ingéniosité des potiers de l'antiquité qui, pour une fonction particulière, une clientèle exigeante, étaie nt aptes à composer un prod u it ad apté. MM ~~ ~~ BIBLIOGRAPHIE Baigl et Vernou 1990 : J.-P. BAIGL, C. VERNOU et alii, Le site gallo-romain de la rue Grelaud à Saintes, dans Revue de la Saintonge etde /'Aunis, 16,1990, p (pl. VIII, fig. 61). Bavoux 1983 : A. BAVOUX, Potiers et Poteries - Témoignages photographiques de la carte postale, Ed. Ch. Corlet, Condé-sur-Noireau, Bégué et al : J.-P. BEGUE, J.-L. TILHARD et M. ROUVREAU, La céramique gallo-romaine recueillie à la clinique Richelieu a Saintes, dans Revue de Saintonge et d'aunis, 7e fasc., 1972, p (fig. 8, no 351). Burgaud 1940: P. et P. BURGAUD, La villa gallo-romaine de La Vergnée à Romegoux, dans Revue Archéologique, Il, 1940, p , Coutureau 1992 : M. COUTUREAU, Collection Lavoies Vincent, dans Recherches archéologiques en Saintonge, Société Archéologique de la Charente-Maritime, Saintes, 1992, p (fig. 20, p. 54). Desbat 1987 : A. DESBAT, Note sur la production d'amphores à Lyon au début de l'empire, dans S.F.E.C.A.G., Actes du Congrès de Caen, 1987, p Duprat 1986 : P. DUPRAT, Soubies-Le Renfermis - Sauvetage urgent, dans Bulletin Archéologique de Poitou-Charentes, 15, 1986, p Gabet 1969 : C. GABET, La céramique gallo-romaine recueillie à Pépiron (Charente-Maritime), dans Gallia, 27, 1969, p (fig. 9, n 0 4, p. 51). Hillairet 1991 : J.-L. HILLAIRET : Coulonge-sur-Charente - Fouille de sauvetage d'un puits antique et d'une fosse du H
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