À propos de la périodisation du mode de production capitaliste

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AUFHEBEN THEORIE COMMUNISTE À propos de la périodisation du mode de production capitaliste Introduction La subsomption formelle et réelle du travail par le capital dans la théorie du Prolétariat Christian Charrier La Petite Bibliothèque de la Matérielle Septembre 2005 2 Sommaire C. Charrier Préface!: la subsomption formelle et réelle du travail par le capital dans la théorie du Prolétariat.......................................................................................................................3 Aufheben Questionner la périodisation du capitalisme par Théorie Communiste............................................................4 Théorie Communiste Réponse à Aufheben ....................................................................................................................................................7 Sur la subsomption réelle..........................................................................................................................................11 3 Préface La subsomption formelle et réelle du travail par le capital dans la théorie du Prolétariat Afin de ne pas faire une préface « à la Dangeville », je me contenterai ici de rappeler l’importance qu’à eu pour la théorie du Prolétariat telle qu’elle s’est développée en France à partir de la fin des années soixante, la « découverte » de la périodisation du mode de production capitaliste en- tre subsomption formelle et réelle à partir de l’édition française du Vième chapitre inédit du Capital en 1971 – En fait la « découverte » a été faite par J. Camatte en 1964–1966, qui lui a consacré le second numéro d’Invariance daté d’avril–juin 19681. D’Invariance à Théorie Communiste, c’est–à–travers elle que s’est construite la critique du para- digme ouvrier de la révolution, que l’on parle de « révolution dans la domination formelle » comme J. Camatte ou de « programmatisme » comme Théorie Communiste2. Même si ces deux notions ne vont pas sans poser un certain nombre de questions, comme on le verra plus bas en ce qui concerne la subsomption réelle – alors que je considère pour ma part que c’est surtout la subsomption formelle qui pose problème3 – il n’empêche qu’elles ont été des opérateurs théoriques essentiels dans notre histoire et qu’elles continuent de l’être comme les textes qui suivent en témoignent au travers des questions posée – notamment sur le statut des deux périodes (p. 4–5) –et des réponses données – notamment sur la définition de la subsomption réelle comme « capital deve- nant société capitaliste » (p. 12). Au–delà du contenu de la chose, la seule confrontation entre la revue « anglaise » Aufheben et la revue « française » Théorie communiste, montre deux choses. En premier lieu l’intérêt du débat lorsqu’il outrepasse le « nationalisme théorique » dont pâtit encore la théorie de la révolution à travers l’histoire théorique et pratique de son pays de naissance4!; en second lieu cette confrontation démontre que lorsque l’on accepte de reconnaître la problématique de l’autre, le débat est productif et peut échapper à la polémique, même lorsque l’on conclu : « Finalement, admettons que j’accepte toutes vos critiques sur l’utilisation que nous faisons du concept de subsomption réelle et que nous abandon- nions, pour la période qui s’est ouverte, l’appellation de “seconde phase de la subsomption réelle”, cela changerait beaucoup de choses, mais pas l’essentiel au contenu même de ce que nous disons!: il y a eu restructuration du rapport d’exploitation, de la contradiction entre le prolétariat et le capital. C’est là l’essentiel, c’est de cela dont il faut discuter. » (ibid.) Et effectivement, ce dont il faut discuter, c’est de la conception cycliste des périodes historiques du capital qui est celle de Théorie Communiste, que suppose la « restructuration du rapport entre le prolétariat et le capital »… Autrement dit, discuter de la principale question que Aufheben pose à Théo- rie Communiste et à laquelle il n’est pas répondu. C.C Septembre 2005 1 Capital et Gemenweisen. Le 6ème chapitre inédit du Capital et l’œuvre économique de Marx. Éd. Spartacus, 1978. 2 Théorie Communiste n. 2, Janvier 1979. 3 An other World is possible. Présentation de G. Caffentzis!: Incommensurable valeur.!? La Petite Bibliothèque de la Matérielle. Marseille septembre 2005, p. 7. 4 La Matérielle n. 14 (septembre 2005)!: Les « évènements » de mai–juin 1968!: L’exception sociale française. 4 QUESTIONNER LA PERIODISATION DU CAPITALISME PAR TC Extrait de!: Aufheben n. 12 (2004) Théorie communiste!: Au–delà de l’ultra–gauche. Une réponse à TC. Traduit dans Théorie communiste n. 19, juin 2004, p. 90 à 93 Une autre position essentielle sur laquelle nous avons des doutes, c’est la périodisation par TC!du capitalisme. TC semble faire grand cas de la périodisation du capitalisme dans les termes d’une dichotomie entre la subsomption formelle et la subsomption réelle pour expliquer les transformations de capitalisme. Pour TC il y a stade de subsomption formelle jusqu’aux alentours de 1900 ou de la 1ère guerre mondiale, une première phase de la subsomption réelle sur le travail jusqu’aux années 70 et une deuxième phase de subsomption réelle depuis lors. Le mouvement ouvrier fondé sur l’affirmation de l’identité ouvrière se développa dans la période de subsomption formelle, il devint l’institutionnalisation du travailleur collectif dans la 1ère phase de la subsomption réelle puis, avec la 2éme phase, il subit un irréversible déclin. TC n’est en aucune façon le seul groupe à utiliser ces catégories de périodisation du capita- lisme. C’est, peut-être, dans sa présentation par les marxistes autonomes, avec les thèses de «!l’usine sociale!» élaborées par Tronti et reprises avec enthousiasmes par Negri, que cette périodisation est la plus connue. Cependant nous pensons que le premier qui en a développé l’idée fût Jacques Camatte dans Invariance, idée qui a été, à sa suite, adoptée par une grande partie de l’ultra-gauche française au début des années 70. Nous-même l’avons adoptée sur un point dans les articles sur la décadence. Cette périodisation a beaucoup d’attraits. A la différence de la problématique du déclin que nos arti- cles critiquaient, la périodisation sur la base de la subsomption formelle ou de la subsomption réelle saisit la manière dont le monde est devenu de plus en plus capitaliste. La subsomption réelle décrit la marchandisation (commodification) et la pénétration par le capital de toutes les sphères de la vie sociale. La subsomption réelle montre l’extension de la domination du capital et jusqu’où elle s’est renforcée. Mais, comme nous l’avons vu, les manières diverses de mettre à l’épreuve et d’utiliser cette périodisation nous amène à penser que, peut-être, son attrait même tient à son flou et à son manque de précision théorique-elle peut signifier toutes sortes de choses à toutes sortes de gens5. Par exemple, alors que pour beaucoup, la périodisation a été le moyen de laisser tomber l’idée de déclin, d’autres l’ont combinée avec cette théorie, pour d’autres (Camatte) c’est devenu un élément d’une rupture avec Marx , d’autres encore ont essayé de suivre de très près ce que Marx a écrit (Communisme ou civilisa- tion). Alors qu’utiliser cette périodisation contre le schématisme de l’ascension et du déclin du capita- lisme est sans doute une utilisation utile, nous nous demandons s’il n’y a pas un nouveau danger de schématisme stérile avec des périodes fondées sur deux formes de subsomption!? Ainsi nous avons de sérieux doutes sur cette périodisation et voudrions savoir si l’utilisation qu’en fait TC ne véhicule par les problèmes que nous avons relevées chez ses autres défenseurs. La périodisation du 20ème siècle faite par TC donne beaucoup de sens à leur façon de voir les ruptures qui sont survenues (elles correspondent aux vagues révolutionnaires qui nous sont familiè- res) et le contenu qu’ils donnent à une phase est aussi très repérable. Cependant TC semble mettre dans ces phases plus qu’une simple description des éléments - clés de ces périodes, les phases sont 5 Le texte principal pour comprendre ce que Marx entend par subsomptions formelle et réelle se trouve dans les «!Manuscrits de 1861 – 63!». 5 censées être explicatives! c’est-à-dire que le fait d’entrer en subsomption réelle en explique les chan- gement et le fait d’entrer dans la seconde phase explique les changements ultérieurs. Ainsi il nous semble que TC devrait expliquer comment les changements dans le procès de travail autour de 1900 marquent sa subsomption réelle, comment cela est relié à la lutte de classe générale et au mouvement ouvrier et comment les divers aspects auxquels elle identifie ces étapes sont expliqués par les change- ments dans le procès de travail. Qu’est ce qui, en d’autres mots, justifie d’appeler ces périodes qui suc- cèdent aux grandes vagues de lutte autour de 1917 et de 1968, des phases de la subsomption réelle du travail!? Peut - être serait-ce en grande partie clarifié par la traduction d’un plus grand nombre des textes de TC , mais une fois encore nous sommes rivés à ce que nous avons. Un des problèmes en cause est!l’extension de la catégorie de la subsomption réelle de l’usine à la société, est-elle que la subsomption réelle de la société est quelque chose de distinct de la sub- somption réelle du travail!? Ou est-ce ce qui, à la suite, change dans la société quand la subsomption réelle dans l’usine est devenue dominante!? Si la subsomption réelle est un caractère spécifique du 20ème siècle, alors qu’est-ce exactement que la subsomption réelle du travail!? Avons-nous affaire à une idée renvoyant à la vue cavalière d’une tendance générale dure!? ou bien à une périodisation très ferme à laquelle beaucoup de choses doivent être reliées!? Si la question est le devenir dominant de la plus-value relative alors définir la dominance? Quid des dates!? Comment relier de façon générale les transformations dans le procès immédiat de production avec la circulation!? Comment cela se relie au rapporte entre la politique et l’économie!? Pour Marx, les subsomptions formelle et réelle du travail étaient clairement des étapes de l’émergence du mode de production capitaliste et pas une façon de périodiser sa maturité. Comme nous l’avons déjà évoqué, la subsomption formelle existe quand un procès de travail pré-capitaliste est utilisé et dominé par le capital, la subsomption réelle existe quand le procès de travail est transformé (l’exemple classique de la subsomption formelle était le «!putting out system!» où la capacité de pro- duction traditionnelle des paysans qui s’effectuait à domicile commença à être mise en œuvre pour un intermédiaire capitaliste qui les approvisionnait en matière première et emportait les produits finis). Avec la subsomption formelle l’exploitation ne peut prendre que la forme de la plus-value absolue, l’extension de la durée absolue de la journée de travail au-delà du temps durant lequel le travailleur travaillait précédemment et doit toujours travailler pour produire la valeur de ses moyens de subsis- tance. Avec la subsomption réelle le capital est capable d’obtenir aussi la plus-value relative c’est-à- dire d’augmenter la productivité, ce qui permet de reproduire la valeur du salaire - les moyens de subsistance - en moins de temps, laissant relativement plus de temps pour la production de plus- value. Toutefois, cela veut dire que même la forme la plus précoce de la production capitaliste dé- crite par Marx - la coopération - comporte des éléments de subsomption réelle comme le fera la phase suivante, la manufacture, évidemment l’époque de l’industrie à grande échelle est fondée sur la sub- somption réelle6. Bien sûr il y a de bons arguments pour dater la subsomption réelle du 3ème tiers du 18ème siècle seulement, avec l’utilisation de la machinerie et de l’industrie à grande échelle. On peut aussi arguer que la lutte de classe sur la journée de travail est décisive pour la subsomption réelle et donc la dater du milieu du 19ème siècle. Ceci se fondant sur le fait que la lutte de classe imposant une limite à la journée de travail forçait le capital à s’appuyer de plus en plus sur la plus-value relative, la plus-value absolue étant bloquée, mais nous n’arrivons pas à voir sur quoi se fonde la mise en place de la subsomption réelle autour de la 1ère guerre mondiale, ni à voir pourquoi les changements indu- bitables qui ont eu lieu dans les années 1970 seraient une nouvelle phase de la subsomption réelle. Si, comme nous le comprenons, l’argumentation de TC se fonde sur la subsomption réelle du secteur II, ( qui est la part de la production capitaliste consacrée aux moyens de subsistance de la classe ouvrière et qui par là affecte la valeur de la force de travail), elle suit là le travail de l’école de la régulation7. Cependant l’école de la régulation utilise le critère de la subsomption du secteur II comme base de la théorie du fordisme, passage de l’accumulation extensive à l’accumulation inten- sive et ne parle pas de la subsomption réelle du travail. L’idée de TC sur la subsomption réelle corres- pond-elle à celle d’Aglietta sur l’accumulation intensive!? De toute façon l’industrie - clé du début de capitalisme n’était-elle pas le coton, un bien de la section II!? Plus fondamentalement le capitalisme n’a-t-il pas toujours dépendu de la subsomption et de la révolution massive de la production de la partie essentielle qu’est la section II, l’agriculture!? Au plus tard, à partir de 1850, l’introduction de la 6 Cela est souligné par la position donnée par Marx à ces systèmes de production dans la 4ème partie du Capital!: «!La production de la plus-value relative.!» 7 Michel Aglietta, Une théorie de la régulation capitaliste. 6 science mécanique et de la machinerie est caractéristique de la subsomption réelle. Finalement n’est- ce pas là le problème de la spécificité des divers pays!? Par exemple si on utilise l’importance de la paysannerie comme un critère de ce que l’agriculture n’est pas pleinement subsumée, cela ne donne-t- il pas des pays évoluant vers la subsomption réelle à des époques différentes!? Bien sûr, il serait cohé- rent de considérer le capital comme évoluant de la domination formelle à la domination réelle dans des aires différentes du monde, à des périodes différentes. Les dernières décennies ont montré toute une série de pays, de la Corée du sud à l’Inde en passant par l’Indonésie et la Chine, passer à la sub- somption réelle, mais seront-ils à la 1ère ou à la 2ème étape!? Nous n’avons aucune indication à ce sujet dans ce que nous avons lu de TC, en fait nous avons un soupçon d’eurocentrisme voire même de franco-centrisme dans son analyse. Nous pensons qu’il est possible de concevoir le passage à la subsomption réelle d’une m a- nière plus !flexible!. TC acceptera sans aucun doute que la subsomption réelle du travail présuppose sa subsomption formelle, très exactement comme la production de plus-value relative présuppose la production de plus-value absolue. En suivant ce raisonnement on peut soutenir qu’après la transition historique à la subsomption réelle du travail sous le capital, qui eu lieu avec l’émergence du mode de production capitaliste, il demeurait une tension entre les deux formes. Même dans les industries de- puis longtemps «!réellement subsumées!» le capital s’emparera toujours du procès immédiat de pro- duction que le capital aura développé dans l’accumulation antérieure avec les limites que la lutte de la classe ouvrière lui aura données. A tout moment les ouvriers tenteront de défendre leurs qualifica- tions et leurs pratiques de travail!; ainsi par exemple, le taylorisme a été introduit pour briser le pou- voir des ouvriers d’industrie qualifiés sur le procès de production. Ces qualifications et ces pratiques n’étaient pas pré-capitalistes - la plupart n’existaient pas 100 ans auparavant - mais étaient des qualifi- cations et des pratiques développées pendant des dizaines d’années de luttes et de compromis. Un autre exemple pourrait être l’industrie informatique qui, d’un côté est décisive pour révolutionner le travail et donc pour la subsomption réelle, mais en ce qui concerne sa propre production de logiciels construit un cadre de travail où la relation entre les personnifications du capital et du travail ressem- ble à la subsomption formelle du travail qualifié. Si on voulait chercher à utiliser les subsomptions formelle et réelle sur le travail d’une façon qui serait au-delà l’utilisation qu’en fait Marx, alors cette approche serait une conceptualisation plus fine de l’implication réciproque du capital et du travail dans les limites de ces catégories que celle présentée par TC. Au lieu d’une seule transition une fois pour toute, nous pourrions avoir de nombreuses transitions, à différents moments et différents en- droits et il faudrait donner un contenu concret aux termes abstraits de réel et formel. 7 Réponse à Aufheben Extrait de Théorie communiste n. 19, juin 2004, p. 108 à 113 La restructuration actuelle est une deuxième phase de la subsomption réelle du travail sous le capital. Nous nous expliquerons ici brièvement avec les références canoniques marxiennes sur le sujet issues du Capital, des Grundrisse, du Chapitre inédit. On ne peut amalgamer, considérer au même ni- veau, plus-value absolue et subsomption formelle!; plus-value relative et subsomption réelle. C’est-à- dire que l’on ne peut confondre une détermination conceptuelle du capital et une configuration histo- rique. La plus-value relative est le principe formateur et dynamique de la subsomption réelle, principe qui structure puis bouleverse la première phase de celle ci. La plus-value relative est le principe uni- fiant les deux phases de la subsomption réelle. De cette façon la subsomption réelle a une histoire parce qu’elle a un principe dynamique qui la forme, la fait évoluer, pose certaines formes du procès de valorisation ou de circulation comme des entraves et les transforme. La plus-value relative, qui affecte le procès de travail et toutes les combinaisons sociales du rapport entre le prolétariat et le capital et conséquemment des capitaux entre eux, est ce qui permet de poser une continuité entre les phases de la subsomption réelle et une transformation de celle-ci. Si on identifie plus-value relative et subsomp- tion réelle, la compréhension d’une transformation de la subsomption réelle devient impossible, sauf à rajouter un élément ou une configuration du procès de valorisation plus ou moins hétérodoxe par rapport au concept de capital, car on a déjà tout (il n’y a pas, en effet, de troisième mode d’extraction de la plus-value). Si les deux coïncident tout ne peut être que donné dès l’instauration historique de la subsomption réelle. Le premier point consiste donc à ne pas amalgamer les formes d’extraction de la plus-value et les configurations historiques auxquelles renvoient les concepts de subsomption formelle et de sub- somption réelle. Le deuxième point consiste à voir la différence de rapport entre plus-value absolue et subsomption formelle et entre plus-value relative et subsomption réelle. Il est contenu dans le concept lui-même que l’extraction de plus-value sous son mode absolu peut s’appréhender au seul niveau du procès de travail. Le capital s’empare d’un procès de travail existant qu’il allonge et intensifie, au plus il se contentera de regrouper les travailleurs. Le rapport entre extraction de plus-value sous son mode relatif et subsomption réelle est beaucoup plus complexe. On ne peut se contenter de définir la sub- somption réelle au seul niveau des transformations du procès de travail. En effet pour que l’introduction des machines soit synonyme de croissance de la plus-value sous son mode relatif, il faut que l’augmentation de la productivité que cette introduction entraîne affecte les biens entrant dans la consommation de la classe ouvrière. Il faut donc la disparition de la petite agriculture, liée à la petite prod
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