Agriculture biologique : les solutions coopératives

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Coop de France Ouest 104 rue Eugène POTTIER - CS RENNES CEDEX Tél. : Fax : Site Internet : Ce document a été réalisé avec la participation du Casdar MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE avec la contribution financière du compte d'affectation spéciale Développement agricole et rural Crédit photos : Biocer, Bodin-Gastronome, Camn, Cavac, Celliers associés (Val de Rance), Coopedom, Eurial, Fermiers de Loué, Geo, Sica St Pol, Terrena, Ucpt, Fotolia Agriculture biologique : les solutions coopératives Edito Jean-Marie Gabillaud Président de Coop de France Ouest, Président de la commission développement durable de Coop de France Depuis plusieurs années, l agriculture biologique se développe au sein des coopératives de l Ouest. Afin d avoir une meilleure visibilité sur cette activité et d en cerner les enjeux, Coop de France Ouest a réalisé une enquête auprès de ses adhérents engagés dans ce mode de production. Les enseignements de cette étude sont riches. Elle a confirmé que les coopératives de l Ouest sont d ores et déjà pleinement investies dans le développement de la production biologique et jouent leur rôle d organisation économique et d interface entre la production et la distribution. Elles accompagnent leurs adhérents tout au long de cette démarche personnelle, lourde de sens. En cela, les coopératives sont fidèles à leur mission de représentation de la pluralité des agricultures. Loin de s opposer, agriculture conventionnelle et agriculture bio sont plus que jamais complémentaires aussi bien sur le plan de la technique que des circuits de distribution. Elles s enrichissent mutuellement et se côtoient sur un même territoire dans un cadre coopératif, porté par des valeurs fortes. Le développement de l agriculture biologique dans le cadre de la coopération agricole doit ainsi permettre, d une part aux agriculteurs de produire, et d autre part d apporter de la valeur ajoutée par la transformation des produits issus de l agriculture biologique. Cette brochure n a pas vocation à être exhaustive, mais vous y trouverez un panorama complet de l activité biologique et de la présence des coopératives de l Ouest sur ce marché. Nous y présentons également des initiatives concrètes de nos adhérents qui montrent la richesse des démarches engagées. 3 3 Les coopératives de l Ouest dans le bio se développent 45 % des coopératives ont une activité bio 1800 producteurs, un producteur bio sur deux Alors que l agriculture biologique, sous l impulsion des aides publiques et des marchés, enregistre une hausse très forte des conversions d exploitations en 2009, Coop de France Ouest a réalisé une enquête auprès des coopératives agricoles du Grand Ouest pour recenser leur activité bio. Cette enquête nous apprend notamment que les coopératives et leurs adhérents sont fortement engagés sur le marché de l agriculture biologique, répondant en cela aux attentes des consommateurs. L agriculture biologique est désormais un mode de production bien présent dans les coopératives agricoles de l Ouest. Sur les 98 coopératives agricoles concernées* par l enquête réalisée par Coop de France Ouest entre septembre 2009 et mars 2010, 44 ont développé une activité bio en tant que fournisseurs des producteurs, collecteurs de produits issus de l agriculture biologique ou transformateurs, ce qui représente 45 % des coopératives. Par ailleurs, 14 autres ont, ou ont eu, une réflexion sur leur engagement dans une activité bio. Ce développement du bio n est pas l apanage de structures coopératives spécialisées. Bien au contraire. Sur les 44 coopératives engagées, une seule est spécialisée en bio, les autres intègrent naturellement cette activité dans l activité de la coopérative ou du groupe polyvalent. Six ont des filiales dédiées (céréales, aliment, volailles, ). Une grande diversité des activités bio Les coopératives de l Ouest se caractérisent également par la grande diversité des activités bio recensées (22 activités), révélatrice de la richesse du secteur : En amont des producteurs : compost, production de semences, fourrages déshydratés, appro spécialisé ou non, alimentation animale Productions végétales : céréales et grandes cultures, légumes, fruits, pommes à cidre, cultures spécialisées comme la vigne, le tabac, le lin, le blé noir, le sel Productions animales : volailles de chair, œufs,, bovins, ovins, porcs L appro et le service en amont des coopératives elles-mêmes : prémélanges, réseau technico-économique/formation 180 Cette implication permet à l ensemble des coopératives de l Ouest de réaliser un chiffre d affaires bio cumulé (sur leur dernier exercice) de 180 millions d euros, essentiellement réalisé par les groupes coopératifs polyvalents, coopératives spécialisées dans la volaille ou le qui possèdent des outils de transformation conséquents. Les quatre plus importantes coopératives et leurs filiales (plus de 10 millions d euros de CA bio consolidé) réalisent 77 % du chiffre d affaires total, et les dix plus grosses (plus de 2 millions d euros de CA) en réalisent 93 %. Elles touchent 1800 producteurs (chiffres cumulés), chiffre important qui s explique tant par l attractivité des outils de transformation du Grand Ouest que par le rôle décisif qu elles ont en amont (approvisionnement, appui technique, conseil). On peut estimer qu au moins un producteur bio sur deux adhère à une coopérative ou filiale de coopérative. Au global, la production des coopératives de l Ouest s établit en 2009 entre 15 et 60 % de la production bio nationale suivant les filières, ce qui appara t particulièrement important (voir diagramme ci-contre. A noter : la part des légumes, pourtant importante par rapport à la production nationale, n a pu être chiffrée). millions d euros de CA cumulés sur le Grand Ouest 22 activités recensées Des coopératives qui valorisent leur production bio Parmi les coopératives qui ont une activité bio, 7 sur 10 s appuient sur un outil de transformation en propre. Les autres, commercialisant des bovins et ovins, sont associées au circuit de commercialisation Unébio, ou dans le domaine ier, des céréales ou des fruits, sont engagées auprès d autres transformateurs dans des accords de collecte. Les coopératives visent plusieurs marchés simultanément, avec en premier lieu la GMS, divers transformateurs (B to B, alimentation animale ), la distribution spécialisée, la RHD, l export. Quelques cas de vente directe sont recensés. Dans plus de 8 cas sur 10, les perspectives de marché et de production sont jugées encourageantes. 7 * Coopératives ayant une activité de production hors génétique et services, et adhérentes de Coop de France Ouest en Bretagne, Pays de la Loire, Haute et Basse Normandie. En savoir plus : l enquête complète est disponible sur le site rubrique actualités. coopératives sur 10 dotées d un outil de transformation Part des groupes coopératifs de l Ouest dans les volumes de production biologique nationale 13% volailles de chair 40% céréales 40% 42% œufs alimentation animale 0% 4 63% 10% Source : Coop de France Ouest 20% 30% 40% 50% 60% 70% 5 Agriculture Biologique, un marché en pleine croissance Un marché de 2,6 milliards d euros de CA en nouveaux producteurs en 2009 INTERVIEW : Marie-Jeanne Husset, Directrice de la revue 60 millions de consommateurs 1 La consommation de produits bio se développe régulièrement depuis plusieurs années, malgré un écart de prix et une conjoncture peu favorable. À quels facteurs attribuez-vous ce succès? Nous ne sommes effectivement pas dans le cadre d un phénomène de mode. La crise de la vache folle en 1996 a marqué un tournant profond avec l émergence de craintes liées à la santé. Les produits bio sont apparus comme une réponse crédible à cette inquiétude. Il y a également une prise de conscience réelle des consommateurs de l impact de leur consommation sur l environnement. Et aujourd hui, les préoccupations liées à l équilibre alimentaire et la nutrition s ajoutent à cela. L agriculture biologique est désormais un marché bien identifié dans le paysage économique français, soutenu à la fois par une volonté publique et une consommation en progression régulière. Les professionnels ne s y trompent pas : le taux de conversion des exploitations augmente tous les ans et les filières se structurent. Avec une augmentation de 25 % en 2008 pour atteindre 2.6 milliards d euros de chiffre d affaires, le marché de l agriculture biologique est de moins en moins confidentiel. Il progresse dans les rayons de la GMS et investit même le secteur des marques distributeurs (MDD). En dépit de la crise, ce mode de consommation se développe auprès des consommateurs français : l année dernière ils étaient 46 %, contre 44 % en 2008, et 42 % en 2007 à consommer au moins un produit bio par mois*. Et l intérêt que leur portent les consommateurs est structurel puisqu au cours des six prochains mois, 25 % d entre eux ont déclaré avoir l intention d augmenter leur consommation. 2 Les écarts de prix parfois conséquents entre bio et non-bio vous semblent-ils toujours justifiés? Il faudrait surtout creuser cette notion d écart de prix. Il manque aujourd hui une vraie étude nationale sur la formation des prix des produits issus de l agriculture biologique. Les écarts restent cependant compris par le consommateur. Ils admettent que la qualité des produits et le surplus de main d œuvre aient un coût. La vraie question serait surtout de savoir comment est redistribuée la valeur ajoutée. 3 On voit de plus en plus de hard discounters développer une offre en produits bio. Cela comporte-t-il des risques pour les consommateurs? A priori non! Si les produits proposés par les hard discounters bénéficient du label AB et européen, il n y a aucune raison de douter de leurs qualités. On pourrait à la limite se poser la question du bilan carbone de produits importés, mais pour le reste, l offre proposée par les discounters permet à une population moins aisée Un engagement soutenu de l Etat Repris dans le cadre du Grenelle de l Environnement, l Etat a adopté en 2007 le plan «Agriculture biologique : horizon 2012» et a pris l engagement d un triplement des surfaces consacrées à l agriculture biologique d ici 2012 (passage de 2 % à 6 % de la surface agricole française). Ses mesures phares : la mobilisation de moyens pour aider les exploitants bio, la recherche développement, la structuration des filières, et enfin l incitation à la consommation de produits bio dans les cantines. L introduction progressive de produits biologiques dans la restauration collective publique de l État est clairement encouragée depuis mai 2008, et devrait s étendre aux produits saisonniers, locaux, de qualité l objectif étant d atteindre 20 % d ici 2012 : un coup de pouce pour pérenniser des filières d approvisionnement locales. Des conversions en progression rapide, mais qui ne suffisent pas à enrayer les importations Pour répondre à cette demande croissante, nouveaux producteurs auraient engagé en 2009 la conversion de leur exploitation en bio, selon l Agence Bio, portant la surface agricole utile cultivée en bio à 2.4 % du total français. Il s agit d une progression historique, la plus forte depuis Malgré ces efforts en faveur de la conversion, la demande française reste cependant largement supérieure à l offre, et près de 30 % des achats bio des consommateurs français sont importés. Un phénomène qui s explique notamment par les difficultés à mettre en adéquation l offre et la demande dans une filière qui reste jeune. * Baromètre 2009 de consommation des produits biologiques de l Agence Bio réalisés par CSA. Etude quantitative, réalisée en face à face, du 26 au 30 octobre 2009 auprès d un échantillon de personnes, représentatif de la population française. Derrière un même logo, des réalités différentes 30 % des achats bio issus de l importation Depuis janvier 2009, c est un règlement européen unique qui définit l agriculture biologique, remplaçant les règles précédentes. Son objectif est de faciliter les échanges entre Etats membres par un cahier des charges commun, mais aussi d encourager les conversions. Il se traduit par un nouveau logo bio européen qui permet aux consommateurs d identifier, avec certitude, des denrées alimentaires contenant au moins 95 % d ingrédients bio (hors eau et sel). Au 1 er juillet 2010, il devient obligatoire pour les produits alimentaires pré-emballés d origine européenne. Le logo AB français, qui répond aux mêmes conditions d utilisation que le logo européen, pourra être ajouté facultativement. Cependant il existe encore des différences de mise en application à l échelon européen. Les coopératives souhaitent vivement qu une harmonisation puisse se faire rapidement afin d éviter toute distorsion de concurrence qui serait préjudiciable au développement du bio. Bien entendu aller au-delà de ce cahier des charges dans certains domaines d accéder à une qualité de produits certaine. (selon les acteurs, les productions, les territoires), ne doit pas remettre en cause ce socle européen commun et solide. 6 7 Développer les filières bio : l atout coopératif Structures économiques locales, les coopératives agricoles jouent leur rôle d organisation et d interface entre la production et la distribution, en construisant des filières organisées garantes de la préservation de la valeur ajoutée sur les territoires et sécurisantes pour les agriculteurs qui souhaitent franchir le pas de la conversion. Mutualiser pour mieux se développer Sécuriser les débouchés Tout comme dans le secteur conventionnel, le producteur bio a besoin de sécuriser ses revenus. Pour cela, la plupart des coopératives ont développé des systèmes de contractualisation longue avec leurs adhérents comme Eurial dans le, ou encore la Cavac-Terrena-Bna, Ufab/Le Gouessant ou Cafel/Ufab/Biocer/Pinault pour les céréales bio, et bien d autres... L objectif est de permettre aux producteurs de s engager en les rassurant sur la demande mais aussi de conforter les clients sur la régularité de leur approvisionnement. Reste à construire les outils de prévision les plus sûrs possibles. (Voir interview de Pascal Gury page suivante). Garder la valeur ajoutée dans les régions Les exploitants bio peuvent également s appuyer sur des outils de transformation et une cha ne logistique garantissant la traçabilité de leurs produits pour valoriser leur production. Gérés par des administrateurs élus, les centres de décision sont locaux. «En tant que coopérative, nous avons toujours été convaincus de la nécessité de pérenniser un outil mais pas seulement, explique Pascal Heurtel, Président de la coopérative ière Colarena Presqu le (groupe Eurial) et lui-même éleveur bio. Une coopérative est actrice d un territoire. Ce n est pas un vain mot». En adossant le développement du bio à des structures conventionnelles, les adhérents bio des coopératives mutualisent les coûts et réalisent des économies d échelle sur la logistique, le stockage, la commercialisation L accès aux réseaux de distribution et de commercialisation est également facilité. «La distribution et la logistique étaient extrêmement bien structurées chez Prince de Bretagne, confirme Jean-Jacques Lebris, Président de la commission bio du CERAFEL, qui regroupe les producteurs des coopératives légumières du Nord Bretagne. Nous avons bénéficié de cette force pour notre développement : exploration des marchés nationaux et européens, flotte de camions avec tournée quotidienne, rationalisation des coûts de transport Il faut aussi savoir se projeter sur des filières longues pour aller au-devant des consommateurs urbains». Et en apportant leur capacité à gérer des volumes importants, les coopératives et leurs filiales sont en mesure de faire face aux besoins grandissants de la restauration collective en produits bio (Voir interview ci-contre). TÉMOIGNAGE : Jean-Michel Macault, Directeur de l EPARC, établissement public chargé de la restauration scolaire de la ville d Angers «Nous avons introduit l alimentation bio progressivement dans nos menus depuis D abord avec des pommes bio, puis avec des carottes, du et des produits iers et ainsi de suite... Nous avons pu nous appuyer, parmi nos partenaires, sur la coopérative la Rosée des Champs, le GABB Anjou et Interbio Pays de la Loire pour affiner notre offre. Cela nous permet également de planifier à l avance la production avec les producteurs de manière à ce qu ils puissent s organiser de leur côté. Dès le départ, nous avons affirmé notre volonté de travailler sur un tissu local, et surtout de développer la saisonnalité des produits, charge à nous de travailler la pédagogie auprès des enfants. Aujourd hui nous sommes à 5 % de nos produits d origine bio. Notre mode d organisation avec un partenaire coopératif doté d outils de transformation nous permet également de faire face à des volumes assez conséquents puisque nous servons repas par jour et que nous avons accès à des produits de 4 ème et 5 ème gamme : des produits prétranchés, râpés, directement prêts à servir». INTERVIEW : Pascal Gury, Président de l Agence Bio 1 Quel rôle les coopératives peuvent-elles jouer dans le développement du bio? Les coopératives agricoles ont un rôle indéniable à jouer dans la structuration des filières bio. Depuis 1997, elles ont investi ce marché pour répondre à la fois à la demande de leurs adhérents et à une demande de la GMS et des magasins spécialisés. Et elles sont en totale adéquation avec leur vocation : regrouper les productions pour faire jouer l effet volume, valoriser les produits en apportant des outils de transformation. Et c est par la structuration des filières que l on pourra baisser les coûts de production et donc le prix pour le consommateur. Les coopératives sont également en mesure de sécuriser les revenus des agriculteurs par le biais de la contractualisation. C est un élément fondamental pour l avenir et qui passe par la structuration de véritables filières capables de mettre en adéquation l offre et la demande grâce à des outils de régulation pertinents, ce qui n a rien de simple dans la mesure où l on reste sur des volumes encore restreints. Enfin, Il y a une vraie richesse humaine à voir se côtoyer dans une même coopérative des exploitants conventionnels et bio. C est une source d innovation croisée. Parce qu elles sont des structures économiques liées à leur territoire, fondamentalement régies par des valeurs de solidarité, elles sont vouées à la réussite de leurs producteurs adhérents. Ils y trouvent un vrai partage de la valeur ajoutée, un échange indispensable à tout progrès partagé, des savoir-faire mobilisés pour la recherche et l expérimentation et surtout une capacité à se projeter à long terme. 2 Les coopératives doivent-elles se spécialiser sur certains créneaux de distribution? Non! Aujourd hui il faut être en mesure de répondre à toutes les demandes. Il y a des besoins non satisfaits sur l ensemble des circuits de distribution, qu il s agisse de filières longues avec la GMS et la RHD ou de filières courtes avec les AMAP et les marchés. 3 Êtes-vous optimiste sur l évolution du marché bio? Les chiffres sont plutôt rassurants, mais ce qui est vraiment marquant, c est la confirmation du consommateur dans son attente sociétale. En 2009, malgré la crise, la consommation est restée en progression et cette tendance est marquée puisqu elle progresse de 10 % tous les ans. Et cela concerne toutes les classes sociales et tous les âges. Ce n est plus un acte d achat militant. Il nous reste maintenant à satisfaire cette demande. 8 9 UCPT crée des passerelles avec l agriculture conventionnelle C est en 1997 que quelques producteurs conventionnels, adhérents du CERAFEL Bretagne (Comité Economique Régional Agricole Fruits et Légumes), ont commencé leur conversion vers l agriculture biologique et créé leur commission régionale. Celle-ci s est étoffée au fil du temps et compte aujourd hui une quarantaine d exploitants qui produisent tonnes de légumes répartis en une gamme d une trentaine de produits. Cette gamme div
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