C O L L E C T I O N F O L I O

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COLLECTION FOLIO Martin Amis London Fields Traduit de l anglais par Géraldine D Amico Gallimard Titre original: LONDON FIELDS Martin Amis, All rights reserved. Christian Bourgois éditeur, 1992, pour
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COLLECTION FOLIO Martin Amis London Fields Traduit de l anglais par Géraldine D Amico Gallimard Titre original: LONDON FIELDS Martin Amis, All rights reserved. Christian Bourgois éditeur, 1992, pour la traduction française. Surnommé «l enfant terrible des lettres anglaises», Mar tin Amis est le ils de Kingsley Amis. Il vit actuellement à Londres, où il est un acteur de la vie sociale et mondaine. En quelques livres, il a profondément marqué la littérature anglaise depuis vingt ans, et s est imposé comme un moraliste incisif et terriblement perspicace. À mon père NOTE Un mot à propos du titre. J ai hésité entre plusieurs pos sibilités. Pendant un bon moment «La Flèche du Temps» m a tenté. Puis je me suis dit que «Millénaire» serait d une merveilleuse audace (croyance répandue: tout s appelle «Millénaire» ces temps-ci). Je me laissais même séduire, tard dans la nuit, par «La Mort de l Amour». Finalement, le plus grand concurrent pour le titre était «L Assassinée» qui me semblait à la fois sinistre et terriblement accrocheur. Et je ballottais et transigeais avec des choses comme «London Fields, ou L Assassinée: Version Finale» Mais, comme vous le voyez, j ai gardé une foi ironique dans mon narrateur, qui aurait aimé, sans aucun doute, me rap peler qu il y a deux sortes de titres deux niveaux, deux ordres. Le premier genre de titre décide d un nom pour une chose préexistante. Le second genre a toujours été présent: il vit et respire, ou du moins il essaie de le faire, à chaque page. Mes suggestions (et elles m ont coûté du sommeil) sont toutes du premier genre de titre. London Fields est du second type. Appelons-le donc London Fields. Ce livre s intitule London Fields. «Les Champs de Londres» M. A. Londres. C est une histoire vraie mais je ne peux croire qu elle se passe vraiment. C est aussi une histoire de meurtre. Je ne peux croire à ma chance. Et une histoire d amour (je crois), comble du bi - zarre, si tard dans ce siècle, si tard dans cette foutue journée. C est l histoire d un assassinat. Il n a pas encore eu lieu. Mais il aura lieu. (Il a tout intérêt.) Je connais l assassin, je connais l assassinée. Je connais l heure, je connais le lieu. Je connais les mobiles (ses mobiles à elle) et je connais les moyens. Je sais qui sera le faire-valoir, le dupe, le pauvre bourriquet qui lui aussi sera totalement détruit. Et je ne pourrais pas les arrêter, je ne pense pas, même si je le voulais. La ille mourra. C est ce qu elle a toujours voulu. On ne peut pas arrêter les gens une fois qu ils ont commencé. On ne peut pas arrêter les gens une fois qu ils ont commencé à créer. Quel don. Je tache cette page de quelques rapides larmes de gratitude. Les romanciers ont rarement la chance, n est-ce pas, que quelque chose de réel se passe (quelque chose d uniié, de dramatique et facile à vendre) et qu ils n aient plus qu à l écrire? 13 Je dois rester calme. Moi aussi j ai une date limite à respecter, ne l oublions pas. Oh, quelle agitation prometteuse. Quelqu un chatouille mon cœur avec des doigts délicats. La mort pèse beaucoup sur l esprit des gens. Il y a trois jours (vraiment?) j ai pris le vol de nuit de New York. J avais pratiquement l avion à moi tout seul. Je me suis étiré, j ai fait des appels pitoyables et fréquents aux hôtesses pour qu elles me donnent de la codéine et de l eau froide. Mais ce vol de nuit m a fait ce que font les vols de nuit. Oh Seigneur, je ressemble au Chien des Baskerville À une heure et demie du matin (pour moi), j ai été réveillé par des secousses devant un petit pain collant. Je suis allé m asseoir à un hublot et j ai regardé les champs former leurs régiments, en grand ordre de parade, à travers les brumes étincelantes, les tristes comtés, comme une armée à la taille de l Angleterre. Puis la cité elle-même, Londres, aussi tendue et méticuleuse qu une toile d araignée. J avais l avion tout à moi parce que aucune personne saine d esprit ne veut venir en Europe, surtout pas en ce moment, pas pour l instant; tout le monde veut aller dans l autre sens comme l a conirmé Heathrow. Ça puait le sommeil. Somnopolis. Ça puait le som - meil et l inquiétude, le souci insomniaque et la fuite contrariée. Parce que nous sommes tous des poètes ou des bébés qui luttent avec l existence au milieu de la nuit. Il n y avait presque aucune autre Arrivée, à part la mienne. L aéroport ne se souciait que de Départs. Tandis que j attendais dans quelque couloir encombré et écoutais les instructions enregistrées, je regardais les parkings et les pistes d envol à travers la pluie de l aube en dégradé d insultes: tous les 14 requins, l aileron dressé, renards des mers, pèlerins, grands blancs, tueurs. Tous des tueurs. Quant à l appartement, eh bien, j en ai le soufle coupé. Littéralement. Quand j arrive à la porte, je fais ou-ou-ouh. Cet endroit me tue. Tout ça par une petite annonce dans la New York Review of Books? C est certainement moi le gagnant dans l affaire. Oui, j ai bel et bien fait un coup raide à Mark Asprey. J arpente les pièces et pense avec honte à ma petite crèche tordue dans la Cuisine de l Enfer. Il est écrivain comme moi, après tout, mais je me serais senti plus content si ce n est d une exacte équivalence, tout au moins d une grossière parité. Bien sûr, même moi, je soupçonne le décor d être d un goût regrettable. Qu est-ce que Mark Asprey écrit? Des comédies musicales? Il écrit des notes charmantes. «Cher Sam: Bienvenue!» commence-t-elle. Pas une seule chose dans cet endroit ne se contente d être simplement pratique ou utilitaire. La brosse des toilettes est un sceptre moustachu. Les robinets de la cuisine grouillent de gargouilles. Voici manifestement quelqu un qui chauffe son café matinal au vent incendiaire de danseuses circassiennes. M. Asprey est célibataire: aucun doute sur la question. Par exemple, il y a un grand nombre de photos signées sur les murs: mannequins, actrices. De ce point de vue, sa chambre est comme un petit restau qui s appellerait Deux Gars venus d Italie. Mais ce type vient de Londres et ce ne sont pas ses pâtes qu elles admirent. L inscription faite avec effort et la signa - ture tout en boucles: une blessure inligée par ellemême à la tendre gorge légendaire. Et en plus il me laisse utiliser sa voiture, son engin de faible portée qui m attend sagement garé. Dans son petit mot, Mark Asprey s excuse à son sujet et 15 m apprend qu il en a une mieux, une beaucoup mieux, amarrée à la campagne, dans sa chaumière ou maison ou domaine. Hier, je suis sorti en titubant et je suis allé la voir. Du dernier modèle, la voiture s efforce d atteindre un état d invisibilité gris comme la pierre. Mon inspection même lui a paru excessive et gênante. Entre autres caractéristiques, elle porte des marques de bosselures en trompe l œil, un toupet de rouille amovible sur le capot et des décalcomanies de clefs sur toute la peinture. Stratégie anglaise: la préemption de l envie. Certaines choses ont changé, d autres sont restées les mêmes pendant ces dix dernières années. L aura de pub de Londres, elle, s est certainement intensiiée: la fumée, le sable et la poussière des chantiers, l odeur de latrines, les rues comme un tapis dans un état terrible. Aucun doute, il y aura des surprises quand je commencerai à regarder autour de moi mais j ai toujours eu l impression de savoir où allait l Angleterre. C était l Amérique qu on voulait observer Je suis monté et j ai fait un tour. Je dis un «tour» pour rendre compte des dix minutes de tournis qui m a pris quand je suis rentré dans l appartement. J ai été impressionné par sa force. Le vertige et une nouvelle nausée, une nausée morale, venue du fond de moi, là d où vient toute moralité (comme quand on se réveille d un rêve honteux et qu on cherche avec terreur le sang sur ses mains). Sur le siège du passager à l avant, sous le torchon élégant d une écharpe de soie blanche, se trouve un lourd outil d auto. Mark Asprey doit avoir peur de quelque chose. Il doit avoir peur des pauvres de Londres. Je suis ici depuis trois jours et je suis prêt: je suis prêt à écrire. Écoutez mes articulations craquer. La vie réelle vient si vite que je n ai plus le temps de 16 traîner. C est incroyable. Deux décades de tourments pénibles, deux décades sans démarrer et me voici soudain prêt. Eh bien, cela a toujours été destiné à être l année de se conduire étrangement. Permettezmoi de vous dire avec toute la modestie et la prudence requises que j ai ce qu il faut pour faire un petit roman policier vraiment bien icelé. Original, aussi, à sa façon. Pas un de ces policiers où on cherche l assassin mais plutôt le mobile. Je me sens maladif et extatique. Je me sens totalement neuf. Je pense que je suis moins un romancier qu un clerc délicat qui prend sous dictée la vie réelle. Techniquement parlant, je suis aussi, je suppose, un accessoire avant le fait mais au diable tout ça pour l instant. Je me suis réveillé ce matin et j ai pensé: Si Londres est une toile d araignée, alors où est ma place? Je suis peut-être la mouche. Je suis la mouche. Vite. J ai toujours pensé que je commencerais par l assassinée, par elle, par Nicola Six. Mais non, ça ne serait pas tout à fait juste. Commençons par le sale type. Ouais. Keith. Commençons par l assassin. Chapitre 1 L assassin Keith Talent était un sale type. Keith Talent était un très sale type. On pourrait même dire qu il était ce qu il y a de pire. Mais pas «le» pire, pas le pire absolu. Il y avait des types qui étaient pires que lui. Où? Là, dans la chaude lumière de Coupe-Coût par exemple, en maillot de corps beige, leurs clefs de voiture et six cannettes de bière Brassage spécial à la main, la bousculade à la porte, la menace horrible et le coude sur le cou noir de la femme qui hurle, puis la voiture avec sa rouille et sa blonde qui attend et en route pour la chose suivante, quelle qu elle soit, quoi qu il faille faire. Les bouches de ces pires types, leurs yeux Dans ces yeux un minuscule univers qui ne sourit pas. Non. Keith n était pas si mauvais que ça. Il avait des grâces qui le sauvaient. Il ne haïssait pas les gens pour des raisons toutes faites. Il était au moins «multiracial» dans sa vision, sans y penser, c était plus fort que lui. Des rencontres intimes avec des femmes aux teintes étranges l avaient quelque peu radouci. Ses grâces qui le sauvaient avaient toutes des noms. Et avec les Fetnab et les Fatima qu il avait connues, les Nketchi et Iqbala, les Michiko et Bogu - slawa, les Ramsarwatee et Rajashwari, Keith était dans ce sens un homme du monde. Elles étaient les 18 défauts dans son armure noire de charbon: que Dieu les bénisse toutes. Bien qu il aimât presque tout ce qui le concernait, Keith détestait ses caractéristiques rédemptrices. Elles constituaient à ses yeux sa seule imperfection majeure, son unique défaut tragique. Quand le moment arrivait, dans le bureau près du quai de chargement de l usine, à la sortie de la M4, près de Bristol, sa grosse igure écrasée par le nylon qui le démangeait, face à la femme ière et tremblante qui secouait la tête, quand Chick Purchase et Dean Pleat criaient tous les deux: «Vas-y!» «Vas-y!» (il se souvenait encore de leurs bouches contorsionnées derrière les mailles), Keith s était montré absolument incapable de réaliser tout son potentiel. Il lui avait été impossible de matraquer la femme asiatique jusqu à ce qu elle tombât à genoux et de continuer à matraquer jusqu à ce que l homme en uniforme ouvrît le coffre. Pourquoi avait-il échoué? Pourquoi, Keith, pourquoi? En vérité, il ne se sentait vraiment pas bien: il avait passé la moitié de la nuit réveillé, garé dans une ruelle, prisonnier d une voiture que chauffaient les pieds et les éructations des autres malfrats; pas de petit déjeuner, pas question d aller à la selle; et maintenant, pour couronner le tout, où qu il regarde il ne voyait que de l herbe verte, des arbres frais, des collines rondes à perte de vue. De plus, Chick Pur - chase avait déjà mis hors d état le second garde et Dean Pleat sautait bientôt par-dessus le comptoir et atterrissait justement sur la femme avec la crosse de son fusil. Donc les scrupules de Keith n avaient rien changé, si ce n est ses espoirs de carrière dans le vol à main armée. (C est dur au sommet, et c est dur à la base aussi; le nom de Keith était de la merde après ça.) S il avait pu le faire, il l aurait fait, avec joie. Il lui manquait juste il lui manquait juste le talent. 19 Après cela, Keith tourna déinitivement le dos au vol à main armée. Il se lança dans le racket. À Londres, en gros, pratiquer le racket revient à se battre pour de la drogue, dans la partie de l ouest de Londres que Keith considérait comme son quartier, le racket revient à se battre pour de la drogue avec des Noirs, et les Noirs se battent mieux que les Blancs, parce que, entre autres raisons, ils le font «tous» (il n y a pas de civils). Le racket marche par escalade et l escalade par domination: le succès va aux hommes qui arrivent à accomplir le saut exponentiel, aux hommes qui peuvent régulièrement «étonner» par leur violence. Il fallut à Keith plusieurs passages à tabac salés et les premiers signes d un goût pour la nourriture d hôpital avant qu il arrive à la conclusion qu il n était pas fait pour le racket. Pendant l une de ses convalescences, alors qu il passait beaucoup de temps dans les cafés de Golborne Road, Keith se trouva préoccupé par une certaine énigme. L énigme était la suivante. Comment se fait-il que l on voie souvent des Noirs avec des illes blondes (toujours blondes, toujours, probablement pour le plus grand effet de contraste) et jamais de Blancs avec des Noires? Est-ce que les Noirs tabassaient les Blancs qui sortaient avec des illes noires? Non, ou pas beaucoup; il fallait être prudent, cependant, et d après son expérience, il était rare que des relations durables se forment. Alors comment l expliquer? Cela lui vint en un éclair d inspiration. Les Noirs battaient leurs nanas qui sortaient avec des Blancs! Bien sûr. Tellement plus simple. Il songea à la sagesse de cette pratique et en tira une leçon, une leçon que, au fond, il avait comprise depuis longtemps. Si vous voulez être violent, tenez-vous-en aux femmes. Tenez-vousen aux faibles. Keith abandonna le racket. Il tourna une nouvelle page. Ayant renoncé au crime violent, 20 Keith prospéra, et s éleva progressivement vers la cime même de sa nouvelle profession: la criminalité non violente. Keith travaillait comme «tricheur». Le voici, debout au coin de la rue, avec trois ou quatre collègues, avec trois ou quatre confrères tricheurs; ils rient et toussent (ils sont toujours en train de tousser) et agitent les bras pour se réchauffer; on dirait de terribles oi - seaux Les bons jours, il se levait tôt et travaillait de longues heures, il sortait dans le monde, dans la société avec l intention de la berner. Keith trompait les gens avec sa voiture de grande remise dans les aéroports et les gares; il trompait les gens avec ses faux parfums et eaux de Cologne dans des stands d Oxford Street et de Bishopsgate (ses deux marques principales étaient Scandale et Outrage); il trompait les gens avec de la pornographie non pornographique dans des arrière-salles de magasins aux baux à court terme; et il trompait les gens dans la rue, n importe où, avec la caisse de carton retournée ou la caisse de lait et les trois cartes pipées: Trouvez la dame! Là, souvent et parfois ailleurs, les limites entre la criminalité violente et sa petite sœur non violente étaient dificiles à discerner. Keith gagnait trois fois plus d argent que le premier ministre mais il n avait jamais un sou puisqu il perdait tout en bloc chaque jour à Mecca, chez le bookmaker de Portobello Road. Il ne gagnait jamais. Parfois, il y réléchissait, un jeudi sur deux à l heure du déjeuner, enveloppé dans son manteau de mouton, la tête penchée sur la page des courses, tandis qu il faisait la queue pour son allocation chômage puis se rendait en voiture chez le bookmaker de Portobello Road. Donc la vie de Keith aurait pu s écouler avec les années. Il n avait jamais eu ce qu il faut pour être un assassin, pas à son compte. Il avait besoin de son assassinée. Les étrangers, les 21 Américains à carreaux avec leurs dents de chien, les Japonais polissons au visage en lentille, raides audessus de la caisse ou du carton de lait, jamais ils ne trouvaient la dame. Mais «Keith» si. Keith la trouvait. Bien sûr, il avait déjà une dame, la petite Kath, qui lui avait récemment donné un enfant. Dans l ensemble, Keith avait bien pris la grossesse: c était, aimait-il plaisanter, une nouvelle façon fort pratique de mettre sa femme à l hôpital. Il avait décidé que le bébé, quand il viendrait, s appellerait Keith, Keith Junior. Kath, fait remarquable, avait d autres idées. Cependant Keith demeurait inlexible, il n hésita qu une fois, quand il envisagea brièvement d appeler le bébé Clive, comme son chien, un gros berger alle - mand âgé et imprévisible. Il changea de nouveau d avis; ce serait Keith puis Emmailloté de bleu, le bébé rentra à la maison, avec la mère. Keith les aida lui-même à descendre de l ambulance. Tandis que Kath commençait à laver la vaisselle, Keith s était assis à côté du radiateur volé et fronçait les sourcils en contemplant le nouvel arrivant. Le bébé avait un problème, un problème très sérieux, sacrément grave même: c était une ille. Keith s enfonça dans ses pensées puis il reprit courage. Keithette, Kath, l entendit-elle murmurer, tandis que ses genoux se collaient au linoléum froid. Kei - thene, Keitha, Keithinia. Non, Keith, dit-elle. Keithnab, dit Keith, l air de faire une lente découverte. Nkeithi. Non, Keith. Pourquoi il est si foutrement jaune? Au bout de quelques jours, à chaque fois que Kath s adressait prudemment au bébé en l appelant «Kim», si Keith injuriait encore sa femme ou la projetait contre le mur, c était sans la moindre conviction. 22 DU MÊME AUTEUR Aux Éditions Gallimard L INFORMATION, 1966 (Folio n o 3129). TRAIN DE NUIT, 1999 (Folio n o 3508). EAU LOURDE ET AUTRES NOUVELLES, POUPÉES CREVÉES, 2001 (Folio n o 3797). RÉUSSIR, 2001 (Folio n o 3796). L ÉTAT DE L ANGLETERRE précédé de NOUVELLE CARRIÈRE, nouvelles extraites de Eau lourde, 2003 (Folio 2 e n o 3865). EXPÉRIENCE, 2003 (Folio n o 4162). NOUVELLES ANGLAISES CONTEMPORAINES/CON - TEMPORARY ENGLISH STORIES, avec Ian McEwan et Graham Swift, 2006 (Folio Bilingue n o 135). CHIEN JAUNE, 2007 (Folio n o 4768). GUERRE AU CLICHÉ. Essais et critiques ( ), LA MAISON DES RENCONTRES, Chez d autres éditeurs LE DOSSIER RACHEL, Albin Michel, 1977, Le Serpent à Plumes, MONEY, MONEY, Mazarine, 1987 (Folio n o 3723). D AUTRES GENS, Éditions Christian Bourgois, LES MONSTRES D EINSTEIN, Éditions Christian Bourgois, LONDON FIELDS, Éditions Christian Bourgois, 1992 (Folio n o 4933). LA FLÈCHE DU TEMPS, Éditions Christian Bourgois, DON JUAN À HULL, Belles Lettres, VISITING MRS NABOKOV, Éditions Christian Bourgois, KOBA LA TERREUR, Éditions de l Œuvre, 2009. London Fields Martin Amis Cette édition électronique du livre London Fields de Martin Amis a été réalisée le 05 décembre 2013 par les Éditions Gallimard. Elle repose sur l édition papier du même ouvrage (ISBN : Numéro d édition : ). Code Sodis : N ISBN : Numéro d édition :
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