Chapitre 3 : Religion et société aux Etats-Unis depuis la fin des années PDF

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Thème 2 idéologies, opinions et croyances en Europe et aux Etats-Unis de la fin du XIX s à nos jours Chapitre 3 : Religion et société aux Etats-Unis depuis la fin des années 1890 Doc amorce : tableau Grant
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Thème 2 idéologies, opinions et croyances en Europe et aux Etats-Unis de la fin du XIX s à nos jours Chapitre 3 : Religion et société aux Etats-Unis depuis la fin des années 1890 Doc amorce : tableau Grant Wood American Gothic lien fondation du pays et valeurs religieuse La religiosité des Américains surprend l observateur européen habitué à une religion plus discrète. Les milliers de croyants qui se rassemblent dans des stades de foot, le président qui prête serment sur la Bible, les billets qui proclament «in God we trust» suscitent, en particulier en France, l incrédulité et souvent la réprobation. Les clichés sont ainsi très nombreux : les EU seraient restés le pays de puritains intolérants ; les valeurs religieuses seraient à l origine de l indépendance américaine ; il n y aurait pas de véritable séparation entre l Eglise et l État, donc pas de laïcité Or, pour étudier les EU, il faut se défaire des catégories françaises (une république qui s est bâtie contre les valeurs d un catholicisme dominant) et admettre le paradoxe d une société à la fois profondément religieuse et profondément sécularisée. Pour analyser les relations entre religion et société aux EU depuis la fin du XIX e siècle nous devrons comprendre comment : - la vivacité et la diversité grandissante des pratiques religieuses aux EU, (1 ère partie) - sont une exception qui a obligé les Américains à bâtir un système politique qui puisse concilier, esprit de religion et esprit de liberté, (2 ème partie) - ce qui explique pourquoi, le fait religieux s est toujours maintenu au cœur des débats de société. (3 ème partie). Quelle est la place de la religion dans une des sociétés les plus emblématique de notre époque? 1 NB prof Le pluralisme religieux est un principe politique: les sociétés de pluralisme religieux sont fondées sur le droit à la liberté religieuse I. Le pluralisme religieux américain A. La vivacité du fait religieux aux Etats-Unis 1. Une piété qui augmente Diaporama sondage Gallup importance de la reli dans votre vie quot Avec 65 % d Américains qui pensent que la religion est importante dans leur vie quotidienne, les EU ne sont pas le pays le plus religieux du monde, mais les Américains sont près de deux fois plus nombreux que les autres habitants des pays développés et 2 fois ½ plus nombreux que les Français. Doc diaporama appartenance des américains à un Eglise On estime que 5 % des Américains étaient membres d une Église au milieu du XVIII e siècle, contre 20 % au moment de l Indépendance, 35 % en 1860, 50 % en 1900 et 70 % aujourd hui. 2 C est un phénomène très étonnant qui semblerait indiquer que la piété américaine augmente, alors qu elle régresse partout en Occident. Certains sociologues estiment que cette appartenance serait : - le résultat d un conformisme reliant l Américain à ses compatriotes. La religion y retrouverait une de ses étymologies (religare, relier). - que chaque église, temple ou synagogue seraient un club social. Au cours de leur vie, en effet, 1/3 des Américains changent au moins une fois de communauté religieuse. Les raisons peuvent nous dérouter : déménagement, nouveau conjoint, promotion sociale Mais cette approche ne rend pas compte de caractéristiques incontestables : - Plus de 95 % des Américains croient en Dieu % prient tous les jours % lisent la Bible au moins une fois par an % affirment pratiquer chaque semaine (4 fois plus qu en Europe, 8 fois plus qu en France). - 1/3 des chrétiens affirment avoir personnellement rencontré Jésus! 2. Un Dieu omniprésent diaporama plan Prattville +bande vidéo présentation de la ville, compter le nombre d'eglise Prattville est une petite ville d Alabama créée en 1839 par l industriel Daniel Pratt. Elle compte habitants en 2010 sur une superficie de 60 km 2. On repère 32 lieux de culte, ce qui donne un peu plus de 1000 habitants par lieu de culte. Mais la ville, qui est devenue un suburb de Montgomery, est en forte croissance démographique. Il n y avait que habitants en 2000 (750 hab par lieu de culte). À l échelle des EU, on recense lieux de culte, soit un pour 850 habitants. Il s agit du ratio le plus élevé au monde. Deux Églises concurrentes («dénominations» religieuses) sponsorisent le site municipal! Nous sommes dans une région où dominent les protestants baptistes. Les lieux de culte sont de vastes espaces qui ressemblent à des amphithéâtres équipés de moyens de communication modernes. Il s agit de lieux de prière autant que de lieux de sociabilité pour tous les âges. Ils sont prestataires d une impressionnante panoplie de services : garderies, école du dimanche, cours pour tous les âges, camps de vacances, musique, chorale Ici comme dans le reste des EU, Dieu est omniprésent : sur la monnaie, les billets et sur les autocollants qu affichent les automobilistes entre autres. Dans les médias, Dieu s affiche partout, il est présent dans des centaines d émissions. Les Américains revendiquent cette exception en matière religieuse. Elle est liée à leur héritage historique. 3 B. La périodicité et «réveils religieux «rythme l'histoire nationale 1. Une amérique puritaine? De France, on décrit souvent les EU comme un pays «puritain». Les marques de religiosité ou de rigueur morale sont associées à ce qui serait un héritage des pères pèlerins arrivés en Nouvelle Angleterre en Il faut nuancer largement cette vision. Les puritains étaient des calvinistes aux aspirations théocratiques et partisans de la prédestination selon laquelle Dieu a décidé au début des temps qui serait sauvé et qui serait damné au moment du jugement dernier. À travers une intense expérience religieuse il fallait s efforcer de trouver en soi les signes de la grâce divine et en témoigner devant le groupe qui vous acceptait parmi les élus. Dès le milieu du XVIII e siècle cette foi inquiète ne faisait plus recette. Aujourd hui les puritains ont presque disparu. Les Américains qui nous paraissent les plus religieux ne sont pas des puritains. 2. Des valeurs religieuses fruits des différents «reveils «protestants Le puritanisme emporté, la sécularisation progresse et les Américains oublient leurs devoirs religieux (5 % de membres d une Eglise au milieu du XVIII e siècle, doc 1). Mais à partir de cette époque le pays connaît des vagues de forte religiosité. Des «réveils» rappellent les Américains à leurs «devoirs». Le grand réveil des années se traduit par une série de prêches itinérants rassemblant d immenses foules et suscitant des vagues de conversion collective. La figure principale est le pasteur George Whitefield(voir diapo ) qui introduit en Amérique le sermon exalté et prolongé, inspiré des techniques du théâtre baroque. Il provoque une émotion intense chez les fidèles, des hystéries collectives et des conversions instantanées. Dans les années un second réveil toucha toutes les Eglises protestantes. À la manière de Whitefield, des pasteurs baptistes et méthodistes s en allèrent sillonner les nouvelles terres. Ils réunissaient en plein air des foules considérables lors de grands revivals. Ils diffusaient un message optimiste : - primauté de la conversion et donc salut accessible à tous ceux qui en font le choix (fin de la prédestination élitiste). - liberté du croyant de choisir la structure religieuse au sein de laquelle il pratique sa foi. Ce second réveil donna naissance au protestantisme évangélique américain qui prit vraiment son essor durant les années Ce processus de démocratisation de la religion était parfaitement adapté aux transformations rapides de la société libérale du XIX e siècle. L évangélisme ramena alors progressivement les Américains dans les églises, au moment où elles commençaient à se vider en Europe (revoir les chiffres du document 2). C. L'immigration alimente le pluralisme religieux Les vagues d immigration de plus en plus massives (1 million jusqu à la fin du XVIII e 4 siècle, 5 millions de 1840 à 1860, 30 millions de 1870 à 1920 et 20 millions depuis les années 1960) ont fortement nourri le pluralisme religieux. Cette immigration reposait en effet sur des motivations religieuses tout autant qu économiques doc diaporama Tableau statistique du Pew Forum on religion & public life 1. la multiplication des dénominations protestantes L écrasante domination des protestants s est progressivement amenuisée. Ils sont à peine majoritaires aujourd hui (51,3 % des Américains adultes). La diversité des premières colonies, les réveils religieux et la liberté de choix ont conduit à une fragmentation rapide du protestantisme américain. Le protestantisme mainline (traditionnel) est devenu aujourd hui minoritaire avec 18,1 % des Américains. Il rassemble les héritiers des protestants des XVII e et XVIII e siècles à 90 % calvinistes (29 dénominations). On trouve principalement : - les descendants des puritains originels (congrégationalistes) et de leurs dissidences (Baptistes de Roger Williams fondateur du Rhode Island en 1644, Quakers ou Friends de William Penn fondateur de la Pennsylvanie en 1682). - les méthodistes (dénomination fondée par le prédicateur anglais John Wesley qui rompt avec l anglicanisme à la fin du XVIII e siècle). - les Épiscopaliens restés fidèles aux traditions anglicanes britanniques. - le luthéranisme et l anabaptisme apportés par les immigrants allemands et scandinaves. - le presbytérianisme apporté par les immigrants d Irlande du Nord (Scotch-Irish). Les Églises évangéliques dominent largement avec 26,3 % des Américains. Elles rassemblent tous les protestants qui suivent les nouvelles formes religieuses introduites par les réveils protestants (56 dénominations). Ces réveils ont fait éclater les anciennes dénominations si bien qu on y retrouve les mêmes noms que dans le protestantisme mainline mais avec le qualificatif évangélique. Il faut y ajouter les mouvements de sanctification (holiness) et le pentecôtisme apparus lors du réveil du début du XX e siècle, nés dans les zones rurales pauvres, influencés par les pratiques africaines, adeptes de la glossolalie (parler/prier à haute voix dans une langue étrangère ). Les principales dénominations se sont fracturées sur la question de l esclavage introduisant une séparation durable entre le Nord et le Sud. Aujourd hui encore les Baptistes restent divisés. Les noirs ont donc organisé leurs propres Eglises (6,9 %). 2. L'affirmation des catholiques Les catholiques sont aujourd hui la première dénomination américaine (23,9 %). Le catholicisme était pratiquement inexistant après l indépendance ( en 1800). Leur nombre ne cesse de croitre avec l immigration massive des Irlandais, l intégration des territoires mexicains du SO au milieu du XIX e siècle et celle des Italiens ou des Polonais au tournant du XIX e et du XX e siècles. Depuis les années 1960, la progression est la 5 conséquence de l immigration hispanique. Les catholiques constituèrent longtemps une Église irlandaise qui dut affronter l hostilité du «nativisme» (des protestants «natifs» qui se considéraient comme les «vrais» Américains). Les nouveaux arrivants ne purent s adapter au catholicisme irlandais et créèrent leurs propres Églises nationales. Le catholicisme s est donc américanisé. À partir des années , l Eglise catholique américaine est confrontée à une crise profonde. C est la seule confession qui ferme des lieux de culte : - relations difficiles avec Rome, effondrement des vocations, rejet du célibat des prêtres et réclamation de l ordination des femmes, acceptation par le clergé de la contraception ). - de plus en plus de catholiques pratiquent un catholicisme à la carte, conforme aux pratiques américaines. - un quart des hispaniques, habitués à une pratique plus émotionnelle de la foi, ont été séduits par les groupes de prière charismatiques et les Églises évangéliques pentecôtistes. 3. la seconde terre promise des juifs Les juifs arrivèrent en masse durant les dernières décennies du XIX e siècle. Il y a aujourd hui 6 millions de juifs aux EU (1,7 %), soit autant qu en Israël. New York est la plus grande ville juive du monde. L antisémitisme des protestants a duré jusque dans les années Un tiers s est fondu dans la société américaine. Un autre tiers, les réformés, s est adapté (liturgie en anglais, femmes rabbins, avortement, rejet des interdits alimentaires, fin de la matrilinéarité). Le dernier tiers, les orthodoxes, résiste à toute américanisation. Plus de la moitié appartiennent aux classes supérieures. Leur influence paraît disproportionnée à leur nombre, si bien qu on parle d un lobby juif qui soutient Israël (avec les évangélistes qui s identifient au peuple hébreu!). 4. Toutes les croyances du monde Au cours du XIX e siècle, la dynamique religieuse donne naissance à toutes sortes d expériences religieuses utopiques : - Adventistes du 7 e jour et témoins de Jéhovah qui appellent à se couper d un monde corrompu en attendant la seconde venue du Christ. - les Mormons de l Eglise des saints du dernier jour. Après la longue marche de 1847, ils s installent dans l Utah. Depuis leur intégration dans l Union en 1896, ils ont renoncé à la théocratie et à la polygamie. Le New Age est l héritier de la contre culture californienne des années La dernière vague d immigration a renforcé la diversité religieuse avec l arrivée de musulmans (renforcés par la conversion de certains noirs américains), d hindous, de bouddhistes Il faudrait ajouter près de 5000 «sectes» (Moon, Scientologie, Krishna, ). Mais cette 6 notion n est pas reconnue aux Etats-Unis, pays fondé par toutes les «sectes» protestantes menacées en Europe. Ainsi les Etats-Unis sont les pays des hommes de foi, un véritable conservatoire de croyances, dont certaines ont même disparu de leur pays d origine II. La laïcité à l'américaine : comment concilier esprit de religieux et esprit de liberté? A. Les origines laïques des états-unis 1. Ignorer la religion pour fonder l'union de la République doc élève texte Dieu n est évoqué que dans la déclaration d indépendance de 1776 et c est le Dieu du déisme : «Dieu de la nature», «le Créateur», «le Juge suprême de l Univers». La constitution de 1787 pose, quant à elle, les fondements de l Etat laïque : - la religion n est évoquée qu une seule fois, et encore de manière négative, à l article 6 : «aucune profession de foi religieuse ne sera exigée comme condition d aptitude aux fonctions ou charges publiques». Le 1er amendement de 1791 fixe de manière précise deux clauses fondamentales : La clause d établissement qui rend impossible une religion d État. La clause de libre exercice qui empêche le pouvoir législatif de restreindre la liberté religieuse. C est d ailleurs la première des libertés. La plupart des pères fondateurs (Washington, Jefferson, Franklin, Madison) étaient des chrétiens peu pratiquants proches du déisme de la philosophie des Lumières. Ils pensaient que la religion était un facteur de division et qu il fallait la tenir éloignée des affaires politiques. Ils furent rejoints dans cette conviction par les diverses confessions pour des raisons différentes. «Le grand réveil» avait multiplié les communautés (17 en 1776) ruinant toute prétention à occuper une position dominante. La tolérance s imposait. Toutes les confessions reconnaissaient déjà que la sphère politique était un domaine possédant ses propres lois et règles de fonctionnement et que les domaines spirituels et temporels devaient être séparés selon une logique que l on peut déjà qualifier de laïque. C est pourquoi la République fut fondée sur les notions de séparation, de neutralité et de tolérance : le sécularisme. 2. un Etat laïque sans laïcité d'etat Doc élève En 1802 Jefferson résume la philosophie générale de cette laïcité à l américaine avec l image du «mur de séparation». Mais ce mur ne signifie pas hostilité ni absence de rapport. C est là que réside la différence essentielle avec le modèle républicain 7 français qui s est établi contre une religion dominante. Aux États-Unis, la religion était plurielle et le pouvoir républicain n a pas eu à se battre contre une grande religion. Le paradoxe est que, la séparation a conduit à une influence croissante de la religion sur la vie civile. - le pluralisme des religions est encouragé par le pouvoir pour éviter une majorité religieuse despotique. - la formation des citoyens est laissée à la sphère privée donc, à l époque, aux Églises. Pour les pères fondateurs, ce n est pas le gouvernement qui produit des citoyens moraux, mais des citoyens moraux qui préservent la démocratie. 3. La consolidation du «mur de séparation» au XX s Cette laïcité s est renforcée au XX e siècle. Dans les années , la sécularisation se poursuit. Les «lois bleues» qui réglementaient le travail le dimanche tombent sous la pression du nouveau mode de vie urbain. Si l État fédéral était totalement laïque, les États de l Union pouvaient statuer librement en matière religieuse. Entre 1940 et 1947, la Cour suprême supprima cette possibilité. C est aussi la Cour suprême qui interdit, en 1963, l instruction religieuse et la prière dans les écoles publiques. Cependant, les aides financières aux écoles confessionnelles (transport scolaire) sont maintenues en se fondant sur le principe de «l avantage à l enfant». Les signes ostentatoires sont tolérés au motif qu ils témoignent simplement des convictions privées. B. Laïcité et protestantisme à l'origine d'une religion civile américaine 1. Le protestantisme developpe un véritable culte à la nation Des années 1830 à la guerre de Sécession l esprit de religion reprend des forces. Il réinterprète l histoire de la fondation des EU de manière religieuse. Les pasteurs évangéliques sacralisent ainsi la révolution américaine : - la constitution est considérée comme d inspiration divine. - la prédestination individuelle est transférée à la nation qui devient l instrument de l intervention divine dans l histoire. En 1863, devant Lincoln, les Eglises proclament que pour mener à bien ses desseins dans le monde, «Dieu ne peut pas se passer de l Amérique» - En 1863 encore, la fête de Thanksgiving (jour d action de grâce) venue de Nouvelle Angleterre et adoptée progressivement par d autres États, est «nationalisée». En 1864, les protestants réussissent à faire inscrire «In God we trust» sur les pièces de 2 cents. On assiste ainsi à la naissance d un véritable nationalisme protestant qui devient une sorte de morale officielle, le ciment de la nation. Dès lors, l Amérique se conçoit comme un modèle à diffuser («destinée manifeste»), qui 8 doit sauver le monde. C est aussi un messianisme millénariste qui scrute tous les signes qui annoncent la fin des temps, la lutte finale contre l Antéchrist (apocalypse et bataille d Armageddon) et le règne de Dieu sur terre. Le cinéma hollywoodien répand cette vision remplie de références bibliques. Combien de fois les EU y ont-ils déjoué la fin du monde? 2. un socle de valeurs spirituelles communes Les valeurs protestantes d égalité et d individualisme associées aux idées des Lumières (l homme est perfectible) ont donné naissance à une véritable religion civile commune à tous les Américains. On peut évoquer les principales valeurs partagées : Le protestant voit dans la réussite matérielle la preuve irréfutable de son élection. «Dieu m a donné mon argent» disait John D. Rockefeller. Ainsi, demander les revenus ou le «poids financier» de son interlocuteur n est pas mal vu. L enrichissement est totalement assumé. Mais la fortune impose des devoirs. Les riches entrepreneurs distribuent une partie de leur fortune pour les Églises, les universités, les associations philanthropiques. De Carnegie à Bill Gates, la tradition s est maintenue. Riches et moins riches donnent beaucoup et pratiquent aussi le bénévolat. Les Américains sont fiers de leur idéalisme, de cette volonté d aider les autres et de transformer ainsi le monde. Il faut aider les handicapés, les pauvres, les malades, les homosexuels, les noirs, Mais cet idéalisme a d autres particularités qui étonnent l observateur européen: affaire lewinski /Clinton fiche élève Le tex
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