1986 «Les régions dans leurs murs» «Les hôtels de région en France : réalisations et projets» LE MONITEUR, n 29, 18 juillet PDF

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1986 «Les régions dans leurs murs» «Les hôtels de région en France : réalisations et projets» LE MONITEUR, n 29, 18 juillet 1986 Les hôtels de région en France : réalisations et projets T oute modification
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1986 «Les régions dans leurs murs» «Les hôtels de région en France : réalisations et projets» LE MONITEUR, n 29, 18 juillet 1986 Les hôtels de région en France : réalisations et projets T oute modification profonde des mécanismes du pouvoir induit des effets urbains et arcbitecturaux. L'Ancien Régime eut ses châteaux, ses abbayes, ses évêchés. La France du XIXe siècle vit construire la plupart de nos préfectnres et hotels de ville actuels. La récente loi de décentralisation n'échappe pas à la règle. En très peu de temps, trois ou quatre ans à peine, les régions se sont presque toutes dotées, ou projettent de se doter, d'un lieu spécifique, indispensable à l'exercice de leurs nouveaux pouvoirs. Nous proposons donc ici un inventaire, nécessairement trop rapide, des choix immobiliers effectués par les vingt-deux régions de l'hexagone (voirpages suivantes). fhotor : R ~ - ) von ~ schoewen. ~ ~ ~ ~, Dans une France centralisée depuis des siècles, il n'existait pas de «type», de modèle architectural contemporain pour cette nouvelle institution. LA QUESTION DU WPE. Le modèle de la préfecture, qui vient naturellement à l'esprit, n'est pas transposable immédiatement. Symbole de l'administration centrale, il fait peu de place à la démocratie locale et ignore le profond désir «d'identité régianalen qui anime les élus et la population des régions. C'est donc sans références réelles que chaque région a apporté sa solution au problème qui lui était posé. Quels que soient les choix, réutilisation du patrimoine architectural local ou construction d'un bâtiment neuf, les caractéristiques de la loi de décentralisation ont engendré un programme fonctionnel bien particulier que l'on retrouve presque toujours. UN PROGRAMME A TROIS EN111ES. L'un des enjeux architecturaux de l'h0tel de région est d'articuler convenablement un programme à trois composantes majeures qui sont l'exécutif, l'exercice de la démocratie locale, l'administration. Chacune de ces trois entités, en plus des contraintes qui lui sont propres, pose le problème de sa relation avec les autres et avec le public : place de l'exécutif par rapport aux services administratifs, emplacement et relations des bureaux des élus, des salles de commission, ouverture ou non de la salle d'assemblée au public, polyalence de cette dernière, importance à donner aux fonctions d'accueil et de représentation, etc. Bref, même si l'importance de la région ne justifie pas d'immenses locaux, la complexité des mécanismes en jeu nécessite une sérieuse étude programmatique, gage de bon fonctionnement, que les régions n'ont pas toujours effectuée avant de fixer leurs choix. Il faut dire que. parant au plus pressé, elles ont souvent commencé par loger leurs services administratifs, puis l'exécutif, au détriment de la salle d'assemblée plènière, dont la valeur symbolique pour ces ((gouvernements régionaux» est pourtant prépondérante. LA REPRESENTAllON DE L'IDENTIIE REGIO- NALE. La charge symbolique véhiculée parlebàtimeut est en effet très importante. Quelle image d'elle-même veut donner la région, quelle vitrine de son dynamisme, de ses traditions, de son savoir-faire, de ses matériaux? Le souci de I'identitié régionale, toujours présent dans le discours des élus n'est pas forcément traduit par I'architecture, si ce n'est par le biais de 1'Histoire, lorsque l'hôtel de région est un 1 monument historique réaménagé. l C'est alors l'équipement des bureauv LE MONITEUR118 JUILLET -.., ,. -..,---..-,. ARCHITECTURE lrct v (cibles, informatique, vidéo. etc.) qui est chargé de l'image de modernité et de dynamisme, Quant à la «vitrine» des savoirfaire régionaux, elle est le plus souvent cantonnée à des détails d'aménagement intérieur, ou à des revêtements de pierre locale. Le cas de la région Midi-Pyrénées (voir plus loin), qui a fait réaliser par l'industrie locale, à partir de ses forêts et de ses carrières, une gamme de mobilier de bureau contemporain, reste exceptionnel. CONSTRUIRE OU RICONVERIIR? Lorsque la loi de décentralisation est votée, rares sont les régions qui trouvent immédiatement des locaux adaptés. C'est le cas de la région d'i1e.de. France, qui tout naturellement emménage rue Barbet-de-Jouy à Paris, dans l'hôtel de l'ancien institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'ile-de-france. D'autres, comme l'alsace, la Corse ou Rhône- plupart occupent des locaux dispersés, prêtés ou loués par le département ou I'administration. Deux types de solutions sont alors envisagés. LE CHOIX npatrimonlalx. C'est celui qui consiste à réaménager un bàtiment ancien on un monument histonque. Il a été fait par un très grand nombre de régions. Ce choix presente des avantages certains. II est toujours bien vu des électeurs qui apprécient que le patrimoine architectural de leurs villes soit ainsi conserve et restauré. L'argument du coût pèse également, à tort ou à raison, car bien des réhabilitations s'avèrent plus coûteuses qu'une construction neuve. Rareté des terrains aidant, c'est aussi parfois la seule façon de situer l'hôtel de région en centre-ville. C'est ainsi que de nombreux hôtels particuliers, couvents, casernes, collèges religieux, etc. ont changé récemment d'affectation : a Poitiers, à Metz, à Rennes, à Rouen... Mais la médaille a son revers. L'adaptation de ces locaux d'architecture civile, militaire ou religieuse, pose de gros problèmes de fonctionnement et de liaisons. Les interventions et les adjonctions sont rendues difficiles par la législation sur les monuments historiques. Ils donnent aussi une image un peu conservatrice à la régionret pas toujours très prestigieuse. A côté d'un joyau comme l'abbaye aux Dames de Caen où s'est installée la Basse-Normandie, combien de collèges d'architecture médiocre, de chapelles au style approximatif? LES REGIONS BATISSEUSES : LE SUD PION- NIER. Au regard de ces prudences, les régions qui bâtissent font figure de LE MONlTEURilS JUILLET 1986 pionnieres. Les risques sont certains : élus et architectes défrichent un terrain vierge. L'opération engage de fa- $on voyante les deniers publics et déclenchera, de toute façon. les cntiques les plus violentes. Elles sont, hélas, parfois justifiées par la médiocrité architecturale et fonctionnelle de certains projets. Fait significatif ; toutes les régions du sud de la France ont fait ce choix. Midi-Pyrénées la première, à Toulouse, bien que le volet «assemblée» du programme ne soit pas encore réalisé. L'Aquitaine, ensuite, qui achève actuellement un imposant «gouvernement)) à Bordeaux-Mériadeck. Puis, Provence-Alpes-Côte d'azur qui construit à Marseille. pres de la porte d'aix. Languedoc-Roussillon enfin, qui a confié à Ricardo Bofill le soin d'édifier un arc monumental aux portes de Montpellier. Plus au nord, les situations sont plus contrastées. La région Nord-Pasde-Calais a lancé pour son hôtel à Lille un ambitieux concours d'architecture qu'elle n'en finit pas de juger. Le Limousin construit ~classiquer à la manière de l'architecte Christian Langlois. La Bourgogne s'est dotée d'un équipement très fonctionnel, d'une architecture qu'on peut rattacher au style dit «international) . L'Auvergne s'est vu récemment privée, pour cause de changement de majorité politique, d'une œuvre de l'architecte Renro Piano (en revanche, le Puy-de-Dôme lance un concours d'architecture pour son hô- ses consœurs du sud : elle construit actuellement à Nantes un très grand complexe régional surmonté par la coupole de l'assemblée. Quand à la région Poitou-Charentes elle a réussi une synthèse originale de la construction-reconversion, et occupe depuis peu, en attendant que soit achevée la salle d'assemblée, une sorte d'«îlot régional)) en centre historique où cohabitent - parfaitement l'ancien et le moderne. rb 46 ARCHITECTURE POITOU-CHARENTES UN CAS A PART Ni vraiment réhabilitation ni construction neuve à pan entière, l'hôtel de la région Poitou-Charentes est un cas à pan. Point de départ: la pénurie des terrains au centre de Poitiers. L'une des seules opportunités est, là encore, un ancien collège religieux sur le terrain duquel la ville a programmé une opération de type ZAC, avec logements et bureaux. Lorsque la région décidera de s'y implanter, elle confiera en 1983 l'étude de l'hôtel aux architectes Antoine Grumbach, Dominique Deshoulières et Hubert Jeanneau, lauréats du concours d'aménagement de la ZAC lancé par la ville. L'hôtel de région, environ m2 HO pour 47 millions de francs HT (1983), est aujourd'hui presque achevé et partiellement occupé par les services. Tout l'effort des architectes a porté sur la recherche d'insertion de ce programme institutionnel majeur dans le LES REGlONS Qui BAKlSSEMT tissu complexe d'un ilot de centre historique. Premier problème : signaler l'institution dans la ville et sur la voie publique, une nie étroite et tortueuse. Deuxième problème : composer avec le bâti existant pour l'adapter aux besoins du programme. Les architectes ont joué sur deux registres. L'urbain d'abord, en dotant la région d'un porche monumental cerné des lignes courbes des deux grands murs-rideaux du bâtiment administratif. L'architecture ensuite, qui dépasse largement le cadre d'une simple réhabilitation. Le bâti existant (une chapelle de style roman XIX' siècle, un bàtiment classé du XVIITe siècle, quelques édifices de style indéterminé) est encastré, surélevé, modifié pour devenir I'un des éléments d'une nouvelle composition architecturale qui, par ailleurs, fait appel à toutes les ressources de la construction moderne : mur-rideau, ossature métallique, bétons marbriers, pierres agrafées... rrend le vo 'accueil du 1 ' * LE MONITEUR118 JUILLET ARCHITECTURE, 47 1 La bçade sur rue et l'entrée du public (ci-dessous). L'ancienne chapelle du colpge (chantier ci-conhe) accueillem I'ossemblBe (oxonom6trie), les bureaux des Clus et le gmnd salon de réception sous le comble. PAYS DE LA LOIRE. LA REGION SUR L'ILE Logée provisoirement dans la tour Bretagne, à Nantes, la région a décidé de s'installer définitivement sur l'île ;~:..:. ~, :., ~~,,, Beaulieu. Image résolument moderne pour ce bâtiment situé dans un quartier en plein développement. Les maîtres d'œuvre en sont les architectes Sur uneile de la Loire, b Nantes, un bâtiment wmplexe dominé par la coupole de l'assemblée. Durand, Mén d'un concours lancé en 1982, la maîtrise d'ouvrage a été déléguée à la SCIC par la région. L'entrée principale, précédée d'une vaste esplanade, donne sur la Loire. La salle d'assemblée, au centre, est couverte d'une coupole. Les salles de réception donnent sur le parc et le fleuve. L'administration et les semces généraux auront leur accès pro- imité c L'ensemble inclut également les bureaux du préfet de région et DIUsieurs ~o~cmints de iungion. AU roid, engiron m' HO et 4 WO m' en sous-sol, doni le coi;[ est italué A 171 million* de ir~nsz, dunt 97.3 millions pour la constmction seule. Le bâtiment, aujourd'hui presque achevé, devrait ètre livré en septembre prochain.
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