Approche intégrative / Complémentarisme

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Approche intégrative / Complémentarisme Introduction Sylvain MISSONNIER 1 Psychologue et psychanalyste Il y a bien longtemps cher Daniel Widlöcher, j étais près d ici dans l amphi Vulpian à un de tes cours
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Approche intégrative / Complémentarisme Introduction Sylvain MISSONNIER 1 Psychologue et psychanalyste Il y a bien longtemps cher Daniel Widlöcher, j étais près d ici dans l amphi Vulpian à un de tes cours dont l intitulé était «L objet de la psychopathologie». Et, la radicalité stimulante de la question de ce congrès : «Qu est ce que la psychopathologie?» a induit chez moi une reviviscence précieuse de cet enseignement. Dans mon souvenir, le premier exemple d un raisonnement psychopathologique que tu as donné - en tout cas celui que j ai retenu!- c est celui du Dr Jean Marc Gaspard Itard, qui deviendra grand explorateur de la surdité et de l éducation spécialisée après s être occupé, alors qu il finissait ses études de médecine, de Victor, le fameux enfant sauvage de l Aveyron que Truffaut va immortaliser avec son émouvant film Enfant sauvage où il joue le rôle d Itard. (1970). En opposition avec la vision de ce début du 19 ème siècle où la folie est considérée comme un dérèglement radical sans rapport avec le fonctionnement normal, Itard ne va pas considérer cet enfant comme un monstre possédé par un être de déraison qu il s agirait de chasser mais comme un être comme tous les autres qui a été privé des effets civilisateurs précoces et de l éducation familiale. Pour Itard, au-delà des différences entre Victor et un autre enfant de son âge, il existe une identité fondamentale : il s agit de deux êtres qui cherchent à vivre, communiquer et penser. Cette identité fondamentale légitime scientifiquement le pari d éclairer le développement de l humain en général à partir du cas particulier pathologique de Victor désocialisé et sans langage. Ce qui constitue l étincelle psychopathologique chez Itard, c est en effet qu il envisage la différence de Victor comme une source de compréhension du développement de l humain là où les aliénistes Pinel, Esquirol diront après avoir rencontré Victor, qu il ne présente aucun intérêt scientifique. Pinel affirme : Victor est un «arriéré mental incurable», il présente un tableau d idiotie depuis la naissance, c est d ailleurs le motif de son abandon. Victor est envahi par un processus qui en fait un étranger par rapport au monde et cela ne présente aucun intérêt pour la science». Dans une lecture épistémologique, on dira : pour les aliénistes il n y a pas de comparaison entre le normal et le pathologique car le pathologique est sans relation avec le normal. A contrario, ce qu il y a de pionnier chez Itard, c est qu il perçoit en emathie la virtualité non advenue du normal dans le pathologique. Cette dialectisation du normal et du pathologique, à l inverse du 1 Professeur de psychologie clinique de la périnatalité à l Université Paris Descartes Paris Cité. Directeur du laboratoire PCPP. Psychanalyste SPP. Co-président de la WAIMH francophone. clivage des premiers aliénistes, anticipe une des fondations majeures de la psychopathologie : la mise en sens réciproque du normal et du pathologique. On sait à ce sujet combien le positivisme d Auguste Comte et de Claude Bernard se développera en plaidant sans relâche un continuum entre le normal et le pathologique, considérant qu il n y a pas de différence de nature entre le normal et le pathologique mais bien une différence de degrés. On sait bien aussi combien, Canguilhem mettra en exergue les limites thérapeutiques et éthiques de ce positivisme impérialiste qui tient à l écart l acteur principal, le sujet, véritable auteur-compositeur de droit de ses propres normes et dont la subjectivité est violemment attaquée par des normes statistiques externes, impropres aux soins dans le cadre d une véritable rencontre clinique. C est «l écoute psychopathologique» que tu évoquais DW tout à l heure. * De ton enseignement inaugural sur la psychopathologie cher Daniel, j ai aussi conservé en mémoire ton insistance sur la multiplicité des racines. De fait, ce que Ribot le premier a nommé : la «psychologie pathologique» émerge à la croisée des chemins de la philosophie, de la psychologie expérimentale, de la psychophysiologie, de la psychiatrie et de la littérature (Littré, Renan, Taine ). Le rappel de cette diversité des champs scientifiques indissociable de l émergence de la psychopathologie est un passage obligé pour bien comprendre sa trajectoire épistémologique ultérieure où la mise en présence de différentes sources d inspiration et les problèmes inhérents à leur accordage est une constante de la psychopathologie. De fait, la psychopathologie nait et vit de cette mise en tension de paradigmes scientifiques contrastés. Cette conflictualité est consubstantielle à la psychopathologie. Dans ce contexte, il y aurait de la naïveté ou de la mauvaise foi à s étonner avec emphase de la diversité des axes étiopathogéniques traditionnels en psychopathologie : - Le courant organiciste, psychogénétique, sociogénétique La pluralité, plus vaste encore, des méthodes mérite aussi le même sort : la méthode phénoménologique, les méthodes d observation éthologiques animale et humaine ; les méthodes neurobiologiques, de la psychopharmacologiques, de psychopathologie cognitive, psychanalytiques, les approches communicationnelles systémiques, psychosociales (anthropologique, sociologique, culturelle, familiale, généalogique), les méthodes de la psychologie développementale, attachementistes, de la psychosomatique, de la génétique, de l informatique, de la robotique etc! Tous ces fils étiopathogéniques et méthodologiques sont classiquement liés dans la tresse psychopathologique par une manœuvre dite «intégrative». Un adjectif dont la définition est : «Qui tend à intégrer ; qui est propre à intégrer». Intégrer signifiant : «Introduire un élément dans un ensemble afin que, s'y incorporant, il forme un tout cohérent». La question qui se pose est alors la suivante : que devient l élément intégré à travers cette incorporation finalisée par la cohérence. En d autres termes, quel est le prix de l assimilation payé par l élément intégré? L espace sémantique de l intégratif se situe bien là entre une assimilation source de transformation respectant l intégrité de l élément intégré et une assimilation aliénante. 2 Une option alternative à l option «intégrative» Mais, mon propos aujourd hui est de vous présenter une option alternative à cette option «intégrative». Cette option, propice pour penser avec créativité les articulations fonctionnelles, c est celle du «complémentarisme» de Georges Devereux. Elle vient prolonger la pensée freudienne des «séries complémentaires». Elle a été et reste au cœur de la théorie et des pratiques des cliniciens français de l ethnopsychiatrie comme Tobie Nathan 2 3 puis Marie-Rose Moro 4. Mais paradoxalement, cette référence est à mes yeux trop rarement présente ou trop lapidairement évoquée dans le débat hexagonal et je me suis senti souvent seul dans cette militance à une exception près, celle de Lisa Ouss qui a notamment travaillé avec Marie-Rose Moro 5, avant de développer à l hôpital Necker une clinique originale. Dans un débat qui nous passionnait ses dernières années autour de la rencontre des neurosciences et de la psychanalyse, Lisa tu définis la «neuropsychanalyse» non pas comme «énième discipline», mais bien comme une «interface entre deux champs, la neurologie et la psychanalyse» ( ). À la question cruciale, «Faut-il mettre un trait d union entre neuro et psychanalyse»? Lisa, tu réponds en citant Devereux : «le principe du double discours récuse inconditionnellement toute interdisciplinarité du type additif, fusionnant, synthétique ou parallèle bref, toute discipline à trait d union et donc simultanée». Devereux, en effet, propose une «pluridisciplinarité non fusionnante et non simultanée» : celle du «double discours» obligatoire. Pour lui, la «pluridisciplinarité authentique» n a pas besoin d être «créée», il suffit d en constater l existence et l inévitabilité méthodologique.». Dans le cadre spécifique de ma spécialité de la périnatalité et de la première enfance, nous sommes, par exemple, régulièrement confrontés à la mise en œuvre de méthodologies de recherche qui mettent en présence outils de psychologie clinique psychanalytique qualitatifs «à mains nues» se référant aux sciences humaines (l exemple emblématique est l entretien) et outils quantitatifs de la psychologie «armée» se référant aux sciences dures (je pense essentiellement aux outils statistiques comme les tests et les questionnaires). Pour envisager une mitoyenneté non confusionnante entre ces deux différents paradigmes, je crois pertinent de se référer aussi au «complémentarisme» et je m étonne de la rareté de cette référence tant j apprécie son étayage organisateur pour structurer une méthodologie pluriréférentielles à la mesure de la polyfactorialité inhérente à une psychopathologie humaniste du troisième millénaire. 2 (1986), La folie des autres, Traité d'ethnopsychiatrie clinique, Paris, Dunod. 3 Le rôle de Georges Devereux dans la naissance de l'ethnopsychiatrie clinique en France. Texte en ligne : 4 (1989), Moro M.R., Nathan T., Rabain-Jamin J., Stork H., Si Ahmed D., «Le bébé dans son univers culturel» In Lebovici S., Weil-Harpen F., (dir.), Psychopathologie du bébé, Paris, PUF, p Moro M.R., Ouss-Ringaert L., Lachal C., (2003), Comprendre et soigner le trauma en situation humanitaire, Paris, Dunod. 6 (2007), Impact des neurosciences sur la pratique psychanalytique : la double lecture clinique «neuropsychanalytique». Revue française de psychanalyse, 2 - vol. 71 p Plus largement, ce «complémentarisme», se révèle être à mon sens un précieux allié épistémologique dans cette spécialité car il permet d envisager un protocole de recherche qui met en présence des outils dédiés à l enfant reconstruit après-coup lors de reconstructions psychanalytiques et l enfant actuel de la psychologie développementale de plus en plus référée aux neurosciences. Là où tout est en place pour qu une ligne de front théorico-pratique se dessine et se crispe dans le clivage sources de violentes polémiques et d impasses cliniques et méthodologiques, le «complémentarisme» permet un multi référencement théorique qui gagne sa légitimité en refusant les synthèses scientistes totalisantes. Une dynamique de synthèse que revendique peu ou prou la perspective dite intégrative que, pour ma part, je vais tenter ici d inquiéter, considérant qu elle est une impasse épistémologique démagogique : trop souvent, en vitrine, elle prône une convivialité égalitariste superficielle alors que, sur le fond, elle masque mal les règlements de compte épistémologiques et les intentions assimilatrices et hégémoniques de telle ou telle composante. Pour favoriser la reconnaissance de la portée heuristique de ce «complémentarisme», il me paraît essentiel d en comprendre d abord la genèse. Dans cette perspective, je vais initialement mettre en exergue des éléments biographiques essentiels de son promoteur en sciences humaines, Georges Devereux. Secondairement, je rappellerai certains éléments princeps du contexte scientifique dans lequel il a établi ce paradigme. Enfin, à l issue de cette clarification sur les fondations de ce paradigme, je tenterai de mettre en relief ce que signifie, dans la sphère de la recherche actuelle, la différentiation épistémologique entre les options «intégratives» et «complémentaristes». 1 Biographie 7 8 Georges Devereux, né György Dobó nait le 13 septembre 1908 dans une famille juive à Lugós, en Transylvanie, devenu Lugoj (lougoji), en Roumanie. Les origines de György Dobó s enracinent dans cette Europe centrale, difficilement cernable de par sa complexité ethnique et politique. György (Gyuri pour les intimes) est très tôt polyglotte à l'exemple de ses parents. Il parle le hongrois, l'allemand, le roumain et le français. Il écrit des poèmes, joue Mozart au piano avec passion et compose. Gyuri grandit dans une famille aisée. Son père, Jenő (Eugène) Dobó (nom de famille magyarisé du nom précédent Deutsch), a fait ses études de droit à Vienne (Autriche) et c est un avocat influent de la ville. Il devient président de la communauté juive néologue de Lugoj (lougoji) et il est réputé pour ses positions humanistes et francophiles. De façon contrastée, la mère, Margit (Margarethe), née à Budapest dans une famille juive est plus conservatrice et germanophile fervente. Une sœur de la mère, Ilona Deutsch, mariée Teller, est la mère de Ede Teller, le futur physicien américain Edward Teller. 7 (2007), Vie et œuvre de Georges Devereux Brève chronologie, Le coq-héron, 3 n 190, p Bloch G. (2000), Les origines culturelles de G. Devereux et la naissance de l ethnopsychiatrie, mémoire de DEA soutenu par Georges Bloch en juin 2000, dans le cadre de l Institut d Études Européennes de l Université de Paris 8 (Mutations des sociétés et cultures en Europe). Disponible en ligne : 4 Gyuri est l ainé d une fratrie de 3 enfants : István (surnommé Pista) et Ilóna. Un drame marque l adolescence de Gyuri. Voici ce que raconte son cousin Michael Ghil 9 à ce sujet : «Gyuri et Pista partageaient une chambre dans une grande maison. Gyuri, l aîné, était un pensif, sinon un mélancolique, et un frileux, portant le paletot même en été. Pista était plein de vie, aimé de tous, et semblait sans souci. Un jour pourtant Gyuri avait 16 ans et Pista 14, c est le cadet qui se suicida d un coup de pistolet, en présence de l aîné. Cet acte, écrit son neveu, «aura de lourdes conséquences pour les relations du survivant avec lui-même ainsi que pour ses relations avec le reste de la famille, surtout avec sa mère». Son neveu fait le lien entre ce drame et, d une part, le chapitre VII de son œuvre Ethnopsychiatrie des Indiens Mohave 10 qui porte sur le suicide et, d autre part, sur un passage de l «Avertissement» de l Ethnopsychanalyse complémentariste (1972) où il remonte à cette année 1924 pour y localiser énigmatiquement - pour qui ignore cette histoire familiale - «une prise de conscience des problèmes analysés dans ce volume». Le «complémentarisme» semble indissociable d une farouche volonté de comprendre, dans l après-coup du trauma, le jeu subtil des articulations complexes entre l autre dehors et le plus intime de soi dedans. Nous dirions aujourd hui, un des éléments constitutifs du «complémentarisme» est bien l intersubjectivité. Il y en a un autre : l exil et la confrontation à diverses ethnies et cultures. Après le suicide de son frère, il va en Allemagne puis en France, où il fréquente les milieux artistiques et littéraires, s initie au métier de libraire, fait la connaissance de Klaus Mann (fils de Thomas Mann) et d'eugène Ionesco. En 1926, il décide d étudier la physique et la chimie, sous la direction de Marie Curie et de Jean Perrin, mais il abandonne après un an et demi. En 1929, il s inscrit à l'école des langues orientales (où il apprend le malais) et à l'école Pratique des Hautes Études où il suit les enseignements de sociologie et d'anthropologie de Marcel Mauss, Paul Rivet et Lucien Lévy-Bruhl. Dans le cadre de sa spécialisation en anthropologie, il se rend ensuite en Indochine française étudier les populations Sedang dont il apprend la langue. Il part ensuite en 1935 aux États-Unis, à l'université de Berkeley, pour s initier à l'anthropologie avec Alfred Kroeber et Robert Lowie. Pour son PhD, il vit parmi les Amérindiens Mohaves, fait l apprentissage de leur langue, partage leurs mœurs. Son doctorat s intitule La sexualité des indiens Mohaves. Il revendiquera souvent que ce sont les Mohaves qui lui ont permis de comprendre et d adhérer aux thèses freudiennes. En 1933, Győrgy Dobó renonce à la religion juive et se fait baptiser, prenant le nom de famille français de Devereux, ce nom pouvant toutefois rappeler le mot roumain evreu qui signifie juif comme l'a fait remarquer Tobie Nathan 11. Il fait ensuite une première courte expérience de la psychanalyse pendant un an avec Marc Schlumberger puis une deuxième analyse avec Robert Hans Jokl, ex-analysant de Freud. Devereux approfondira sa connaissance de la clinique psychanalytique avec un stage de plusieurs années à la clinique Menninger de Topeka dans le Kansas. Il devient membre de l'apa (American Psychoanalytic 9 Ghil M., (2007), Georges Devereux, de la physique quantique à l ethnopsychiatrie complémentariste, Le coq-héron, 3, n 190, p (1996), Ethnopsychiatrie des indiens mohaves, Paris, Les empêcheurs de penser en Rond. 11 Le rôle de Georges Devereux dans la naissance de l'ethnopsychiatrie clinique en France. Texte en ligne : 5 Association) ce qui lui confère la qualité de membre de la Société Psychanalytique de Paris lorsqu'il émigre à Paris. En 1963, Claude Lévi-Strauss et Roger Bastide l'aident à intégrer l'école Pratique des Hautes Etudes où Tobie Nathan le rencontre. L œuvre de Georges Devereux est très vaste. Elle touche plusieurs domaines de connaissances et s enracine dans de nombreuses identités professionnelles : il est finalement anthropologue, psychanalyste et helléniste. Georges Bloch 12 en donne une formule superbe qui rend mieux la force et l unité sublimatoire de sa créativité : Poète, pianiste, compositeur, helléniste, chaman, il a fait de l exil son pays. C est dans ce dynamisme que s inscrit son élaboration d un nouveau domaine scientifique : l ethnopsychiatrie parfois aussi nommée «ethnopsychanalyse». Dans les deux cas, le défi est bien de faire co-exister l anthropologie et la psychiatrie d inspiration psychanalytique. Le «complémentarisme» va tenter de répondre à ce défi avec une grande originalité. 2) Le contexte scientifique de l œuvre de Devereux D où vient ce non-conformisme? Assurément, pour une bonne part, de sa formation en sciences physiques qui a certes été brève mais d un très haut niveau. Elle certainement fourni à Devereux le substrat de ses idées les plus novatrices développées dans le cadre de l ethnopsychanalyse. Deux principes fondamentaux dans son œuvre répondent à cette inspiration : l effet de l observateur sur l observé, et la complémentarité entre la description des objets à l échelle atomique en tant que «particules» ET en tant «qu ondes». - L effet de l observateur Ce point de vue est développé dans son ouvrage De l'angoisse à la méthode 13. C est d après Devereux lui-même, son livre le plus important. Dans ce travail de jeunesse, il revisite la question des rapports entre observateur et observé dans les «sciences du comportement» (sciences humaines, zoologie, ) en s inspirant du modèle de la cure psychanalytique. Il y soutient la thèse suivante : le principe méthodologique classique qui commande au chercheur de tout mettre en œuvre pour considérer ce qu il observe d un point de vue strictement objectif est non seulement vain, mais surtout contreproductif. Il écrit au début de l argument de cet ouvrage : «Le point de départ de mon livre est l'une des propositions les plus fondamentales de Freud, modifiée à la lumière de la conception d'einstein sur la source des données scientifiques. Freud a établi que le transfert est la donnée la plus fondamentale de la psychanalyse, considérée comme méthode d'investigation. A la lumière de l'idée d'einstein selon laquelle nous ne pouvons observer que les événements survenus auprès de l'observateur [...] j'ai fait un pas de plus sur la voie tracée par Freud. J'affirme que c'est le contre-transfert, plutôt que le transfert, qui constitue la donnée l
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