Céreq. L analyse du travail et la relation formation-emploi R E L I E F 44. Quatre approches et démarches en usage au Céreq.

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L analyse du travail et la relation formation-emploi Quatre approches et démarches en usage au Céreq Céreq Séminaire Analyse du travail Sous la direction de Samira Mahlaoui R E L I E F 44 Échanges du Céreq
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L analyse du travail et la relation formation-emploi Quatre approches et démarches en usage au Céreq Céreq Séminaire Analyse du travail Sous la direction de Samira Mahlaoui R E L I E F 44 Échanges du Céreq décembre 2013 L analyse du travail et la relation formation-emploi Quatre approches et démarches en usage au Céreq Séminaire Analyse du travail Sous la direction de Samira Mahlaoui RELIEF 44 / décembre 2013 Centre d études et de recherches sur les qualifications - Marseille 2013 Sommaire Introduction... p. 5 Samira Mahlaoui Chapitre 1 Un regard rétrospectif : L analyse du travail et les relations formation-emploi dans les années p. 7 Bernard Hillau Chapitre 2 La Méthode ETED (Emploi-type etudié en dynamique)... p. 13 Jean-Paul Cadet, Chantal Labruyere, Samira Mahlaoui, Emmanuel Sulzer Chapitre 3 La clinique sociologique du travail... p. 35 Pierre Roche Chapitre 4 Les dispositifs d enquêtes en entreprise : l exemple du dispositif EPIE (Enquête sur les professions intermédiaires en entreprise)... p. 55 Jean-Paul Cadet, Christophe Guitton Chapitre 5 L analyse du travail éclairée par les biographies... p. 69 Sylvie Monchatre Elements de conclusion... p. 81 Samira Mahlaoui 3 Introduction Samira Mahlaoui Le travail est aujourd hui réinterrogé sous ses différentes facettes à un moment où les acteurs de la relation formation-emploi-travail placent au centre de leurs préoccupations non seulement les conditions d exercice des métiers (transformations et évolutions des pratiques professionnelles, organisation et conditions de travail, impact des technologies, des métiers, etc.), mais aussi le devenir de leurs salariés (professionnalisation, formation, (ré)orientation, etc.). Dans la pluralité de ses formes, l analyse du travail est pratiquée depuis de nombreuses années au Céreq, que cela soit d un point de vue micro (analyse des pratiques professionnelles, des situations de travail, des contenus d activités, etc.), d un point de vue meso (analyse des emplois-métiers), ou plus macro (analyse des organisations, de la gestion du travail, etc.). Elle constitue un enjeu de positionnement pour le Céreq et pour la reconnaissance de la qualité et de la pertinence de ses travaux. Le cadre : un séminaire d échange et de production sur l analyse du travail Pour ce qui concerne plus particulièrement le recours à l analyse des contenus d activités, le Céreq développe en permanence son expertise en la matière, en fonction des problématiques qui lui sont soumises, dans le cadre des travaux qu il réalise. Il a cherché plus récemment à créer en parallèle un processus de capitalisation des acquis sur le thème du travail en installant, à partir de , un séminaire d échange et de production sur l analyse du travail - le SEMAT 2. Le constat initial est que différentes approches et démarches méthodologiques en analyse du travail sont mobilisées au sein de l établissement et sont utilisées au cours d études/recherches réalisées suite à des commandes variées (enquêtes de terrain, conseil/expertises, accompagnement méthodologique, etc.). L objectif du séminaire est d approfondir la connaissance mutuelle de ces démarches, à partir d une réflexion collective sur l articulation avec leurs usages. Partant, il vise à examiner les apports et limites des pratiques existantes en la matière et leur contribution à l analyse des relations entre formation-emploi-travail pour apporter des réponses adaptées aux besoins des commanditaires. Pour ce faire, les différentes séances du séminaire sont conçues comme des moyens d interroger les pratiques actuelles en analyse des activités de travail, en en détaillant différents éléments : - les principes et les objectifs des approches et démarches mobilisées ; - les types de contributions réalisées au vu des enjeux économiques, sociaux, etc. ; - les méthodes/démarches d intervention et d analyse mises en œuvre et leurs perspectives d évolution. Pour n en citer que quelques-uns, les principaux objets traités par les chargés d études dans le cadre de travaux et d expertises sollicitant l analyse des contenus d activité correspondent à des besoins de création ou d actualisation de répertoires-métiers, de référentiels d activités et de compétences, d analyse prospective des emplois, de modalités de production et de transmission des savoirs d expérience en situation de travail, d élaboration des compétences collectives, etc. 1 Séances programmées entre 2009 et 2010 : l approche didactique professionnelle (Alain Savoyant) ; l approche sociolo- Savoyant) ; l approche sociologique des entretiens biographiques (Sylvie Monchatre) ; la Méthode ETED (Chantal Labruyere et Nicole Mandon) ; l approche clinique sociologique (Pierre Roche et Dominique Lhuillier) ; l approche sociologique de l analyse du travail (Bernard Hillau). 2 «SEMinaire Analyse du Travail». 5 Une synthèse sur la capitalisation de quatre méthodes et leurs usages Lors du second semestre de l année 2011, le SEMAT s est focalisé de manière plus étroite sur les approches/ démarches méthodologiques déployées notamment au sein du Département Travail Emploi Professionnalisation 3 (DTEP), dans la perspective de l élaboration d un futur contrat d objectifs entre le Céreq et ses tutelles, le ministère de l éducation nationale et le ministère du travail. En plus des objectifs généraux du séminaire, il s agissait d engager une démarche de capitalisation méthodologique et une réflexion collective quant aux modes d utilisation les plus pertinents des différentes approches et démarches mobilisées et à leur développement éventuel en adéquation avec les demandes faites au Céreq ou commandes auxquelles il répond. Les contributions présentées dans cet ouvrage sont donc issues de trois séances centrées sur la Méthode ETED (chapitre 2), sur la clinique sociologique du travail (chapitre 3) et sur les dispositifs d enquêtes en entreprise à travers l exemple d un programme ayant porté sur les professions intermédiaires (chapitre 4). S y ajoute l approche biographique du fait de son caractère emblématique et de l expérience méthodologique accumulée au Céreq en la matière (chapitre 5). Chaque séance a été organisée selon le même principe : en amont de chaque séance, un document de travail a été rédigé par le ou les porteurs d une approche. Il a été présenté et mis en discussion au cours de la séance, sur la base d un double questionnement : quelles démarches pour quels usages (en cohérence avec les problématiques liées à l évolution de la demande politique et sociale)? Quelle contribution à la réflexion sur la prospective métiers-qualifications? Pour atteindre l objectif de capitalisation assigné à ces séances, un recensement des travaux conduits depuis 2008 en matière d analyse du travail a été systématiquement réalisé pour chacune des démarches. On en trouve la trace dans les tableaux et les bibliographies de chacun des chapitres. Le présent document constitue ainsi un bilan-synthèse des connaissances et des compétences acquises par les chercheurs et chargé(e)s d études du Céreq sur quatre approches couramment mobilisées dans leurs travaux. Il permet de caractériser les fondements scientifiques et méthodologiques de chacune d elles. Il contribue également à montrer le large spectre dans lequel se déploie l activité du Céreq en matière d analyse du travail. Cela concerne d abord la diversité des registres d intervention : analyse du travail, analyse de l emploi, analyse des facteurs de transformation des métiers, analyse des organisations socio productives, etc. De même, les méthodologies mises en œuvre s avèrent très variées : entretiens individuels, entretiens collectifs répétés avec retour, entretiens semi-directifs, entretiens biographiques, observations du travail, etc. Enfin, l analyse systématique des usages met en évidence la pluralité des commanditaires des travaux : ministères certificateurs, organisations professionnelles, entreprises, collectivités locales, associations, etc. Enfin, en réalisant ce travail de capitalisation sur les méthodes d analyse du travail déployées au Céreq au cours de la dernière décennie, il est apparu intéressant de resituer ce travail dans l histoire longue de la recherche et des études dans ce domaine. C est la raison pour laquelle nous avons demandé à un «pilier» de l histoire du Céreq de lancer un regard rétrospectif sur la manière dont ces débats se sont posés au tout début des années Dans le chapitre 1, Bernard Hillau propose ainsi un regard croisé sur deux documents de référence édités par le Céreq précisément au cours de l année Ce retour vers le passé démontre, s il en était besoin, l enjeu jamais démenti de la fertilisation croisée entre l analyse du travail et des activités professionnelles, et les transformations de la relation formation-emploi, qui constitue le fondement du présent document. 3 Le DTEP a pour objet principal l analyse des transformations du travail et des emplois dans les entreprises et les administrations, pour éclairer l évolution des qualifications et des formations. 6 Chapitre 1 Un regard rétrospectif : l analyse du travail et des relations formation-emploi dans les années 1980 Bernard Hillau Nous proposons dans les pages qui suivent quelques repères d évolution à partir des problématiques de la qualification, du travail et de la relation formation-emploi qui étaient à l œuvre dans les années 1980 et qui, pour certaines, ont encore cours. Nous nous limiterons pour ce faire à un rappel de quelques points portés comme faisant problème dans ces domaines d analyse, à partir de deux essais de synthèse parus en 1990, laissant ainsi aux auteurs et aux lecteurs du présent ouvrage le soin d apprécier les évolutions qui ont eu lieu depuis. Le premier de ces textes, Les analyses du travail, enjeux et formes, est issu d un séminaire de recherche organisé par le Ministère de la recherche de l époque dans le cadre de son «Programme mobilisateur technologieemploi-travail». Il marque, en France, il y a plus de 20 ans de cela, un point d étape dans l analyse du travail. A la même époque, un ouvrage collectif était publié dans le cadre de la coopération entre le ministère de l Éducation nationale (direction des Lycées et Collèges) et le Centre d études et de recherches sur les qualifications (Céreq) avec le titre : L avenir du niveau V (CAP-BEP). Filières de formation et d emploi. Il était l occasion pour M. Campinos-Dubernet et J.-L. Kirsch de mener un effort de synthèse sur l état des lieux de la relation formation-emploi, impliquant particulièrement le niveau de formation des ouvriers et des employés en France. 1. L analyse du travail, une position du problème en 1990 Au cours d une vingtaine de séances étalées sur 2 ans, le séminaire du «Programme mobilisateur» a rassemblé des chercheurs et des praticiens de l analyse des qualifications. Son organisation visait à «entretenir une tension intellectuelle entre praticiens et chercheurs de différentes disciplines» et reposait sur un double principe d organisation : pluri-acteurs (les acteurs en tant qu «apporteurs de problèmes»), et pluridisciplinaire (les chercheurs comme «apporteurs de problématiques»). Nous nous livrons ici à un bref rappel de ces «enjeux et formes» des analyses du travail, publiés en Si l analyse du travail telle qu elle est perçue aujourd hui n est pas le long fleuve tranquille auquel on pourrait s attendre, à la façon d une sorte de jeu de questions réponses (questions posées par les décideurs, réponses apportées par les chercheurs), c est que les doutes, les apories, les paradoxes en matière d analyse du travail sont le fait de courants de recherche multiples et parfois contraires, qu ils se rattachent explicitement à des fondements disciplinaires divers des sciences humaines ou à des initiatives autonomes d organismes spécialisés, de groupes de travail voire même d individus isolés. L analyse du travail est déjà, à l époque, une belle mosaïque. À travers les échanges et les travaux de ce séminaire, chercheurs et praticiens étaient confrontés à un double défi avec l analyse du travail. Du point de vue des enjeux sociaux et de par son utilité même dans de nombreux secteurs de la vie sociale, ils reconnaissaient qu ils devaient définir, de façon réflexive et critique, leur propre position dans les rapports de confrontation et de négociation sociale entre parties prenantes de l organisation du travail, et ceci tant au niveau des entreprises que des branches professionnelles. Du point de vue des méthodes d analyse et d objectivation du travail, ils soulignaient l extrême diversité des domaines et dimensions de l analyse du travail, la pluralité des finalités qu elle poursuivait, au point qu ils en venaient à parler «des» analyses du travail, au pluriel Les fondements critiques de l analyse du travail L aporie de la «qualification» Reprenant la critique initiée par P. Naville sur toute tentative de mesure et d objectivation de la hiérarchie des salaires par la nature du travail, M. Dadoy remarquait : «L analyse et l objectivation des capacités des travailleurs sont particulièrement difficiles à réaliser, même d un point de vue scientifique. En effet, les savoirs et savoir-faire ne peuvent s objectiver que dans la pratique concrète, qu il s agisse d exercices formels (situation d examen) ou du travail concret. Ainsi, les connaissances pratiques et théoriques du travailleur (ou du candidat à l embauche) ne peuvent-elles s appréhender que dans leur exercice réel» (p. 130) L écart structural entre travail prescrit et travail réel G. de Terssac revenait à plusieurs reprises dans l ouvrage sur l importance pratique et théorique de ce constat, pourtant ancien. Le but de l analyse du travail est, disait-il (p. 27) «d étudier le fonctionnement réel des situations de travail : les conduites mises en œuvre, ( ) les processus qui règlent la relation entre les conduites de l individu et le système de contraintes dans lequel ces conduites se développent». L intérêt majeur de son 9 analyse relevait moins de la description ou de l explication des formes et manifestations de cet écart, que de ses implications théoriques pour l analyse du travail 4. Il en dégageait trois types : la remise en cause de la théorie des règles 5 ; l enjeu dans les rapports sociaux de travail de la légalisation (tacite) des pratiques clandestines, la formation d un lien social au sein du groupe d exécution Les déplacements de l analyse du travail vers de nouveaux domaines d étude : conduites cognitives, itinéraires, identités L ouvrage mettait l accent sur la sorte de déstabilisation des disciplines traditionnelles du travail et de la qualification qu avait provoqué l arrivée de la psychologie du travail dans un champ de débats traditionnellement dominé par la sociologie et l économie du travail. Si la critique de la qualification a entraîné un déplacement de l analyse de la tâche prescrite vers l activité effective, il s agissait cette fois, avec l étude des conduites cognitives, de s intéresser au travailleur lui-même dans son rapport à l activité. Pour A. Weill-Fassina qui introduisait le chapitre «Activités et compétences professionnelles» : «Analyser les activités professionnelles c est décrire et expliquer ce que font les travailleurs, comment ils le font, dans quelles conditions, quels obstacles de tous ordres ils rencontrent, comment ils les dépassent et régulent les aléas et les dysfonctionnements auxquels ils sont confrontés» (p. 145). Mais un trait d originalité de cet ouvrage résidait dans les horizons nouveaux qu il ouvrait dans les rapports entre l individu et la collectivité tels qu ils se déploient dans l exercice même de l activité de travail. Étaient abordés notamment : - les représentations que l individu élabore sur sa place parmi les groupes sociaux et professionnels dans l entreprise (G. de Bonnafos) ; - l étude des itinéraires sous l angle des métiers et des identités professionnelles : le rapport de l individu à son itinéraire professionnel (MF Raveyre). Le même auteur abordait également l idée de «stratégies de savoir» qui se déploient le long d un cursus dans et hors l entreprise 6 ; - les rapports entre filières d emploi et mobilités des personnes d un poste à un autre (N. Mandon, p. 146). 2. L étude des relations formations-emplois Avec l ouvrage collectif publié sous le titre L avenir du niveau V (CAP-BEP). Filières de formation et d emploi, et la contribution de M. Campinos-Dubernet et J.-L. Kirsch 7, il était remarqué que le système de mobilité interne des entreprises industrielles qui avait prévalu jusque-là était en train de «se gripper». Alors que les titulaires d un CAP ou d un BEI 8 avaient eu, au cours des années 1960 et 1970 des perspectives d évolution professionnelle vers l encadrement, celles-ci tendaient à se raréfier. Cette évolution était rapprochée par les auteurs de phénomènes macro-sociaux qui semblaient se conjuguer et faire système. 4 Si «d autres bases des décisions des acteurs en présence sont à l œuvre dans la conduite effective de l activité, la question se pose d une pluralité de rationalités, et leur mise en évidence est susceptible de modifier les représentations que se font les acteurs du travail, voire d entraîner un changement dans la position des acteurs concernés» (p. 25). 5 «En révélant le rôle actif du groupe d exécution au regard de l obtention de la production, l analyse du travail introduit un doute sur la validité des règles formelles et en reconnaissant l efficacité des pratiques clandestines elle tend à les faire reconnaître voire à les légaliser» (p.25). 6 «Il convient alors de rendre compte des représentations du métier par les travailleurs et des formes de reconnaissance qu ils y investissent. Celles-ci sont considérées comme une des sources de choix d itinéraires et de projets professionnels. Elles seraient en amont des stratégies de développement de leur qualification». 7 «Un ou plusieurs niveaux V?», Note de synthèse, Campinos-Dubernet M., Kirsch J.-L. (1990). 8 Certificat d aptitude professionnelle, Brevet d études industrielles. 10 La période avait vu se creuser «un déséquilibre profond entre l offre et la demande de travail» par le double effet de l augmentation du nombre d actifs et la stagnation du volume d emploi. Au titre des «mutations structurelles» relevées par les auteurs : le grippage du système de mobilité : le système de mobilités des secteurs de petits établissements (BTP, hôtellerie restauration, PME des biens d équipements) vers les grandes entreprises, qui offraient de meilleures perspectives de salaires et de carrières) avait tendance «à s enrayer» et l insertion des jeunes en devenait elle-même plus difficile ; la transformation des structures d emploi dans l industrie : la part des ouvriers ne cessait de diminuer de 1969 à 1988 principalement celle des ouvriers non qualifiés et ces évolutions mettaient en lumière «les limites d une organisation taylorienne et hiérarchisée». Dans le même temps, les effectifs d ingénieurs et de techniciens croissaient fortement (respectivement +36 % et +20 % durant la même période) ; la montée de la scolarisation qui se conjuguait à la croissance démographique et à la pression sociale «sensibilisée aux enjeux éducatifs». Deux incidences y étaient associées, l entrée des jeunes sur le marché du travail se faisait plus tard, et du côté des entreprises, celles-ci devenaient sensibles aux avantages à moyen terme des diplômés de plus haut niveau. à partir de 1980, le chômage devenait la plaque tournante du système des mobilités. D un côté la croissance de l emploi tertiaire ne compensait pas la réduction de l emploi industriel, et d autre part la pression démographique sur la demande d emploi était accentuée avec, en outre, l évolution des comportements féminins, qui tendaient à se rapprocher de plus en plus de ceux des hommes par la propension à se porter sur le marché du travail. Cette concomitance d évolutions apparaissait comme particulièrement défavorable aux non-diplômés, mais les
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