Club Parlementaire Sport Économie Cité

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Les coprésidents du Club : Jean-Jacques LOZACH Sénateur de la Creuse, Président du groupe d étude Sport Sophie AUCONIE Députée européenne, Présidente de l intergroupe Sport Club Parlementaire Sport Économie
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Les coprésidents du Club : Jean-Jacques LOZACH Sénateur de la Creuse, Président du groupe d étude Sport Sophie AUCONIE Députée européenne, Présidente de l intergroupe Sport Club Parlementaire Sport Économie Cité «Sport & Santé. L obésité comme enjeu de politique publique» Mardi 1 Jean-Jacques LOZACH, Sénateur de la Creuse, Coprésident du Club Parlementaire Sport Economie Cité Mesdames, Messieurs, je souhaite la bienvenue à chacun et je voudrais introduire notre dîner-débat par quelques mots. Il est organisé par le Club Parlementaire Sport Économie Cité, présidé par Sophie AUCONIE et moi-même. Trois instances se doivent d être à la tête de ce groupe, l Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen ; je suis convaincu que, dès notre prochaine rencontre, nous serons trois à présider ce club. Lors e notre précédente rencontre, nous avons évoqué l éthique sportive, et notamment la question des paris en ligne. Il s agissait de faire le point sur l application de la loi visant à l ouverture et à la régularisation de ces paris. Ce soir, nous sommes rassemblés pour évoquer un autre sujet, le sport-santé, avec pour angle d attaque la question de l obésité. Notre ministre des Sports est ellemême spécialiste de la médecine sportive, puisqu elle l a pratiquée, de façon très pragmatique, aussi bien en club qu en fédération sportive. Les liens entre le sport et la santé sont très étroits. Aujourd hui, c est un lieu commun de dire que le sport, c est la santé. Le sport ne se contente pas de prévenir certaines maladies, notamment celles liées au diabète, aux troubles cardiaques ou aux rhumatismes. Il permet également de guérir. Ce fait est aujourd hui démontré de façon imparable par de nombreuses études. La course à pied permet de lutter contre le surpoids, la natation est excellente pour le cœur, la gymnastique renforce la musculature. Mais, au-delà de cette image flatteuse pour le sport, chacun conviendra que ces affirmations valent dans le cas où l activité sportive est réalisée de façon appropriée, ce qui n est pas toujours le cas. Je citerai le baron Pierre de Coubertin : «Le sport est une passion qui, comme toutes les passions, ne peut pas ne pas engendrer du grabuge». Aujourd hui, et la recherche de performance n y est pas étrangère, nous comptons accidents sportifs par an entraînant une hospitalisation d urgence. Le fait de chercher à tout prix la performance amène parfois le sportif à se dépasser et à transgresser, en quelque sorte, ses limites physiologiques. Les traumatismes multiples engendrent un coût pour la Sécurité sociale. Je salue d ailleurs la présence parmi nous de l ancien président de la Mutualité française. Le sujet du jour est le sport comme source de bien-être, vu à travers une problématique de santé publique, l obésité. Deux éléments de contexte éclairent le débat, l un français, l autre anglais. La proposition anglaise est en totale opposition avec la pensée de Winston Churchill concernant l activité physique. Le 3 janvier 2013, des responsables du district de Westminster, au centre de Londres, ont posé la question suivante : pourquoi ne pas rendre le sport obligatoire pour les personnes en surpoids? La faisabilité de ce programme a été étudiée, avec la possible mise en place d une carte électronique permettant de vérifier l assiduité des personnes ciblées et un système de bonus-malus. Les récalcitrants pourraient se voir priver d un ensemble d aides sociales, ou voir leur fiscalité locale augmenter tandis que les bons élèves bénéficieraient de réductions sur leurs impôts. Pour préciser le contexte, il est à noter qu à partir du printemps 2013, les collectivités locales anglaises devront assumer de nouvelles prérogatives dans le domaine de la santé publique et réfléchissent donc à des mesures d économie. Cette proposition en est une illustration extrême. À l opposé, une expérimentation a été lancée en novembre par la ville de Strasbourg. Baptisée «Sport sur ordonnance», elle rejoint la préoccupation du ministère des Sports. Il est à noter que, dans la loi de finances de 2013, le sport-santé a été préservé, et pas seulement pour financer l agence française de lutte contre le dopage. Dans le contexte de rigueur actuel, il s agit sans aucun doute d un acte bienveillant. L expérience proposée à Strasbourg rend gratuit l accès aux installations sportives pour les personnes souffrant des différentes pathologies ciblées comme l obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires stabilisées, entre autres. 2 L objectif est, tout en limitant les maladies, de limiter les prescriptions médicamenteuses. Le sport, s il est parfois un coût pour la collectivité, peut également être source d économies. Je laisse maintenant la parole à M. JUANICO. Régis JUANICO, Député de la Loire, rapporteur du budget des sports à l Assemblée nationale. Mesdames, Messieurs, bonsoir. Je tiens à remercier M. LOZACH de me permettre d introduire, aussi rapidement que possible, ce débat. Je suis heureux, aux côtés de Pascal DEGUILHEM, député de Dordogne et spécialiste des questions sportives à la Commission des affaires culture, de vous accueillir ce soir. Lorsque je travaillais à la Commission des affaires culturelles, en tant que rapporteur pour avis, en 2009, j ai écrit un rapport thématique qui s intitule «Promouvoir les activités sportives et physiques tout au long de la vie, un enjeu de santé publique». Les rapports parlementaires sont souvent ignorés. Ce rapport précurseur, inspiré par de nombreuses études, éclaire bien ce que sont les enjeux liés au développement des activités physiques et sportives vis-à-vis de la santé publique. Pour commencer, deux constats s imposent. D une part, la sédentarisation est croissante dans nos sociétés. Nous restons assis, en moyenne, six heures par jour. Jean-François TOUSSAINT a commis un rapport remarquable à ce sujet, en 2008, intitulé «Retrouver sa liberté de mouvement». Il y explique que le temps consacré aux activités physiques a été divisé par dix de 1800 à nos jours. Aujourd hui, nous pratiquons en moyenne moins d une heure d activité physique par jour, contre plus de huit il y a deux siècles. D après l OMS, seulement un quart des Français de plus de quinze ans ont une activité physique suffisante. La dépense énergétique insuffisante est combinée à une alimentation trop riche et à l émergence d une culture des écrans. Une enquête du ministère de la Culture sur les comportements des Français pendant leurs temps de loisir indique que les adultes passent en moyenne 31 heures par semaine devant un écran. Pour les jeunes de 15 à 24 ans, le temps dédié aux écrans est de 37 heures, soit 5 heures et 20 minutes par jour. Ces facteurs entraînent une accélération de la sédentarité et, en conséquence, une augmentation des cas de surcharge pondérale. Les chiffres montrent qu en France, 50% des adultes se trouvent dans cette situation. Un adulte sur six est obèse. Un enfant sur cinq est obèse. En quinze ans, la prévalence de l obésité a augmenté de 76%. Une légère stabilisation a été observée ces dernières années. Sur cette question, le marqueur social est très fort. Les gens disposant de faibles revenus sont les plus touchés par l obésité, les régions les plus pauvres sont particulièrement concernées. Nous faisons face à un problème de santé publique majeur. Les études mondiales indiquent que l obésité est à l origine de 10% des décès, soit plus de cinq millions d individus par an. En France, elle représente entre 10 et 15% des décès. Cette mortalité est plus importante que celle liée au tabac. Ce problème représente un coût très important pour la Sécurité sociale. Les chiffres de l IMAPS nous éclairent sur les économies que l activité sportive pourrait générer pour la Sécurité sociale. Une personne inactive coûte chaque année à la Sécurité sociale 250 euros de plus qu une personne pratiquant une activité physique régulière. Le second constat, reconnu récemment par l Académie de médecine, est que l activité sportive est bénéfique à la santé physique, mais aussi psychique, et ce à tous les âges de la vie. Nous avons évoqué le diabète, l hypertension, les cancers du sein ou du côlon. J aimerais ajouter à cette liste les troubles musculo-squelettiques et les affections mentales. 3 J ai longuement travaillé sur les Risques Psycho Sociaux à l Assemblée nationale, ainsi que sur le stress au travail. Les activités physiques et sportives permettent de diminuer ce stress et l absentéisme, ce qui en fait, in fine, un facteur de compétitivité. Elles améliorent la digestion, la qualité du sommeil, les fonctions motrices, la force et l équilibre. Pour les personnes âgées, cela diminue le risque de chute ainsi que les possibilités de maladies chroniques liées au vieillissement. J ajoute que les activités physiques jouent un rôle de complément thérapeutique. Par exemple, l association CAMI (Cancer Arts Martiaux Information) utilise les activités physiques en ce sens et peut témoigner des résultats obtenus. Je terminerai par quelques préconisations. La première, concernant les pouvoirs publics, est la nécessité d impulser le développement dans les communes de plans de déplacement actifs. Il s agit de tout ce qui concerne la mobilité à force humaine, à savoir la mise en place de voies pédestres ou de voies cyclables sécurisées et de tout ce qui permet de refaçonner les quartiers afin d y intégrer une mobilité douce. Il est également essentiel d intégrer des équipements sportifs de proximité et des parcs urbains permettant de favoriser la pratique d activités physiques de proximité. Ma seconde préconisation concerne le développement des réseaux régionaux Sport Santé Bien-être, impulsés par Jean-Luc GRILLON, médecin conseil à la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale de Champagne-Ardenne. Ces réseaux servent à coordonner les différents acteurs médicaux et sportifs. Le CNDS (Centre National pour le Développement du Sport) doit également, dans sa politique de développement des équipements sportifs, privilégier la dimension santé et bien-être du sport. Un fonds a été créé par le ministère de la Santé et celui des Sports, à l initiative de la Ministre Valérie Fourneyron, afin d accompagner les projets les plus innovants à ce sujet. Une dernière préconisation concerne le développement des activités physiques et sportives tout au long de la vie, adaptée à tous les publics et à tous les âges. Il est important de favoriser, dès le plus jeune âge, l éveil sportif. Les bonnes habitudes, inculquées dès le plus jeune âge durent, à mon avis, pour le reste de la vie. Entre 3 et 20 ans, les jeunes pratiquent en moyenne entre cinq et six disciplines sportives différentes. Toutes les initiatives qui visent à faire entrer le sport avec par exemple comme à Saint-Etienne les écoles municipales des sports permettent de donner de bonnes habitudes aux plus jeunes. Je ne souhaite pas évoquer trop longuement la question du sport à l école, mais la réforme des rythmes éducatifs est fondamentale. Les clubs sportifs devront s investir dans la fin de journée des élèves, afin d accompagner les activités périscolaires. L université est également importante. Un rapport à ce sujet, réalisé il y a quelques années, est resté lettre morte. Il montrait que 70% des étudiants souhaitent pratiquer une activité physique ou sportive et que seuls 20% le font. Je souhaite évoquer le développement de ces mêmes activités dans le monde de l entreprise. Plusieurs pistes existent pour mobiliser des financements, dans les Comités d entreprise. Certaines entreprises s engagent déjà dans des démarches afin de disposer d équipements sportifs sur les lieux de travail ou font appel à des intervenants extérieurs afin d accompagner les salariés dans leur activité physique régulière. Il faut également penser à développer une offre physique adaptée pour les seniors, comme le propose l initiative ROSAS, à Saint-Étienne. Il est important de développer tout ce qui est de l ordre de la pratique de loisir dans les clubs, le sport plaisir, sans enjeux de compétition, comme la gymnastique volontaire, l athlétisme, la natation et tout ce qui permet de mobiliser les fédérations sur des offres non compétitives. Le sport santé bien-être est un gisement d emplois extrêmement important. Il faut aujourd hui imaginer de nouvelles filières de formations. Beaucoup de métiers sont à créer pour accompagner ces nouvelles pratiques. À Saint-Étienne, l IRMIS (Institut Régional de Médecine du Sport et d Ingénierie de la Santé) permet de coordonner, sur un même lieu, les médecins du sport, les chercheurs, la formation, les étudiants de STAPS, le CHU et certains acteurs des filières industrielles, liées au sport. Il existe un lien fort entre le sport-santé bien-être et la création d emplois sur les territoires. 4 Jean-Jacques LOZACH, Sénateur de la Creuse, Coprésident du Club Parlementaire Sport Economie Cité Je tiens à remercier M. JUANICO pour avoir évoqué toutes ces pistes qui, j en suis convaincu, permettront de structurer nos échanges. Je vais maintenant laisser la parole à Hubert GENIEYS, un nouveau membre de notre club parlementaire. Hubert GENIEYS, Vice président en charge de la communication de Nestle-Waters Pour commencer, je tiens à souligner à quel point nous sommes ravis de rejoindre ce groupe de réflexion. Le sport fait partie de l ADN de nos marques depuis de très nombreuses années. Nous nous associons au sport pour des raisons d image, mais également et surtout pour l activité physique, un élément essentiel pour la santé de nos consommateurs. À titre personnel, je travaille dans la division eau, ce qui est une chance vis-à-vis du problème de l obésité. Ce problème est complexe, multidimensionnel, il touche aussi bien à des paramètres sociaux que génétiques ou nutritionnels. Toutefois, il peut se résoudre simplement à travers une petite équation, à savoir la différence entre le nombre de calories qui entrent et le nombre de calories qui sortent de l organisme. Dans les deux cas, l eau a un rôle formidable à jouer. Il est important de le préciser. La résolution de ce problème majeur se fera de façon collective. Tous les acteurs de la société privée, publique et sportive, doivent se mobiliser afin de faire comprendre aux consommateurs que ce sont les habitudes, et non les produits, qui peuvent être mauvaises. Nous devons encore fournir un travail important afin de développer la notoriété du bien manger, du bien boire et du bien bouger. Jean-Jacques LOZACH, Sénateur de la Creuse, Coprésident du Club Parlementaire Sport Economie Cité Nous allons maintenant évoquer l ICCR, la Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique de l Université Laval à Québec. Le est ouvert à l international, et c est avec beaucoup de plaisir que nous souhaitons la bienvenue à nos amis québécois, et tout d abord au Directeur de l ICCR, Jean-Claude COUBARD. Jean-Claude COUBARD, Directeur de l ICCR Je remercie le Club Parlementaire Sport Economie Cité de nous avoir invités ici ce soir. Je ne suis pas Québécois, mais Français et, à ce titre, heureux de participer à cet échange. L ICCR a été créée au Québec, car c est là que travaille le professeur Jean-Pierre DESPRES, l expert mondial concernant une forme particulière d obésité, l obésité abdominale, plus connue en France sous le nom de «bedaine». Bien que l obésité soit caractérisée par une étiologie complexe. trois principales formes d obésité existent, l obésité massive, l obésité de l enfant et l obésité abdominale. Cette dernière n est pas prise en compte pas le corps médical international, ni même français. Pourtant, elle est simple à détecter. De très bons diagnostics très peu coûteux peuvent être réalisés en effectuant le dosage des triglycérides sanguins ainsi que la mesure du tour de taille. 5 Il était important de créer une structure internationale, académique, indépendante, originale, unique au monde. L ICCR regroupe plusieurs disciplines médicales différentes, ce qui n avait jamais été réalisé auparavant. En temps normal, les spécialistes travaillent en silo, et n échangent pas obligatoirement entre eux. Nous avons réuni les plus grands experts en santé cardiovasculaire, diabétologie, lipidologie, hypertension de même que dans les domaines de la nutrition et dusportincluant à la fois des cliniciens et des chercheurs fondamentalistes de grande renommée internationale. Nous nous réunissons deux ou trois fois par an dans le cadre de programmes d échanges, d éducation et d informations, à destination du corps médical et, depuis deux ans, du grand public. Nous sommes engagés dans une croisade mondiale de lutte contre l épidémie d obésité conduisant au diabète de type 2 et aux maladies cardiovasculaires. Avec la participation de ses 25 experts reconnus mondialement, la Chaire propose des programmes d éducation et d information destinés au corps médical de tous les pays ainsi qu au grand public. Pour ce faire, un des principaux outils est notre site Web, Ce site est maintenant le site de référence de l information scientifique et clinique sur le cardiométabolisme. Nous travaillons actuellement à la constitution de groupes de spécialistes dans différents pays afin de diffuser l information plus rapidement et plus efficacement. Nous venons à ce titre d en constituer un en France. Jean-Pierre DESPRES, Directeur scientifique de l ICCR Bonsoir Mesdames et Messieurs. Je suis très fier d être parmi vous ce soir, en France, d où mes ancêtres sont originaires. Je souhaite partager avec vous les travaux réalisés par mon laboratoire sur l obésité abdominale, sur ses causes, sa prise en charge et sa prévention. Nous travaillons sur ce sujet depuis 27 ans. Notre objectif est de prévenir et de prendre en charge l obésité abdominale en ciblant la qualité nutritionnelle et l activité physique. Nous avons un site Web éducatif visité par plus de 125 pays. Afin d être accessible au plus grand nombre, ce site est en anglais. Nous souhaitons toutefois le traduire en français. Nous nous sommes demandé s il était pertinent de créer un colloque afin de briser le fossé entre la cardiologie, la diabétologie et d autres disciplines. Pour lutter contre l épidémie de diabète, nous avons lancé un congrès international sur l obésité abdominale. La première réunion, tenue en Asie, a été un succès, et nous avons pris conscience qu il existait un besoin d éducation médicale sur ce sujet. Fort du succès de la troisième édition qui s est tenue cet été à Québec, un quatrième colloque aura lieu à Séoul en septembre Peut-être, un jour, pourrons-nous organiser un colloque en France. L homme a été conçu pour s adapter à des environnements très exigeants. Il y a quelques milliers d années, pour survivre, celui-ci parcourait de 15 à 20 kilomètres par jour. Pendant des centaines de milliers d années, seuls ceux qui parvenaient à accumuler suffisamment de tissu adipeux survivaient aux famines. En l espace de quelques décennies, nous avons créé un environnement où notre dépense énergétique a diminué de plusieurs centaines de calories par jour, alors que l offre nutritionnelle devenait de plus en plus dense en calories. À ceux qui se plaignent de ne pas parvenir à 6 perdre du poids, je réponds que Mère nature nous a conçus pour que nous nous gavions. Il est tout à fait normal de
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