Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology

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VRA chez les adolescentes victimes d'agression sexuelle Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology Année 11, Numéro 2 - Décembre 2013 Violence dans les relations amoureuses
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VRA chez les adolescentes victimes d'agression sexuelle Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology Année 11, Numéro 2 - Décembre 2013 Violence dans les relations amoureuses et symptômes de stress post-traumatique chez les adolescentes ayant dévoilé une agression sexuelle Martine Hébert 1, Marie-Eve Brabant 2, & Isabelle Daigneault 3 [Quebec, Canada] 1 Département de sexologie, UQAM, Montréal, Québec, Canada 2 Département de chirurgie, CHU Ste-Justine, Montréal, Québec, Canada 3 Département de psychologie, Université de Montréal, Montréal, Québec, Canada Cette recherche a été rendue possible grâce à une subvention du Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS). Nous tenons à remercier Huguette Joly et tous les intervenants du Centre d intervention en abus sexuels pour la famille, Anne Lauzon et les intervenants du Centre jeunesse de Montréal et de la Montérégie ainsi que les adolescentes qui ont accepté de participer au projet. Résumé Cette recherche transversale explore la prévalence de la victimisation au sein des relations amoureuses chez un échantillon clinique de 100 adolescentes (M = 14,68 ans) bénéficiant de services psychosociaux sous la loi sur la protection de la jeunesse ou débutant une intervention de groupe dans un organisme communautaire suite au dévoilement d une agression sexuelle. La présente analyse explore la contribution de la revictimisation au sein des relations amoureuses à la prédiction de symptômes de stress posttraumatique. Parmi les participantes, un peu plus de la moitié rapportaient avoir vécu au moins un épisode de violence en contexte de relations amoureuses. La revictimisation est associée à des symptômes plus importants chez les adolescentes. En effet, une régression hiérarchique a révélé qu au-delà du niveau de bouleversement associé aux différents évènements de vie adverses vécus, le fait de vivre la violence au sein des relations amoureuses contribuait à la prédiction de symptômes de stress post-traumatique atteignant le seuil clinique. Des pistes pour les pratiques d intervention et de prévention auprès des adolescentes victimes d agression sexuelle sont abordées. Mots-clés: agression sexuelle, violence dans les relations amoureuses, symptômes de stress posttraumatique. Abstract This cross-sectional study explores the prevalence of victimization in romantic relationships in a clinical sample of 100 adolescents (M = years) receiving psychosocial services under the youth protection act or participating in a group intervention in a community organization after the unveiling of sexual abuse. The present analysis explored the contribution of revictimization in the context of romantic relationships in the prediction of post-traumatic stress symptoms. A little more than half of adolescents reported having experienced at least one episode of violence in the context of their romantic relationships. Revictimization was associated to greater symptoms in teenagers. Indeed, a hierarchical regression revealed that over and above the level of distress associated with adverse life events experienced, experiencing violence in intimate relationships contributed to the prediction of symptoms of post-traumatic stress reaching the clinical threshold. Avenues for intervention practices and prevention among adolescent victims of sexual assault are discussed. Key-Words: Childhood sexual abuse, dating violence, post-traumatic stress symptoms. L agression sexuelle est fréquemment vécue par des personnes n ayant pas encore atteint l âge adulte. Ainsi, une méta-analyse récente ayant regroupé 217 publications provenant de différents pays et publiées entre 1980 et 2008 a estimé la prévalence de l agression sexuelle avant l âge de 18 ans à 18% chez les filles et à 7,6% chez les garçons (Stoltenborgh, Van IJzendoorn, Euser, & Bakermans-Kranenburg, 2011). La majorité des études publiées a mis l accent sur l'identification des symptômes à long terme de l agression sexuelle subie durant l enfance en s appuyant sur des études rétrospectives menées auprès d échantillons d adultes. Les résultats indiquent sans équivoque que l agression sexuelle subie durant l enfance est liée à de multiples conséquences à long terme. En fait, différentes recensions en arrivent à conclure que l agression sexuelle durant l enfance est un facteur de risque non spécifique pour un ensemble de troubles psychologiques à l âge adulte, dont la dépression, les idéations suicidaires, les troubles anxieux et le trouble de stress post-traumatique (TSPT), mais également des problèmes d'ordre médical et des comportements sexuels à risque (Maniglio, 2009). Malgré la prolifération des études sur ce thème depuis les 30 dernières années, nos connaissances quant aux conséquences à court terme chez les jeunes ayant vécu une agression sexuelle demeurent encore très parcellaires. Ainsi nous en savons encore relativement peu sur le parcours des victimes au moment de leur entrée dans la phase cruciale de l adolescence, période où elles font face à des enjeux importants liés, entres autres, à l identité et à l intimité. Les études menées à ce jour identifient des séquelles négatives associées à un historique d agression sexuelle chez les adolescents. En fait, les adolescents recrutés dans les centres d intervention et de traitement suivant le dévoilement d une situation d agression sexuelle sont susceptibles d afficher des niveaux élevés de détresse psychologique (Daigneault, Hébert, & Tourigny, 2006). D'autres résultats font référence à la présence de symptômes de dissociation et de comportements extériorisés (troubles du comportement, toxicomanie, délinquance, fugue), ainsi qu à différents comportements sexuels à risque (âge précoce des premiers rapports sexuels, nombre plus élevé de partenaires sexuels, contacts sexuels sans protection) (Fernet, Hébert, Gascon, & Lacelle, 2012), davantage présents chez les adolescents ayant vécu une agression sexuelle. La recherche suggère également qu à l adolescence, les victimes d agression sexuelle présentent un risque important d idéations ou de tentatives suicidaires (Brabant, Hébert, & Chagnon, 2012; Martin, Bergen, Richardson, Roeger, & Allison, 2004). Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est l une des constellations de symptômes les plus fréquemment identifiées chez les victimes d agression sexuelle (Paolucci, Genuis, & Violato, 2001). Les critères diagnostiques de l'état de stress post-traumatique réfèrent à la manifestation de symptômes d intrusion, d évitement des stimuli reliés au traumatisme et d hyperéveil. Une recension des recherches portant sur le trouble de stress post-traumatique à l adolescence et publiées entre 2000 et 2011 révèle que 57% des adolescents qui avaient subi un trauma sexuel présentaient un TSPT (Nooner et al., 2012). En fait, l une des premières recensions des études empiriques dont les principales conclusions demeurent d actualité avait souligné que les symptômes de stress post-traumatique constituaient l une des deux seules manifestations typiques des jeunes victimes d agression sexuelle par rapport à d autres populations cliniques (Kendall-Tackett, Williams, & Finkelhor, 1993). Les adolescents présenteraient une vulnérabilité particulière face au développement d un TSPT. Ainsi, ils ont un taux d exposition à des évènements traumatiques plus élevé comparativement aux adultes, ce qui est aussi le cas de leur taux de TSPT (Nooner et al., 2012). Les adolescentes présenteraient un taux de TSPT deux fois plus élevé que les garçons (Kilpatrick et al., 2003; Nooner et al., 2012). Toutefois, au sein d un échantillon d adolescents (n = 389) âgés de 8 à 16 ans rapportant une agression sexuelle et ayant été en contact avec des services psychosociaux, les garçons avaient tout autant de TSPT que les jeunes filles (Maikovich et al., 2009). Certains facteurs liés au trauma vécu semblent influencer la présence et l intensité des symptômes liés au TSPT. Les caractéristiques de l évènement traumatique telles que la durée, la sévérité et le lien avec l agresseur semblent jouer un rôle sur l intensité des symptômes liés au TSPT (Molnar, Buka, & Kessler, 2001). Ainsi, une agression sexuelle chronique, très sévère (avec pénétration ou une tentative de pénétration) ou impliquant l utilisation de la force serait associée à davantage de symptômes du TSPT (Boney-McCoy & Finkelhor, 1995; Wolfe, Sas, & Wekerle, 1994). Par ailleurs, le fait d avoir vécu plusieurs traumas dans l enfance peut aggraver la sévérité du TSPT (Nooner et al., 2012). Bon nombre d études ont d ailleurs fait valoir l important taux de cooccurrence des situations de mauvais traitements. Dans une vaste enquête téléphonique effectuée auprès de plus de enfants et adolescents, ceux ayant été victimisés Journal International De Victimologie 11(1) VRA chez les adolescentes AS sexuellement étaient particulièrement susceptibles d avoir subi un autre type de victimisation dans le passé. En effet, 97% d entre eux affirmaient avoir vécu au moins un autre événement traumatique et dans 43% des cas, il s agissaient de maltraitance (Finkelhor, Ormrod, Turner, & Hamby, 2005). Ainsi, les jeunes victimes d agression sexuelle sont susceptibles de rapporter d autres formes de victimisation pendant l enfance, notamment d avoir été témoins de violence conjugale, victimes d abus physique ou de négligence pendant l enfance (Nooner et al., 2012). Outre le nombre de victimisation ou d évènements de vie adverses vécus, il importe aussi de considérer la perception de l impact de ces évènements qui peut influer sur l intensité du TSPT. Dans leur recension, Nooner et al. (2012) stipulent que même en contrôlant pour le nombre d évènements traumatiques vécus, les adolescentes sont tout de même deux fois plus susceptibles d être au prise avec un TSPT que les adolescents. Ainsi, des variables distinctes selon le genre pourraient influencer le développement de TSPT. Entre autres, il semble que comparativement aux garçons, les jeunes filles sont davantage susceptibles d entretenir des perceptions négatives d elles-mêmes et du monde environnant suite à un trauma. D ailleurs, de telles cognitions se sont révélées être des facteurs prédictifs du TSPT parmi la population générale d adolescents et d adolescentes (Nooner et al., 2012). Alors que la présence d autres formes d évènements traumatiques a été prise en compte, la présence de violence dans les relations amoureuses est rarement considérée afin d expliquer l ampleur des symptômes de stress post-traumatique chez les adolescentes agressées sexuellement. Pourtant, une des plus inquiétantes conséquences associées à l agression sexuelle vécue pendant l enfance est le risque de revictimisation sexuelle et relationnelle auquel les victimes sont exposées. Bien que les mécanismes en jeu ne soient pas encore clairement définis, certains modèles conceptuels offrent des pistes pour mieux comprendre le phénomène (Hébert, Daigneault, & Van Camp, 2012). À titre d exemple, certains auteurs suggèrent que le sentiment d impuissance décrit dans le modèle des dynamiques traumagéniques de Finkelhor et Browne (1985) souvent ressenti par les jeunes victimes d agression sexuelle peut les conduire à utiliser des stratégies d autoprotection moins efficaces lors de situations à risque (Banyard, Arnold, & Smith, 2000). En outre, les sentiments d impuissance ressentis par les victimes, de même que les difficultés de régulation des émotions résultantes d une agression sexuelle et différentes formes de mauvais traitements vécus en concomitance, peuvent leur rendre difficile la reconnaissance des comportements violents et la rupture d une relation empreinte de violence (Banyard et al., 2000). L agression sexuelle durant l enfance a aussi été liée à un plus jeune âge lors des premières relations sexuelles et à un nombre plus élevé de partenaires sexuels, qui en euxmêmes constituent des facteurs associés à un risque plus élevé de subir de la victimisation dans le contexte des relations amoureuses à l adolescence et au début de l âge adulte (Vézina & Hébert, 2007) et ainsi d augmenter le risque de développer un TSPT. Plusieurs études ont documenté le risque accru de vivre de la violence sexuelle, physique ou psychologique de la part d un partenaire amoureux à l âge adulte après une agression sexuelle durant l enfance (Coid et al., 2001; Daigneault, Hébert, & McDuff, 2009; Desai, Arias, Thompson, & Basile, 2002; DiLillo, Giuffre, Tremblay, & Peterson, 2001; Whitfield, Anda, Dube, & Felitti, 2003). Les études ayant exploré ce risque de revictimisation chez les adolescentes avec un historique d agression sexuelle sont par contre beaucoup plus rares. Tourigny, Lavoie, Vézina et Pelletier (2006) concluent que le fait d avoir vécu une agression sexuelle intrafamiliale contribue à la prédiction de la victimisation psychologique et physique dans les relations amoureuses chez un échantillon issu de la communauté de 427 adolescentes âgées de 13 à 17 ans. En fait, les jeunes ayant vécu une agression sexuelle intrafamiliale sont près de trois fois plus à risque de rapporter subir de la violence physique et de la violence psychologique au cours de la dernière année en contexte amoureux. Par contre, dans leur analyse, l agression sexuelle n apparaît pas associée au risque de vivre la victimisation sexuelle dans les relations amoureuses. Certaines études ont aussi exploré la prévalence de la violence au sein des relations amoureuses chez des échantillons d adolescents signalés pour mauvais traitements et donc considérés plus à risque de vivre à nouveau de la violence. Ainsi, deux études québécoises auprès d'adolescentes référées ou suivies en Centre jeunesse majoritairement pour agression sexuelle révèlent des taux de violence dans les relations amoureuses nettement supérieurs à ceux observés auprès d'adolescentes provenant de la population générale. On observe en effet que de 82 à 88% des jeunes rapportent avoir subi de la violence psychologique, 45 à 67% de la violence physique alors que 70% mentionnent avoir vécu des situations de coercition sexuelle (Cyr, McDuff, & Wright, 2006; Manseau, Fernet, Hébert, Collin- Vézina, & Blais, 2008). Dans une des rares études à avoir mis en lien l accumulation des effets de l agression sexuelle et la violence dans les relations amoureuses, il est d abord constaté que près de la moitié des adolescentes qui ont subi une agression sexuelle durant l enfance rapportaient avoir été agressées psychologiquement, physiquement ou sexuellement dans leurs premières relations amoureuses à 15 ans, ce qui représente le double du taux relatif aux adolescentes non victimes d agression sexuelle (Hébert, Lavoie, Vitaro, McDuff, & Tremblay, 2008). Les conséquences d avoir vécu les deux formes de traumatismes ont par la suite été mises en évidence, révélant que 85% des filles rapportant une agression sexuelle impliquant une pénétration et de la violence dans leurs relations amoureuses souffrent d au moins un trouble intériorisé, par rapport à 23% des filles qui n ont pas subi de traumatismes multiples. Le fait de subir les deux types de traumatismes a également été associé à une probabilité de six à sept fois plus élevée de souffrir de symptômes extériorisés. L effet cumulatif de l agression sexuelle durant l enfance et de la violence dans les relations amoureuses est donc avéré, notamment en ce qui concerne une augmentation accrue des taux de symptômes intériorisés et extériorisés. Toutefois, aucune étude similaire auprès d adolescentes nous permet de savoir si cet effet cumulatif entraîne également davantage de symptômes liés au TSPT que lorsque les traumatismes durant l enfance ne sont pas accompagnés de revictimisation en contexte amoureux à l adolescence. La présente étude vise donc à : a) documenter la prévalence de la violence dans les relations amoureuses chez un échantillon d adolescentes victimes d agression sexuelle; b) explorer la contribution de la violence au sein des relations amoureuses à la prédiction des symptômes de stress post-traumatique atteignant le seuil clinique, et cela, au-delà d autres évènements de vie qui pourraient également contribuer aux symptômes liés au TSPT. De telles analyses pourront offrir des pistes d interventions à privilégier auprès des adolescentes victimes d agression sexuelle. Méthodologie Participants Les participantes (n = 100), toutes âgées entre 12 et 17 ans (M = 14,68 ans, ET = 1,38), ont été recrutées dans trois centres d intervention. Les adolescentes suivies au Centre jeunesse de Montréal et au Centre jeunesse de la Montérégie alors qu elles bénéficiaient de services psychosociaux sous la loi sur la protection de la jeunesse ont été invitées à participer. Des adolescentes débutant une intervention de groupe pour victimes d agression sexuelle au Centre d intervention en abus sexuel pour la famille (CIASF) de Gatineau ont également été sollicitées. Mesures Les participantes ont été invitées à remplir des questionnaires portant sur la violence dans les relations amoureuses, les symptômes du TSPT et les évènements de vie adverses. L intervenant psychosocial responsable du dossier était appelé à remplir la grille d information sur les caractéristiques des agressions sexuelles vécues. Violence dans les relations amoureuses. Différentes formes de victimisation dans le contexte des relations amoureuses ont été évaluées par une adaptation du Conflict Tactics Scales (Straus, Hamby, Boney-McCoy, & Sugarman, 1996). Quatre énoncés portaient sur la présence de violence psychologique, sept énoncés sur la violence physique et cinq questions réfèrent aux blessures subies suite aux incidents de violence. Tous les énoncés font référence aux expériences vécues au cours des 12 derniers mois avec le partenaire amoureux actuel ou avec le dernier partenaire si la participante n avait pas de partenaire au moment de la passation du questionnaire. Symptômes de stress post-traumatique. Une version abrégée de 40 énoncés du Children s Impact of Traumatic Events Scale-Revised (CITES- R; Wolfe, Gentile, Michienzi, Sas, & Wolfe, 1991) a été traduite en français (Hébert & Parent, 1999) et utilisée pour évaluer les symptômes de stress posttraumatique en lien avec l'agression sexuelle vécue. Chaque énoncé comporte une échelle de réponse en trois points (faux, un peu vrai, très vrai). Trois dimensions sont considérées afin d évaluer les symptômes du TSPT: intrusion, évitement et hyperéveil. Aux fins de cette étude, un score dichotomique a été dérivé à partir des critères du DSM-IV (American Psychiatric Association, 2000) pour distinguer les participantes présentant un TSPT de celles n en présentant pas. Évènements vécus. Les 20 évènements adverses vécus au cours de l'enfance et de l'adolescence ont été recensés à l'aide du Questionnaire on Events from Childhood and Adolescence (QECA; Thériault, Cyr, & Wright, 1996). En plus d'inscrire la présence ou l'absence pour chacune des situations investiguées, les participantes devaient indiquer l âge au moment où la situation a débuté et s est terminée, ainsi qu évaluer son niveau de bouleversement en lien avec l évènement (pas du tout, peu, assez, extrêmement bouleversée). Caractéristiques des agressions sexuelles. Un questionnaire élaboré spécifiquement pour cette recherche a été rempli par l intervenant responsable de l adolescente afin de recenser les caractéristiques des agressions sexuelles vécues (sévérité des actes impliqués, lien à l agresseur, fréquence, etc.). VRA chez les adolescentes AS Procédure Le consentement écrit a été sollicité chez les adolescents ainsi qu auprès des parents ou d une figure parentale en position d autorité pour les adolescentes de moins de 14 ans. Les participantes ont rempli le questionnaire en présence d une assistante de recherche et ont reçu un certificat-cadeau en guise de remerciement pour leur participation. À la fin de la passation, les participantes ont
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