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Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology Tome 3, numéro 3 (Avril 2005) La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle MERCIER, C. [CANADA, QC]
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Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology Tome 3, numéro 3 (Avril 2005) La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle MERCIER, C. [CANADA, QC] Auteure Ph.D. Département de médecine sociale et préventive Université de Montréal Résumé Pour un adulte avec une déficience intellectuelle, le risque d être victime d un acte criminel peut être jusqu à 13 fois plus élevé que pour la population générale. Ces personnes sont souvent dans une situation permanente de victimisation et sont vulnérables à leur domicile aussi bien que dans les lieux publics et les services. Les crimes donnent rarement lieu à des plaintes, à des poursuites ou à des sanctions. Cet article vise à présenter les données déjà connues sur la victimisation des personnes avec une déficience intellectuelle pour ce qui est de la prévalence, des facteurs de vulnérabilité, des circonstances et des séquelles de l abus et de la négligence. Sur la base de ces informations, il sera ensuite possible d aborder la question de la prévention. Mots-clés Personnes avec une déficience intellectuelle, victimisation, facteurs de vulnérabilité, prévention Introduction Les personnes avec une déficience intellectuelle présentent des facteurs spécifiques de vulnérabilité qui font en sorte qu elles sont plus à risque d être victimes d un crime, d abus ou de négligence que la population générale. Voilà pourquoi la grande majorité de ces personnes vont, à un moment ou l autre, faire face à des situations où elles seront menacées, victimisées et où leurs droits seront brimés. La situation est inquiétante : les victimes sont nombreuses, les cas d abus et de violence sont abondants, fréquents et rarement dénoncés, et les ressources permettant de prévenir ou de contrer le problème sont quasi-inexistantes. Cet article vise à présenter les Journal International De Victimologie 2005; 3(3): données déjà connues sur la victimisation des personnes avec une déficience intellectuelle pour ce qui est de la prévalence, des facteurs de vulnérabilité, des circonstances et des séquelles de l abus et de la négligence. Sur la base de ces informations, il sera ensuite possible d aborder la question de la prévention. Une situation préoccupante La situation de la victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle est relativement bien documentée, particulièrement pour ce qui est de l Australie, de l Angleterre, des États- Unis et du Canada. Les études réalisées depuis les années 1990 qui dressent l inventaire des actes d abus et de violence dirigés contre les personnes présentant une déficience intellectuelle en viennent toutes à la conclusion d une situation de sur-victimisation, les risques pouvant être jusqu à 13 fois plus élevés pour certains types d offenses (Petersilia, 2000). Ainsi, au début des années 1990, le Australian Bureau of Statistics (Wilson & Brewer, 1992) rapportait que, pour ces personnes, le taux de risque d être victime d un vol avec coups et blessures était 12,7 fois plus élevé que pour la population générale, celui d être victime d une agression sexuelle, 10,7 fois plus élevé, et celui d être victime d une agression en général, 3 fois plus élevé (Tableau 1). Pour les vols en général, la différence de taux est de 1,2. En ce qui concerne le risque d être victime de bris et d effraction de propriété, le taux est 1,8 fois plus élevé que pour le reste de la population, pour le cambriolage, le taux est 1,2 fois plus élevé, et pour les vols de véhicules, le taux de risque est pratiquement égal à celui encouru par n importe quel individu. Ce plus faible écart s explique sans doute par le fait que ces offenses sont probablement encore moins rapportées que les autres, et qu une personne avec une déficience intellectuelle possède moins de biens matériels qu une personne sans déficience. Tableau 1 Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 210 La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle Pourcentages et taux de victimisation des personnes avec une déficience intellectuelle. Types d offenses Victimes avec DI Victimes sans DI Différence de taux Vol agression avec 5,1% 0,4% 12,7 fois + Agression sexuelle Agression en général 3,2% 0,3% 10,7 fois + 11,4% 4,0% 2,9 fois + Vol général Bris effraction propriété en et de 7,6% 6,4% 1,2 fois + 11,4% 6,4% 1,8 fois + Cambriolage 4,4% 3,7% 1,2 fois + Vol d auto 0,6% 0,7% 0,9 fois + Source : Wilson et Brewer (1992) Les personnes avec une déficience sont aussi plus exposées à des crimes de nature économique. Souvent, leurs revenus (salaire, pension gouvernementale, héritage) sont gérés par un tiers, ami, parent ou intervenant. Dans ce genre de situation, des cas de vol ou de fraude peuvent se produire : certains fiduciaires retiennent et gardent une partie de l argent versé à l individu présentant une déficience intellectuelle sans l en informer, ou encore en lui faisant croire qu il est normal qu ils soient rémunérés pour l aide qu ils lui apportent, ou qu ils en tirent un certain profit (Lukasson, 1992). Les femmes sont plus à risque d être victimes d agression, en particulier de nature sexuelle. Plusieurs recherches démontrent que la majorité des femmes présentant une déficience intellectuelle ont été, à un moment ou l autre de leur vie, agressées ou abusées sexuellement. Suivant les enquêtes menées aux États-Unis entre 1986 et 1997, 70 à 90% des femmes avec une déficience intellectuelle ont déjà été victimes Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 211 Mercier, C. d agression ou d abus sexuels au cours de leur vie (Feuerstein, 1997; Hard, 1986; Sobsey & Doe, 1991; Stimpson & Best, 1991; Stromsness, 1993; Tyiska, 1998). Les pourcentages rapportés pour les hommes sont de l ordre de 32% (Hard, 1986) et de 54% (Stromsness, 1993). Suivant deux études, l une américaine, l autre canadienne (à l Université de l Alberta), dans respectivement 50% et 46,6% des cas, les agressions souvent sévères sont répétées 10 fois ou plus (Sobsey & Doe, 1991; Sobsey, 2000). L étude réalisée par l Université de l Alberta auprès de 100 femmes présentant une déficience intellectuelle ayant été victimes d agression ou d abus sexuels a démontré que seulement 27,4% des répondantes n avaient vécu qu un seul épisode d abus (Sobsey, 2000). Chez les enfants, les risques de mauvais traitements et de négligence sont aussi très élevés. Les risques de mauvais traitements et d abus physique sont de 2,1 (Crosse, Kaye & Ratnofsky, 1993) à 3,8 fois (Sullivan & Knutson, 2000) plus élevés que chez les enfants ne présentant pas de déficience intellectuelle. Le risque d abus sexuel est de 1,8 fois (Crosse et al., 1993) à 3,1 fois (Sullivan & Knutson, 2000) plus élevé et celui de négligence psychologique de 2,8 (Crosse et al., 1993) à 3,9 fois (Sullivan & Knutson, 2000) plus élevé. Aux États-Unis, Stromness (1993) a estimé que 50% des personnes avec une déficience intellectuelle avaient déjà été victimes d inceste au cours de leur vie. Entre 70 et 90% de ces cas s étaient produits avant 18 ans. Les premiers mauvais traitements se produisent majoritairement au cours des deux premières années de vie (Ammerman, Van Hasselt, Hersen, McGinigle & Lubetsky, 1989). Ils se produisent à plusieurs reprises, prennent différentes formes (Sullivan & Knutson, 2000) et sont infligés par différents abuseurs (Ammerman et al., 1989; Baladerian,1994). Facteurs de vulnérabilité De nombreux facteurs peuvent contribuer au fait qu une personne avec une déficience intellectuelle soit plus vulnérable que le reste de la population (Petersilia, 2001). Bien souvent, elle est dépourvue de connaissances lui permettant de se prémunir contre diverses formes d abus. En ce qui a trait à la sexualité, par exemple, une grande partie des personnes avec une déficience intellectuelle n ont jamais ou n ont que très peu reçu d éducation sur la vie sexuelle et affective au cours de leur vie. Elles ont peu de références sur ce que devrait être la sexualité. Ainsi, au moment où elles sont impliquées dans une relation sexuelle, elles ont du mal à discerner les gestes qui sont appropriés, respectueux et affectueux de ceux qui sont inappropriés ou de nature criminelle. Il leur est difficile de reconnaître les personnes avec qui il est convenable d avoir une relation sexuelle et dans quel contexte cette relation est appropriée. Un individu peut aussi ignorer qu il détient le droit de refuser de se prêter à des actions auxquelles il n a pas envie de prendre part (Petersilia, 2001; Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 212 La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle Nettelbeck & Wilson, 2002; Strickler, 2001). En plus de manquer de connaissances et d éducation sur la sexualité, les individus qui ont une déficience intellectuelle sont beaucoup plus fragiles à la manipulation et font preuve d une plus grande naïveté. Ainsi, ils sont moins aptes à reconnaître un danger potentiel et sont moins portés à se méfier des personnes qui pourraient leur causer du tort. Ils ont tendance à percevoir tout être exprimant de la gentillesse ou de la bonté à leur égard comme un ami. De la même manière, par peur de se faire rejeter ou de ne pas être acceptée, la personne acceptera de poser des gestes et de se soumettre à des actes avec lesquels elle n est pas confortable ou pour lesquels elle n est pas consentante. Cette forte tendance à s incliner devant l autre peut s expliquer par le fait que, tout au long de leur vie, ces personnes ont pu être réduites à la soumission et à l obéissance et avoir été élevées à croire qu elles n avaient pas de contrôle sur leur vie (Strickler, 2001; Furey, 1994; Université de Montréal, 2003). De façon générale, les déficits dans les compétences interpersonnelles contribuent à la vulnérabilité des personnes (Nettelbeck, Wilson, Potter & Perry, 2000). Bien souvent, les victimes sont dépendantes de leur abuseur, c està-dire que sa présence leur est nécessaire pour répondre à leurs besoins quotidiens et bénéficier d un contact social leur permettant de briser l état d isolement auquel elles sont confinées (Petersilia, 2000). Cette dépendance est aussi économique. À ce sujet, une étude a démontré que 74% des femmes américaines présentant une déficience intellectuelle étaient sans emploi. Celles qui se trouvaient sur le marché du travail ne gagnaient que 64% du salaire d une femme sans déficience, et ce, pour un même emploi (Erwin, 1999). Dans ce même ordre d idées, Santé Canada rapporte que seulement 28% des personnes avec une déficience intellectuelle qui sont en âge de travailler ont un emploi salarié, et que plus de 93% de ces personnes ont un revenu annuel inférieur à $ (Santé Canada, 2004). Il est évident qu une telle situation place ces individus dans une position de faiblesse et de dépendance. Ce statut de dépendance auquel la victime est soumise contribue énormément au fait que les situations d abus et de violence perdurent sans qu elles ne soient dévoilées et rapportées aux autorités. Ainsi, même si la victime devine que certains gestes posés à son endroit sont de nature abusive, minces sont les chances que ces derniers soient dénoncés. La personne craint, advenant le cas où son assaillant serait arrêté, de perdre une relation significative, d être abandonnée, de ne plus être aimée, d être contrainte à un confinement plus sévère, d être placée dans une institution (ou encore d y perdre sa place, selon le cas) et de se retrouver isolée. Dans les cas où l agresseur est un membre de la famille, la victime peut renoncer à le dénoncer, de peur d être à l origine d un conflit familial. Il arrive aussi que la personne en Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 213 Mercier, C. proie à une situation de violence et d abus fasse preuve d une loyauté excessive à l égard de son abuseur. Par respect pour lui, elle craindra de lui faire du mal en le dénonçant, ou même de commettre une grave erreur. Le fait que la victime soit dépendante de son abuseur peut aussi entraîner un sentiment de honte et de culpabilité chez cette dernière qui, de plus, se sent impuissante et n a aucune confiance en elle. Enfin, les personnes sont peu informées de leurs droits et des recours possibles (Université de Montréal, 2003). Un individu avec une déficience est doté d un vocabulaire plus limité, présente parfois des troubles de langage et a du mal à mettre des mots sur des actions et des événements ou encore à entrer dans les détails (Petersilia, 2001). Ces problèmes de communication constituent une autre raison qui fait que la personne avec une déficience intellectuelle en situation d abus a du mal à dévoiler cette situation et à dénoncer son agresseur. Wilson et Brewer (1992) rapportent que 40% des crimes commis à l encontre d une personne avec une déficience légère ne sont pas rapportés. Ce taux grimpe à 70% dans le cas des personnes avec une déficience de modérée à profonde. Advenant le cas où la personne dénoncerait le délit ou l abus dont elle a été victime, elle a moins de chances d être prise au sérieux. La stigmatisation dont la déficience intellectuelle fait l objet, de même que certains préjugés et attitudes contribuent aussi à la vulnérabilité des personnes. L une des croyances les plus pernicieuses prétend que les personnes avec une déficience intellectuelle sont des êtres dénués d émotion, asexués, pouvant facilement oublier les événements et pour qui les séquelles d un geste d abus seraient moindres, voire inexistantes. Ces fausses conceptions donnent à penser à l agresseur que les actes commis sont moins graves que s ils avaient été dirigés contre une personne sans déficience. Or, comme il sera possible de le voir plus loin, les actes d abus et de violence entraînent les mêmes conséquences chez les personnes avec une déficience intellectuelle que chez les victimes de la population générale. Les personnes avec une déficience intellectuelle ont plus de chances de vivre dans des environnements difficiles, plus pauvres et plus violents que la moyenne et d habiter dans des quartiers plus défavorisés et plus dangereux (Sobsey, 1994). Elles sont aussi plus susceptibles de s isoler ou de se joindre à d autres groupes vulnérables. Ainsi, elles ont moins de possibilités d être mises en contact avec des personnes et des services pouvant leur venir en aide (Petersilia, 2001). L ensemble des limitations attribuables à la déficience intellectuelle, aux préjugés et aux conditions de vie contribue énormément à la vulnérabilité d un individu. Par conséquent, la personne qui présente une déficience intellectuelle se trouve être une proie facile pour les activités criminelles : elle est plus Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 214 La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle facile à repérer, plus accessible et peu protégée. Les individus malveillants et les criminels voient en elle une occasion de poser un geste pour lequel le risque de répercussions est minime, même si ce geste va à l encontre de la loi. Comme il a été vu plus haut, les délits à l encontre des personnes avec une déficience intellectuelle sont sous-rapportés et, s ils le sont, la plainte est fréquemment non retenue, étant donnée la faible crédibilité attribuée au témoignage (Lukasson, 1992; Petersilia, 2001). Situations d abus et de négligence. Les situations d abus et de négligence peuvent survenir à la résidence de la personne, dans les services, dans les lieux publics ou en institution. Une étude réalisée en Angleterre auprès de personnes présentant une déficience intellectuelle a démontré que 88% d entre elles avaient déjà été importunées ou brutalisées sur la place publique, dans un autobus ou à la maison (Mencap, 1999). Les personnes avec une déficience intellectuelle sont particulièrement vulnérables dans leur milieu de vie, qu il s agisse du milieu familial, d un lieu de résidence substitut ou d une institution. Parmi les risques encourus, on signale ceux d être nourri de façon inadéquate, d être confiné dans un espace restreint et de ne pas recevoir les soins médicaux nécessaires. Il arrive aussi que certains membres de la famille ou de l entourage induisent une carence affective importante et en viennent à des agressions verbales et des réprimandes chroniques (Université de Montréal, 2003). En institution, l intimité du résident n est pas toujours respectée et sa liberté est souvent brimée : il peut être tenu de prendre des médicaments contre son gré ou encore de subir des examens médicaux répétitifs et injustifiés. Les personnes peuvent être limitées dans leur possibilité de prendre leurs propres décisions (Université de Montréal, 2003). Dans la communauté tout comme dans son milieu de vie immédiat, la personne qui présente une déficience intellectuelle est toujours à risque d être victime de persécution, de discrimination et de dévalorisation (Université de Montréal, 2003). Les problèmes d abus et de violence peuvent survenir dans des services autres que résidentiels. Dans l enquête menée par (Mencap, 1999), 30% des répondants ont rapporté avoir été victimes dans leur propre centre de jour. Suivant Sobsey et Doe (1991), 10% des cas d agressions ont eu lieu dans des véhicules de transport adapté. Craine, Henson, Colliver et MacLean (1988) rapportent une prévalence de 51% de cas d abus sexuels sur un échantillon de 105 patientes avec une déficience intellectuelle d un hôpital psychiatrique. Suivant une enquête américaine, les prisonniers avec une déficience intellectuelle ont 1,4 fois plus de chances d être victimes de sévices et 3 fois plus de chances d être agressés sexuellement que tout autre prisonnier (Wiebe & Petersilia, 2000). Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 215 Mercier, C. Tout comme les situations de violence et d abus se produisent dans des environnements familiers, l agresseur est connu de la victime dans plus de 90% des cas. Suivant le Tableau 2 où sont rapportés les résultats de deux études réalisées respectivement au Canada (Université de l Alberta, (Sobsey, 2000))et aux États-Unis (Sobsey & Doe, 1991) et dont les résultats convergent passablement, des proches ou des intervenants sont le plus souvent mis en cause. Ont aussi été identifiés comme agresseurs, des membres de la belle-famille (2,2%), des employés du transport adapté (4,6%) et d autres personnes avec une déficience intellectuelle (12,8%). Tableau 2 Statut de l agresseur dans le cas d abus sexuels. STATUT SOBSEY (2000) SOBSEY et DOE (1991) Connu de la victime 91,7 91,7 Intervenants services généraux Intervenants services spécialisés des des 13,8 9,2 27,5 Voisins ou amis de la famille 19,3 15,2 Membres de la famille 9,2 16,8 Prétendants / conjoints 4,6 3,8 Séquelles Suivant la base de données de l Université de l Alberta (Sobsey, 2000), 54,1% des cas d agressions ont entraîné des blessures et des séquelles physiques apparentes. Quatre pour cent (4%) des victimes d agression sexuelle ont contracté une infection transmise sexuellement (ITS) et 3% sont devenues enceintes. Journal International De Victimologie 2005; 3(3) : 216 La victimisation chez les personnes avec une déficience intellectuelle Aux plans comportemental et psychologique, une personne victime d abus peut modifier son comportement et, dans le cas d abus sexuels, montrer de l inconfort lorsqu elle est touchée, s isoler des autres, régresser à un stade inférieur de développement, manifester de la peur, avoir un moins bon appétit et se montrer inconfortable à l endroit d une personne en particulier (Strickler, 2001). Certaines vont développer un stress posttraumatique (Ryan, 1994). À plus long terme, les actes d abus et de violence peuvent entraîner des séquelles psychologiques importantes. Craintives, les personnes ayant été victimes d abus peuvent faire preuve d une obéissance et d une soumission excessives, causées par une diminution de l estime de soi. Victimes d un traumatisme, elles manifesteront de l anxiété, de l agressivité,
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