L AFFAIRE BOURGI OU POUR EN FINIR AVEC «POLITIQUE DU VENTRE» ET AUTRES NÉGROLOGIES. Par Jean P. M PÉLÉ

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L AFFAIRE BOURGI OU POUR EN FINIR AVEC «POLITIQUE DU VENTRE» ET AUTRES NÉGROLOGIES Par Jean P. M PÉLÉ 10 janvier L AFFAIRE BOURGI OU POUR EN FINIR AVEC «POLITIQUE DU VENTRE» ET AUTRES NÉGROLOGIES
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L AFFAIRE BOURGI OU POUR EN FINIR AVEC «POLITIQUE DU VENTRE» ET AUTRES NÉGROLOGIES Par Jean P. M PÉLÉ 10 janvier 2012 1 L AFFAIRE BOURGI OU POUR EN FINIR AVEC «POLITIQUE DU VENTRE» ET AUTRES NÉGROLOGIES Le 11 septembre 2011, alors que les principaux médias français avaient programmé la compassion pour le peuple états-unien commémorant la décennie des attentats du 11 septembre 2001 à Manhattan, l avocat français par ailleurs libanais et sénégalais Robert Bourgi semblait vouloir ramener les citoyen-ne-s de la République française aux réalités hexagonales, en livrant dans un entretien à l hebdomadaire parisien le Journal du dimanche (JDD) 1 des informations, jugées explosives par la presse française, sur sa mission para-officielle de collecteur de millions d euros dans des palais présidentiels des États de l ancien empire d Afrique subsaharienne, au profit des dirigeants politiques français. Ainsi, depuis un quart de siècle, selon lui, des valises d argent servant à financer la campagne électorale de tel ou tel candidat à la présidence de la République française étaient acheminées de pays dont une importante partie de la population croupit dans la pauvreté, surtout depuis les politiques d ajustement structurel néolibéral. Ce qui ne peut que paraître incroyable, inadmissible ou insensé, au-delà du Français moyen, pour le bon sens postcolonial encore réceptif au discours sur l aide généreuse de la France à ses anciennes colonies, version postcoloniale de la «mission civilisatrice». Ces informations ont été catégoriquement infirmées par les occupants des palais présidentiels africains, exception faite de l actuel maître du palais de Libreville. Le président Ali Bongo affirmant juste que l accusation portait sur une période antérieure à son mandat, sans accabler son paternel prédécesseur, Omar Bongo, dont il avait été le ministre. Vu l importance de l accusation, le parquet de Paris avait, les jours suivants, jugé utile d ouvrir une enquête 2, qui ne pouvait pas apporter grand chose puisque Robert Bourgi luimême, dans ses interviews le lendemain de la parution du JDD journée qu il a passé dans 1 Laurent Valdigué, «Bourgi : J ai vu Chirac et Villepin compter les billets», Le Journal du Dimanche, 11 septembre 2011, 2 Thierry Lévêque (édité par Sophie Louet), «Ouverture d une enquête sur les accusations de Robert Bourgi», Reuters, 13 septembre 2011, 2 les médias, soulignait qu il ne possédait malheureusement pas de preuves matérielles de ses affirmations. Cela en dépit des témoignages sur la véracité du phénomène des valises d argent africano-françaises apportée d une part par des acteurs de la scène politique française, actuellement en retrait, mais ayant fréquenté les coulisses des relations africano-françaises, à l instar de Michel de Bonnecorse (ancien conseiller Afrique du président Jacques Chirac) 3 et Jean-François Probst (ancien collaborateur de Jacques Foccart et ancien conseiller de J. Chirac) 4, ou demeurés au premier plan, comme l ex-ministre et candidat habituel à la présidence de la République, François Bayrou 5. D autre part, par des acteurs politiques africains, à l instar de Mamadou Koulibaly qui a été un proche collaborateur de l ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son président de l Assemblée nationale 6. L inexistence maintes fois répétée de preuves matérielles semble avoir encouragé l ex-président Jacques Chirac subitement sorti de son anosognosie et son ancien Premier ministre Dominique de Villepin à brandir médiatiquement la menace d une plainte contre le supposé calomniateur, qui n est jusqu aujourd hui pas encore effective. L ancien président du Front national (FN), Jean-Marie Le Pen, également mis en cause par Robert Bourgi, a, le premier, évoqué le dépôt d une plainte. Des procès en perspective, alors, contre des déclarations qu une bonne partie de la presse africaine ainsi que certains observateurs, même académiques, de la scène politique dite françafricaine ont considéré comme relevant plutôt du secret de polichinelle 7. Pris dans la spirale de la médiatisation, le désormais célèbre Robert Bourgi aurait même, selon le bimensuel panafricain de Paris, Jeune Afrique. L intelligent, ajouté qu il n avait pas tout dit 8. Il en donne une preuve en apportant quelques jours plus tard, le 3 octobre 2011 lors de son audition judiciaire, quelques précisions sur les véritables porteurs et porteuses de valises, des dignitaires africain-e-s, qu il ne faisait qu accompagner 9. Mais cette occasion inespérée jusqu au 11 septembre 2011 et l ouverture de l enquête du parquet français d en savoir bien plus sur les combines de la FrançAfrique, un pas éventuel vers la suppression de 3 AFP, «Un Chiraquien affirme que Bourgi a aussi financé Sarkozy», Le Point, 11 septembre 2011 ; 4 «Fonds occultes : Bourgi mérite la prison!», Le Parisien, 12 septembre 2011, 5 Emmanuel Berretta, «Bayrou : J ai renvoyé les porteurs de valises», Le Point, 18 septembre, 2011, 6 «Mamadou Koulibaly confirme les propos de Robert Bourgi», Grioo.com, 12 septembre 2011, 7 Parmi les réactions académiques, il y a celle du camerounais de l Université de Witwatersrand (Afrique du Sud) Achille Mbembe, théoricien de la «postcolonie» dans un quotidien parisien : «Achille Mbembe, professeur d histoire : La France n est plus notre soleil» (!!!), Le Monde, 17 octobre 2011, 8 «Robert Bourgi à Jeune Afrique : Je n ai pas révélé le dixième de ce que je sais», Jeune Afrique, 18 septembre 2011, consulté le 21 septembre Fabrice Arfi, Karl Laske, «Bourgi balance Chirac et Villepin aux juges», Mediapart, 27 octobre 2011, 3 ce réseau, ne fait pas long feu. Deux mois après, l affaire est classée sans suite 10 par un juridisme non convaincant. Un acte qui n honore pas la justice française dont la réputation d indépendance est régulièrement mise à mal par sa grande habileté à étouffer des affaires impliquant des dirigeants politiques 11. Dans cet article, il ne s agit pas de prouver l existence de valises d argent voyageant des palais africains vers des bureaux de la présidence française, de la Primature ou de locaux de l opposition, mais plutôt de proposer, d une part, une compréhension historique du phénomène et des réactions suscitées, en les situant dans la connexion intellectualo-politique qui leur donne sens, à partir des informations auxquelles quiconque peut accéder, en France métropolitaine du moins. D autre part, d évoquer quelque conséquence qui peut en découler, concernant la persistance d un certain africanisme tendant à essentialiser une supposée altérité négro-africaine. Autrement dit, il s agit d une modeste contribution à la de-néocolonisation de l africanisme, dont la nocivité est souvent sous-estimée, car c est de la connaissance produite sur telle ou telle région du monde que dépend la définition du champ de possibles qui peuvent y être réalisés. Précisons par ailleurs que malgré un certain attachement au référencement comme gage d authenticité, notre préoccupation ici n est pas académique, mais intellectuelle critique. Voire militante, car nous n adhérons pas à la religion de la (pseudo) «neutralité axiologique» qui en une matière comme celle dont il est question ici signifierait indifférence à l égard de ses conséquences. Par ailleurs, nous pensons que la recherche menée avec un tel prétendu détachement axiologique relève d un autre militantisme, le carriérisme qui obéit aussi à une certaine morale, consistant à se faire cyniquement une bonne place, même sous le patronage des barbares distingués. Au risque d alourdir le texte, mais afin de ne pas sacrifier un aspect de l aventure d une notion centrale, nous allons commencer par un rappel, celui de quelques considérations sur la FrançAfrique que les déclarations de l ancien missus dominicus 12 de l Élysée ont davantage fait connaître dans les chaumières de la France profonde et au-delà. De la FrançAfrique 10 Gérard Bon (édité par Patrick Vignal), «L enquête sur les valises de Robert Bourgi classée sans suite», Reuters, 16 novembre 2011, 11 Renaud Lecadre, «Une justice aux ordres, ou la machine à étouffer les scandales», in Roger Faligot et Jean Guisnel (dir.), Histoire secrète de la V e République, Paris, La Découverte, 2007 [2006], p Selon Le Petit Robert de la langue française, les missi dominici étaient des «envoyés du maître», c est-à-dire des «Inspecteurs royaux qui visitaient les provinces, sous les Carolingiens, et notamment sous Charlemagne». Ce qui est assez clair! 4 Le terme est une déformation de l expression France-Afrique utilisée pendant la fin de la transition au postcolonialisme par Félix Houphouët-Boigny alors principal dirigeant du confédéral Rassemblement démocratique africain (RDA), membre du gouvernement français et opposé comme la majorité des dirigeants africains des colonies françaises d Afrique subsaharienne à l indépendance, à l image du oui massif au referendum de 1958 sur la constitution de la V e République, incluant la Communauté franco-africaine (vs l indépendance). Le terme était censé exprimer le fort attachement de ces évolués, du RDA en l occurrence, à la mère-patrie métropolitaine sous forme de la Communauté préconisée par le général de Gaulle. Il n y avait alors aucune once de péjoration. Bien au contraire, c était une subordination assumée par le dirigeant politique ivoirien, même après l accession de son pays à son corps défendant à l indépendance. Ce n est qu à partir des années 1990 que le terme est couramment utilisé comme mot-valise Françafrique le deuxième élément perdant sa capitale dans la fusion, comme s il s agissait de marquer sa subordination ou de confirmer son statut colonial d extension territoriale de l Hexagone à partir des publications de l association française Survie en général, et particulièrement des livres de son principal porte-parole, François-Xavier Verschave (économiste de formation, influencé par Braudel et ayant servi dans la coopération française en Algérie). Il devient alors péjoratif : «La Françafrique désigne une nébuleuse d acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l accaparement de deux rentes : les matières premières et l aide publique au développement. La logique de cette ponction est d interdire l initiative en dehors des initiés. Le système, autodégradant, se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique louchant vers la privauté 13.» L objectif de la dite association est ainsi de dénoncer (livres, brochures, billets, conférences publiques ), voire d exercer une pression sur les parlementaires, sur ce qu elle considère comme une anomalie dans le fonctionnement de la République aux conséquences nocives sur les populations africaines afin que d y mettent un terme. Autrement dit, l objectif est de rendre normales ou de moraliser les relations postcoloniales entre la France et ses anciennes colonies, des États dans lesquelles la souveraineté populaire est supplantée par la souveraineté d une transnationale publique métropolitaine. 13 Dossiers noirs de la politique africaine de la France n 7, Agir ici Survie, France Cameroun. Croisement dangereux!, Paris, L Harmattan, p. 8 ; cf. aussi F.-X. Verschave, La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Paris, Stock, 1998. 5 Précisons que le terme n est pas assez prisé dans les productions des savant-e-s spécialistes de l Afrique, les africanistes, ces hommes et femmes qui ont pratiqué la recherche sur le terrain en Afrique. La passion de l objectivité ou de la «neutralité axiologique» qui caractérise ces analystes scientifiques ne saurait faire bon ménage avec un terme dont l usage promu par une association de militant-e-s est ouvertement critique à l égard de la République dont ils se voient, malgré tout, comme membres de son élite intellectuelle. D ailleurs, il arrive que leur expertise du terrain africain soit sollicitée par les décideurs politiques métropolitains, voire qu un voyage de recherche soit financé par un service non académique ou ne relevant pas de l Éducation nationale/recherche scientifique, comme l affirment un ancien patron des Renseignements français ou tel chercheur africaniste africain formé en France mais ayant migré aux États-Unis pour échapper à la discrimination à l emploi et au clientélisme dans le monde de l africanisme français 14. C est surtout après la mort de F.-X. Verschave, en 2005, que le terme est sorti de son confinement dans les milieux militants dénonçant le néocolonialisme pour s étaler sans la discrétion d usage jusqu alors dans les journaux, à partir des chroniques funèbres que les grands journaux parisiens n ont pas manqué de consacrer à celui dont l activité avait été jusque là presque méprisée, traitée avec condescendance ou consciemment ignorée. Un journal tel que Marchés tropicaux et méditerranéens, rare survivant de la presse économique coloniale sur l Afrique, s est alors senti plus libre de l employer. Il est même entré dans le vocabulaire des diplomates états-uniens, comme le révèlent des câbles diplomatiques publiés par Wikileaks 15. Les réserves officielles et académiques ont sauté, bien que les guillemets de distanciation soient encore souvent d usage, y compris de la part de ceux/celles qui travaillaient savamment (en sciences politiques et sociales) sur l Afrique sans se rendre compte de l existence de ce phénomène. Il ne suffit pas d être sur le terrain Du moins, il n en était pas question jusque-là dans leurs travaux censés éclairer sur l objet de connaissance Afrique postcoloniale, voire indépendante. Des études, considérées comme savantes et de référence, relevaient les dysfonctionnements des États africains issus de l indépendance et leurs attribuaient divers prédicats particuliers/spécifiques, les distinguant des États démocratiques occidentaux contemporains, à l instar de «néo-patrimonialisme», cette actualisation dans les années de «patrimonialisme» appliqué par le sociologue allemand Max Weber à certaines réalités politiques du monde dit pré-moderne. 14 Claude Silberzahn [à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de 1989 à 1993] avec Jean Guisnel, Au cœur du secret, Paris, Fayard, 1995, p ; Charles Didier Gondola, Africanisme : la crise d une illusion, Paris, L Harmattan, 2007, p Il semble que le premier câble diplomatique états-unien, publié par Wikileaks, qui utilise le terme date de septembre 2005 : le «05Paris8378. A Conversation with Chirac s Africa Adviser», envoyé par l ambassade états-unienne à Paris et classé «Confidential». 6 De la «politique du ventre» à Négrologie L expression la plus prisée pour caractériser l État africain, à partir des années 1990, étant celle du politologue africaniste Jean-François Bayart : «politique du ventre» empruntée au parler populaire camerounais, mais utilisée par ce populisme qui «remplace [presque] l analyse des structures et des mécanismes de la domination par la célébration de la culture des dominés et de leur point de vue élevé au rang de proto-théorie en acte 16» dirait Bourdieu comme sous-titre, sans guillemets, d un ouvrage de référence en politologie africaniste L État en Afrique (Fayard, 1989) 17. Un ouvrage dans lequel l auteur réalise la prouesse de parler de la nature des États africains hérités de la colonisation française, voire de la kleptomanie des cercles dirigeants africains francophones, sans s arrêter sur les réseaux de la FrançAfrique qui, entre autres, structurent la vie desdits États 18. Conséquence d un choix méthodologique qui va faire florès pendant une décennie dans certains milieux africanistes, métropolitains ainsi qu africains, en mal de nationalisme culturel : la compréhension de l Afrique ou des sociétés africaines dans leur «historicité propre» (J.-F. Bayart), autrement dit «leurs propres raisons d être et leur rapport à rien d autre qu à elles-mêmes 19» (Achille Mbembe). A ce moment-là, le tiers-mondisme, l anti-impérialisme, l anti-néocolonialisme, le marxisme ne sont plus considérés, dans les milieux de la mode académique internationale, que comme des vieilles poupées ratatinées et mal famées 20, voire des pièces rangées au musée des idées du XX e siècle. Dès lors le discours sur une réalité fictive l État africain postcolonial dont la structuration ne serait nullement marquée par les intérêts métropolitains peut prétendre à la scientificité sociale/politique. Une méthode ou une grille de lecture qui éloignait ou détournait du chemin de la vérité plutôt que d y conduire. D ailleurs parmi les modes académiques les plus prisées, il y avait, il y a, celle de l inutilité de la recherche de la vérité objective par les sciences sociales et politiques 21. En fin de compte, l opération de notre africaniste fait penser à celle du brigand de la mythologie grecque Procruste qui réduisait les membres trop grands de ses victimes afin qu elles tiennent dans son lit. 16 Pierre Bourdieu, «La nouvelle vulgate planétaire» (mai 2000), in Interventions Science sociale et action politique, Marseille, Agone, 2002, (488 p.), p L ouvrage a été réédité en Les relations franco-africaines post-coloniales sont très superficiellement et très rapidement évoquées aux pages Le terme Françafrique y est évoqué dans son acception originelle. L étude ne se limite pas à l Afrique dite francophone. 19 Achille Mbembe, De la postcolonie. Essai sur l imagination politique dans l Afrique contemporaine, Paris, Karthala, 2000, p Reprise évidente d une expression benjaminienne (Thèses sur l histoire) 21 Cf. Paul Boghossian, La peur du savoir. Sur le relativisme & le constructivisme de la connaissance, Marseille, Agone, 2009 [édition anglaise : 2006 ; traduction de l anglais par Ophelia Deroy]. 7 Dans ce cadre interprétatif, les pillages des années 1980 dans certaines villes africaines, par exemple, sont interprétés non pas comme des réactions de survie de populations affamées par la phase néolibérale de la mondialisation comme ce sera le cas presque partout dans le Tiers monde, d abord, le monde développé n y échappant plus 22 mais comme des résurgences de pratiques précoloniales. La colonisation ramenée à une parenthèse refermée, avec quelquesuns de ses aspects digérés, cédait la place à l indépendance ou au post-colonial caractérisé par la restauration de l importance du passé dit pré-colonial, comme l autocrate zaïrois Mobutu Sese Seko parlait, sans prétention savante, de «retour à l authenticité». Cette acrobatie méthodologique, adoptée et adaptée par d autres 23, était, involontairement peut-être, une entreprise inconsciente? d occultation des rapports multidimensionnels de dépendance ou d interdépendance inégalitaire hérités de la transition au postcolonialisme 24 le terme néocolonialisme était alors devenu imprononçable, sauf par celles et ceux qui ne suivaient pas bêtement les modes conceptuelles, à l instar de l équipe de la revue Peuples Noirs, Peuples Africains 25. La consécration de cette approche endogénéiste de l Afrique postcoloniale parallèle à la dynamique de recentrage, passage au centre, d une partie de l intelligentsia française de gauche, en phase avec le socialisme on ne peut plus pâlissant de l ère mitterrandienne 26 a lieu une décennie plus tard, avec l ouvrage au titre assumant sans équivoque l exercice
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