L intégration des Supply chains Internationales impliquées au Maroc : Le rôle du contexte culturel.

of 17
32 views
PDF
All materials on our website are shared by users. If you have any questions about copyright issues, please report us to resolve them. We are always happy to assist you.
Document Description
L intégration des Supply chains Internationales impliquées au Maroc : Le rôle du contexte culturel. Mohammed Amine Balambo, Laurent Livolsi To cite this version: Mohammed Amine Balambo, Laurent Livolsi.
Document Share
Document Transcript
L intégration des Supply chains Internationales impliquées au Maroc : Le rôle du contexte culturel. Mohammed Amine Balambo, Laurent Livolsi To cite this version: Mohammed Amine Balambo, Laurent Livolsi. L intégration des Supply chains Internationales impliquées au Maroc : Le rôle du contexte culturel.. La logistique du commerce extérieur au Maroc, 2010, Morocco. pp.16, hal HAL Id: hal https://hal.archives-ouvertes.fr/hal Submitted on 29 Apr 2013 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. «L intégration des Supply chains Internationales impliquées au Maroc : Le rôle du contexte culturel.» Mohammed Amine BALAMBO(1) et Laurent LIVOLSI(2) 1. Euromed Management / CRET LOG, Université d Aix-Marseille II 2. Maître de conférences, Directeur Département Gestion Logistique et Transport, IUT d Aix en Provence, CRET LOG. Résumé : Cet article a pour objectif de comprendre la nature et les bases de développement de l'intégration relationnelle des entreprises Marocaines impliquées dans des Supply Chains internationales. Elle vise ainsi à démontrer que la nature de l'intégration relationnelle nouée, dépend étroitement de la nature de la confiance développée envers le partenaire étranger, qui est elle aussi fortement déterminée par les caractéristiques de la culture nationale. Le papier est conclut avec la construction d'un modèle théorique qui fera l'objet d'un test empirique ultérieur. Mots Clés : Supply Chain Integration, Intégration relationnelle, Confiance, Culture, Maroc. Abstract : This Article asks the question on the nature and the bases of development of the relational integration of the Morrocan companies involved in international Supply Chains. it so aims at demonstrating that the nature of the knotted relational integration depends strictly on the nature of the trust developed to the foreign partner, who is strongly determined by the characteristics of the national culture too. The paper is ends with the construction of a theoretical model which will be the object of a later empirical test. Keywords: Supply Chain Integration, relational Integration, Trust, Culture, Morocco. Introduction : Face à la mondialisation de l économie et l émergence de nouveaux pays industrialisés, notamment l Inde et la Chine qui ont changé radicalement les règles de la compétition globale, les entreprises exportatrices marocaines se trouvent obligées de dépasser la défaillance de leur organisation logistique, pour pouvoir s insérer dans des Supply Chains Internationales ou des Global value Chains, et bénéficier ainsi des opportunités offertes par les délocalisations des activités dans le cadre de la mondialisation des échanges. Néanmoins, si les écrits académiques traitant cette problématique mettent généralement l accent sur les conditions macro-économiques (réglementation, droits de douane ) ou macro-logistiques (infrastructures ), ou organisationnelles (systèmes d information, standardisation des processus ) autorisant une insertion moins ardue des entreprises marocaines dans les Supply Chains internationales, nous proposons ici d étudier une variable beaucoup moins traitée, et qui conditionne pourtant parfois les relations de partenariats entre les firmes multinationales et leurs partenaires locaux, en l occurrence le contexte socioculturel et son impact sur l intégration relationnelle. Il est indéniable que la problématique de l intégration des Supply Chains dans une perspective inter-organisationnelle occupe une place centrale dans la recherche en Supply Chain Management que ce soit sur le plan stratégique ou opérationnel (Bechtel et Jayaram, 1997; Christopher, 1997; Lambert et al., 1998; Frohlich et Westbrook, 2001; Zailani and Rajagopal, 2005). Cette intégration ambitionne une réduction des coûts, un meilleur accès aux clients et fournisseurs, et une flexibilisation des relations grâce à une intégration des processus d affaires (Bush, 2001, Lambert et al., 1998). Si les technologies de l information, le Business Process Management (BPM), et la standardisation peuvent dans une perspective organisationnelle et technologique- supporter plusieurs types d intégration, on constate qu une telle approche n est plus suffisante puisque l intégration modifie les frontières et les identités des deux entreprises (intégrante et intégrée), et la prise en compte des aspects relationnels s impose. Avec la complexité croissante de l environnement, les organisations intégrées dans des supply chains se sont rendues compte de l importance du développement de relations à long terme (Ganesan, 1994), de relations d interdépendance et de proximité s éloignant des échanges conflictuels entre entreprises puisque la compétition ne se fait plus au niveau de la supply chain mais plutôt entre supply chains (Christopher, 2005), et menant vers une intégration comportementale (Bowersox et al., 1996) ou relationnelle (Bowersox et al., 1999). Cette communication se posera la question sur la nature et les bases de développement de l'intégration relationnelle des entreprises Marocaines impliquées dans des Supply Chains internationales. Elle visera ainsi à démontrer que la nature de l'intégration relationnelle nouée dépend étroitement de la nature de la confiance développée envers le partenaire étranger, qui est elle aussi fortement déterminée par les caractéristiques de la culture nationale. Le papier est conclut avec la construction d'un modèle théorique qui fera l'objet d'un test empirique ultérieur. 1- L intégration relationnelle des Supply Chains Internationales: Le rôle de la confiance. L intégration relationnelle ou comportementale (Bowersox et Al, 1996, 1999, 2000 ; Mentzer et Al, 2001) constitue la pierre angulaire de la philosophie Supply Chain Management (Mentzer et Al, 2001), elle permet un alignement des comportements entre les acteurs grâce à une prédisposition à s intégrer aux partenaires composant la Supply Chain pour atteindre un «Goal Congurence», qui autorise par la suite les autres formes d intégration, et qui prend appui sur une vision d entreprise (Badaracco 1991, Bennett 1996), une intention de partenariat (Hamel 1991), et une orientation à long terme (Ganesan, 1994). Dans ce contexte, la confiance apparaît comme un déterminant central dans la réussite de ces relations inter-acteurs (Ganesan 1994 ; Moore 1998 ; Morgan et Hunt 1994 ; Handfield et Bechtel 2002 ; Seppänen et al, 2007), elle se développe à partir de bases de valeurs communes à partir d habitudes et de règles morales partagées, et est dans ce sens considérée comme un capital social, un phénomène socialement et culturellement enraciné au sens de l encastrement de Granovetter (1985) Une Approche Relationnelle de l intégration des Supply Chains Internationales : La littérature anglo-saxonne en Supply Chain Management pullule de travaux relatifs au concept central de l intégration entre partenaires dans une Supply Chain. Un tel foisonnement peut s expliquer par la centralité des problématiques de l intégration considérée comme le substrat théorique du Supply Chain Management, mais s explique également par la contribution de l intégration dans l amélioration de la performance. Néanmoins, si les bénéfices attendus sont importants (valeur ajoutée, Time to Market rapide, diminution des coûts, ) les risques encourus sont élevés : il s agit fondamentalement de mettre en place une relation de confiance entre deux entreprises différentes, ayant des cultures distinctes. Ce qui appel à ne pas se contenter de l approche basée sur l intégration des flux, des processus, des systèmes et technologies (Fabbe-costes, 2007) et d inclure «l intégration relationnelle» des acteurs (Fabbe-costes, 2007). L intégration relationnelle ou comportementale (Bowersox et Al, 1996, 1999, 2000 ; Mentzer et Al, 2001) constitue la pierre angulaire de la philosophie Supply Chain Management (Mentzer et Al, 2001), est évoquée dans la littérature d une manière ou d une autre sous différentes dénominations ( de coopération poussée, de Supplier closeness par (Drôôge et al 2000), de Relationship Magnitude par (Glocic, Foggin et Mentzer 2003), de Switsching relationships par (Shamkarmahesh et Al, 2003) ) elle permet un alignement des comportements entre les acteurs grâce à une prédisposition à s intégrer aux partenaires composant la Supply Chain pour atteindre un «Goal Congurence», qui autorise par la suite les autres formes d intégration, et qui prend appui sur une vision d entreprise (Badaracco 1991, Bennett 1996), une intention de partenariat (Hamel 1991), et une orientation à long terme. Une intégration relationnelle qui prend appui sur un processus partenarial (Cooper et al., 1997) qui repose sur de nouveaux principes dans la perception des relations interorganisationnelles, des relations qui nécessitent une réelle concordance voire une congruence culturelle (Lassar et Zinn, 1995 ; Mentzer et al., 2001 ; Baratt, 2004 ; Adam-Ledunois et Renault, 2004). Ceci nous invite à une réelle prise en compte du facteur culturel dans les études sur la prédisposition relationnelle des entreprises à s intégrer dans les Supply Chains Internationales. Une nécessité confirmée par la sphère managériale, qui prend de plus en plus conscience de l importance du facteur culturel dans l intégration de ses SCI dans des pays en voie de développement (Rapport Galia, 2004) puisque les SC des PVD comme le Maroc sont souvent plus récalcitrantes à tout engagement exigeant un partage et une ouverture (Houssaini, 2009). Dans le même cas Marocain, (Houssaîni, 2008) remarque que ce manque d ouverture et d intégration tient à deux principaux facteurs. Le premier renvoie aux comportements des différents intervenants dans les entreprises impliquées dans des Supply Chains internationales. Comportements marqués par la rétention de l information, la peur de l ouverture et la crainte de l intégration souvent perçue comme une menace. Nous allons essayer dans ce qui suit de comprendre comment se développe le processus d intégration relationnelle dans les entreprises Marocaines impliquées dans des SCI (ainsi que l intégration opérationnelle), en montrant que ce processus et les critères qui le sous-tendent, ainsi que la décision d accorder confiance et sa nature, sont culturellement déterminé La confiance comme déterminant de l intégration relationnelle : un essai de conceptualisation. La confiance est devenue un élément central dans l analyse des relations interorganisationnelles, auquel il est incontournable de se baser pour expliquer l intention d une organisation à s ouvrir sur ses partenaires, à adopter un comportement intégré. Certains l évoque comme un déterminant primordial de l intégration des partenaires (Das et Teng, 1998, 2001). Jusqu au milieu des années 80, la littérature sur les relations inter-organisationnelles s est penchée de manière quasi-exclusive sur l étude des aspects comportementaux et économiques (opportunisme, conflit, dépendance ). Mais l insuffisance de ces approches à expliquer certaines formes de coopération inter-organisationnelle a rendu indispensable la prise en compte des facteurs sociaux comme la confiance dans ce processus, à travers les travaux fondateurs de l approche relationnelle notamment ceux de Morgan et Hunt (1994) et de Ganesan (1994). Depuis, le thème de la confiance a connu un pullulement au niveau des conceptualisations (Chouk et Perrien, 2005). Néanmoins, malgré tous ces développements théoriques le statut conceptuel de la confiance demeure toujours flou (Seppänen et al, 2007), une difficulté à imputer sur le changement de son statut d une mobilisation théorique à une autre, et de sa contribution dans la réussite des relations inter-organisationnelles (Brulhart, 2002). La confiance fait référence à de multiples champs de recherche, dans l analyse économique la confiance est présentée comme le résultat d'un calcul rationnel afin de réduire les coûts de transaction en évaluant les gains résultant de l échange (Williamson, 1993), dans l approche psychosociologique, la confiance est considérée en amont de l intention puisqu elle se présente comme un indicateur du comportement futur. Elle est donc une attente, une présomption ou une croyance (Chouk et Perrien, 2005). Contrairement à (Moorman et Al, 1993) qui intègrent dans leur analyse l intention, où la confiance correspond à la volonté de se fier à un partenaire d échange en qui l on croit. Les travaux de Morgan et Hunt (1994) et de Ganesan (1994) de l approche relationnelle viennent pour enrichir le débat, Ganesan (1994) propose une conceptualisation basée sur «une croyance, un sentiment ou une attente concernant un partenaire commercial qui résulte de son expertise, de sa fiabilité et de son intentionnalité.» Dans son best seller (Fukuyama, 1995) définit la confiance comme «Les attentes qui se constituent, à l intérieur d une communauté régie par un comportement régulier, honnête et coopératif, fondé sur des normes habituellement partagées, de la part des autres membres de cette communauté», cette définition permet d approcher la confiance comme un capital social, qui permet aux partenaires appartenant à la même nation d adopter un comportement coopératif de façon innée et spontanée sous l emprise des institutions sociologiques (culture ) plutôt que des institutions économiques (contrats ). C est cette définition qui sera adoptée, et qui permet à notre sens d approcher la confiance comme un capital social encastré dans son environnement culturel. Nous allons à présent identifier les dimensions permettant de faire confiance. En analysant les différentes définitions évoquées dans la littérature combinant plusieurs corpus théoriques, nous remarquons que la confiance dans les relations interorganisationnelles repose sur deux aspects différents, le premier est une confiance rationnelle basée sur la cognition qui prend appui sur des caractéristiques objectives attribuées au partenaire (McAllister 1995, Tyler et Kramer, 1996) comme la compétence, la capacité, la responsabilité, l intégrité, la crédibilité, et la fiabilité. Et un second qui est une confiance sociale basée sur l affect, comme la bienveillance, l altruisme, l engagement, le respect mutuel, et la franchise. Dans la même lignée, Bidault et Jarillot (1995) proposent une conception bidimensionnelle basée sur la confiance technique et la confiance morale. Une telle considération permet non seulement de comprendre le processus de développement de la confiance, mais également d inclure tous ses aspects. Ainsi, la considération exclusive du seul aspect affectif ne serait qu une représentation de la vulnérabilité issue d'un choix irrationnel qu'une partie fait face à l'incertitude d'un événement (Delerue, 2004), mais sa contribution est importante dans ce processus puisqu il permet d inclure les aspects affectifs qui paraissent primordiaux dans un contexte relationnel permettant de dépasser la confiance rationnelle balisée par des dispositifs de contrôle dans le cadre de relations transactionnelles. C est ces deux conceptions (cognitive et affective) de la confiance basées sur les travaux de (McAllister, 1995 ; Tyler et Kramer, 1996 ; Das et Teng 1998, 2001) qui seront adoptées dans le cadre de notre recherche comme variable médiatrice, et qui permettent de comprendre la nature de la relation de confiance, compte tenu des critères (cognitifs ou affectifs) de son développement dans le contexte dans lequel ils sont encastrés. Nous allons voir dans ce qui suit comment la culture peut-elle affecter dans un premier temps le processus de développement de la confiance cognitive et affective, et in fine de la prédisposition des organisations à adopter un comportement intégré. 2- L impact de la culture sur l intégration relationnelle dans le contexte Marocain: Hypothèses de la recherche. L analyse du contexte des entreprises Marocaines impliquées dans des Supply Chains Internationales nécessite la prise en compte de l influence potentielle du cadre social et culturel dans lequel elles baignent, en se basant sur l hypothèse sous-jacente d un encastrement des agents économiques dans leur environnement socioculturel (Granovetter, 1985), et sur l influence du cadre culturel sur les autres sphères de la réalité socioéconomique. Le contexte culturel Marocain est considéré comme étant un contexte culturel fort, il a de ce fait intéressé bon nombre de chercheurs en Anthropologie (Clifford Geertz) et en Management (D iribarne, Hall, Hofstede...). Dans cette partie nous traiterons tout d abord une conceptualisation de la notion de culture, puis par la suite de son influence sur le processus de développement de la confiance inter- organisationnelle, et de l intégration relationnelle qui donnera naissance à notre modèle de recherche L influence de la culture sur le processus de développement de la confiance dans une Supply Chain : Conceptualisation de la culture : L évocation de plus en plus courante de la culture comme un facteur d influence au travail de manière générale, correspond parfois à une imprécision avec une conception très managériale, au prix de simplifications, parfois réductrices souvent totalisantes, d autant que ces utilisations se font le plus souvent à la place d autres concepts tels que ceux de mentalité ou d idéologie. Cet usage non maitrisé conduit donc à un flou conceptuel important. Nous nous intéresserons dans le cadre de ce papier, qu au niveau National de la culture, et qui prédétermine selon nous, une influence certaine sur les autres niveaux (sectoriel, organisationnel, et individuel (Schmidt, 1994)), sans pour autant nier les influences réciproques entre les différents niveaux de la culture. Nous nous n inscrivons, cependant pas, dans un déterminisme de la contingence d un niveau culturel sur un autre, puisque la diversité culturelle existante dans chaque niveau ne saurait être expliquée, s il n ya avait pas une autonomie de construction des cultures, les individus forgent donc une culture spécifique à chaque niveau, en fonction de leurs propres intérêts et de leurs expériences socialisatrices (Livolsi, 2001), mais qui restent très marquées par la contingence culturelle du niveau supérieur. Nous partons dans le cadre de l analyse du contexte marocain, du postulat de la prédominance de la culture nationale (considérée comme une culture forte au Maroc, et vu l aspect international de la recherche où la culture nationale joue un rôle central) sur les autres niveaux de la culture, d abord au niveau individuel et par la suite au niveau organisationnel et inter-organisationnel, se basant sur l hypothèse du paradigme de l individualisme méthodologique selon laquelle l organisation n est qu une agrégation d un ensemble d individus, le comportement de l organisation elle-même ne saurait déroger alors au comportement de l individu. Au niveau du courant théorique dans lequel nous nous insérons. Nous avons identifiés deux grands courants théoriques en management interculturel tout au long de notre revue de littérature. Un courant dit des références nationales, courant dominé par des études quantitative
Search Related
We Need Your Support
Thank you for visiting our website and your interest in our free products and services. We are nonprofit website to share and download documents. To the running of this website, we need your help to support us.

Thanks to everyone for your continued support.

No, Thanks
SAVE OUR EARTH

We need your sign to support Project to invent "SMART AND CONTROLLABLE REFLECTIVE BALLOONS" to cover the Sun and Save Our Earth.

More details...

Sign Now!

We are very appreciated for your Prompt Action!

x