La notion d autre «suffisamment pareil» dans la rencontre intersubjective : implications dans la prise en charge de l autisme

Please download to get full document.

View again

of 263
207 views
PDF
All materials on our website are shared by users. If you have any questions about copyright issues, please report us to resolve them. We are always happy to assist you.
Document Description
UNIVERSITE PARIS 13 PARIS NORD Ecole Doctorale Erasme Unité Transversale de Recherches : Psychogenèse et Psychopathologie, Psychologie, Psychanalyse, Anthropologie - UTRPP - EA 4403 UNIVERSIDADE DE SAO
Document Share
Documents Related
Document Transcript
UNIVERSITE PARIS 13 PARIS NORD Ecole Doctorale Erasme Unité Transversale de Recherches : Psychogenèse et Psychopathologie, Psychologie, Psychanalyse, Anthropologie - UTRPP - EA 4403 UNIVERSIDADE DE SAO PAULO USP Instituto de Psicologia Programa de Pós-graduação em Psicologia Escolar e do Desenvolvimento Humano THÈSE pour obtenir les grades de N attribué par la bibliothèque ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ ǀ Docteur de l Université Paris 13 Doutor em Psicologia da Universidade de São Paulo - USP Discipline : psychologie Présentée par Julia MACIEL SOARES Soutenue publiquement le 17 février 2012 Titre : La notion d autre «suffisamment pareil» dans la rencontre intersubjective : implications dans la prise en charge de l autisme Directeurs de thèse : Marie-Claude FOURMENT-APTEKMAN Rogério LERNER Membres du jury : Eric Bidaud, Université de Paris 13 (président) Laurent Danon-Boileau, Université Paris Descartes (rapporteur) Ivan Ramos Estêvão, Universidade de São Paulo (rapporteur) Rogério Lerner, Universidade de São Paulo (directeur) Marie-Claude Fourment-Aptekman, Université de Paris 13 (directeur) «Les autres», cela ne désigne pas simplement : tous ceux qui restent en dehors de moi, ce dont s extrait le je ; le autres, ce sont plutôt ceux dont la plupart du temps on ne se distingue pas, parmi lesquels on est aussi. [ ] Sur la base de cet être-au-monde affecté d un «avec», le monde est chaque fois toujours déjà celui que je partage avec les autres. Heidegger (1927, p.160) 2 Remerciements Mes remerciements vont : À Marie-Claude Fourment, ma directrice de thèse, qui m a fourni tous les moyens nécessaires pour permettre à ce travail d arriver à son terme. Je la remercie spécialement pour son accueil, ses qualités humaines, sa disponibilité, son orientation proche et continue, sa compétence et ses contributions, son encouragement constant, l apaisement en temps d angoisse et la confiance qu elle m a accordée. Ce travail de recherche n a pu être réalisé que grâce à son orientation, qui m a permis toute ouverture nécessaire à sa construction. A Eric Bidaud membre président du jury, et à tout le groupe du séminaire mensuel de doctorants du laboratoire de Psychogenèse et Psychopathologie de l Université Paris 13, pour l écoute attentive et pour m avoir accompagnée dans ce trajet solitaire. Un remerciement spécial à Robert Calvora pour toutes les critiques qui m ont poussée au travail : un bon numéro de pages a été écrit pour y répondre. Et à Eve Berger, pour l écoute attentive et les questions fondamentales qui m ont aidée à sortir de quelques impasses dans lesquelles je me suis trouvée tout au long de ce parcours. A Rogério Lerner, mon deuxième directeur de thèse, qui non seulement m a acceptée en cotutelle mais qui a aussi beaucoup travaillé du côté de l USP pour qu un partenariat entre les deux institutions soit possible. Je le remercie également pour sa lecture attentive de ce travail de recherche et pour tous les commentaires qu il a apportés. Et pour la confiance qu il m accorde. A Laurent Danon-Boileau, qui m a accompagnée pendant une grande partie de cette recherche, pour m avoir ouvert les portes de ses projets et de ses groupes de réflexion, pour toutes les contributions, échanges, discussions des cas cliniques, et pour tout ce que j ai pu apprendre avec lui sur la recherche et sur la clinique de l autisme. Je le remercie pour la confiance qu il m a accordée et pour la précieuse opportunité d épanouissement sur le plan scientifique et professionnel. A Ivan Ramos Estêvão, membre du jury qui a accepté de lire et de se déplacer presque kilomètres pour discuter sur ce travail. Qu il soit remercié de l intérêt qu il lui porte. 3 A Catherine de la Presle, qui a ouvert les portes de l association 3i pour mon champ de recherche. Un grand merci pour la confiance. Et à Marie-Christine Laznik, qui m a orientée vers la méthode des 3i au tout début de cette recherche. A Mme. Haag, pour la précieuse contribution de l expression «suffisamment pareil» notion centrale de cette thèse lors de mon exposé dans son séminaire clinique. Aux parents des enfants, qui ont autorisé leur participation pour la discussion de ce travail. Et aux enfants, mes professeurs. A Roberta Borrione et Raquel Barreira, mes fidèles compagnons de BnF et d autres bibliothèques parisiennes. Dans ce parcours solitaire qu est la rédaction d une thèse, j ai pu éprouver la sensation d être seule en votre présence, ce qui a rendu cette thèse beaucoup plus agréable à réaliser. Et à Lia Navegantes, ma première compagne de bibliothèque, celle qui m a initiée aux séjours bibliothécaires entre amis. A Raquel Cassel et à Juliana Machado, pour l écoute et pour l échange, mais aussi pour le soutien constant. Au côté de Roberta, vous êtes la famille que je me suis construite en France. Je n imagine pas ce parcours sans vous à mon côté. Je vous garderai dans mon cœur, chicas, pour toute ma vie. A Artazu Maurin, pour l accueil du début à la fin de cette aventure, sans faille. A Nicole Salfati, pour les lectures et corrections et pour l intérêt accordé à mes productions. Et à David Salfati, pour l encouragement constant : un grand merci de m avoir poussée au travail. A mes parents, pour le soutient qu ils m ont toujours offert, inconditionnellement. Et à mon frère, pour sa confiance en moi. A Rodrigo Vasques, qui est apparu dans ma vie à la fin de ce parcours, mais dont le soutien m est si précieux. À mes amis, ceux que même la distance ne parvient pas à séparer. Et finalement, à la Fundação de Amparo à Pesquisa e ao Desenvolvimento Científico e Tecnológico do Maranhão FAPEMA, pour m avoir accordée les conditions nécessaires et favorables à la recherche scientifique. 4 Résumé La pathologie autistique ne cesse d interroger les diverses formulations théoriques qui s efforcent de cerner les processus en jeu dans le développement psychique. Ce que propose la méthode des 3i comme prise en charge de l autisme permet de pousser encore plus loin les questions que l autisme pose particulièrement à la théorie psychanalytique, avec laquelle une articulation peut être élaborée. L objectif des séances dans ce cadre de prise en charge étant l interaction, des consignes sont données aux intervenants afin de créer des moments de rencontre, notamment celles d imiter l enfant et de ne pas lui dire «non» en séance. Nous proposons d investiguer les enjeux de ces prémisses à partir d une articulation avec ce qui se joue au premier temps de la constitution psychique. En retravaillant les premières rencontres intersubjectives, nous observons que l imitation et l accordage qui les caractérisent indiquent que ces rencontres avec l autre sont plus marquées par la ressemblance que par la différence. Nous proposons de considérer l autre des premières rencontres intersubjectives comme un autre «suffisamment pareil» au sujet. L autisme étant la clinique de l archaïque, nous pensons que ce type de rencontre où la différence n est pas au premier plan renvoie à un type de relation avec l autre que les enfants autistes seront en mesure de supporter. En s appuyant principalement sur le cas d un enfant atteint d autisme pris en charge pendant 20 mois par la méthode des 3i, nous discutons les implications cliniques de notre proposition. La discussion, axée sur les principes d intervention proposés par la méthode des 3i, indique qu à partir des rencontres de cet ordre, possibles à l enfant atteint d autisme, «le suffisamment pareil» peut devenir de moins en moins pareil. Les progrès de l enfant suivi nous permettent d inférer les effets thérapeutiques de ce type de rencontre, amorcée par un autre qui se présente d abord comme «suffisamment pareil» à l enfant. Mots clés : autisme, intersubjectivité, prise en charge, altérité. 5 Resumo Título: A noção de outro «suficientemente similar» no encontro intersubjetivo: implicações no tratamento do autismo O autismo questiona as diversas formulações teóricas que se esforçam em compreender os processos implicados no desenvolvimento psíquico. O que propõe o método francês dos 3i como tratamento do autismo permite avançar as questões que o autismo coloca especialmente à teoria psicanalítica, com a qual uma articulação pode ser elaborada. Sendo a interação o objetivo das sessões 3i, algumas orientações são dadas aos adultos que intervém no sentido de criar momentos de encontro, dentre elas a de imitar a criança e a de não dizer não nas sessões. Propomos investigar os fundamentos dessas premissas a partir de uma articulação com o que se passa no primeiro tempo da constituição psíquica. Ao retrabalhar os primeiros encontros intersubjetivos, observamos que a imitação e a sintonia que lhes são característicos indicam que esses encontros são marcados mais pela semelhança e menos pela diferença. Nossa proposição é a considerar o outro desses primeiros encontros intersubjetivos como um outro suficientemente similar ao sujeito. Sendo o autismo uma clínica do tempo arcaico do psiquismo, pensamos que esse tipo de encontro onde a diferença não figura em primeiro plano remete a um tipo de relação com o outro que as crianças autistas são capazes de suportar. A partir do caso de uma criança autista atendida por 20 meses dentro dos moldes do método dos 3i, discutimos as implicações clínicas da nossa proposição. A discussão, que tem por eixos os princípios de intervenção propostos pelo método dos 3i, indica que a partir de encontros dessa natureza, possíveis à criança autista, o suficientemente similar pode tornar-se cada vez menos similar. A evolução do caso da criança atendida nos moldes do método 3i permite inferir alguns efeitos terapêuticos desse tipo de encontro, provocado por um outro que se apresenta inicialmente como suficientemente similar com a criança. Palavras-chave : autismo, intersubjetividade, terapia, alteridade. 6 Abstract Title: The notion of similar enough other in intersubjective encounter : implications on treatment of autism Autism questions the several theoretical formulations that attempt to understand the processes involved in psychic development. What the French 3i method suggests as a treatment of autism allows to question further the psychoanalytic theory, with which a link can be proposed. Since the goal of the 3i therapeutic sessions is to establish interactions, a few orientations are given to adults to create moments of contact, for instance to imitate the child and to not to say no during the sessions. We propose to investigate the reasons of these assumptions in connection with what happens during the first period of the psychic development. When reworking the first intersubjective encounters, we observed that imitation and attunement that characterize them indicate that these encounters are marked by resemblance more then by difference. Our proposition is to consider the other of these first intersubjective encounters as a similar enough other. Being autism a clinic of the archaic period of psychic development, we think that this type of encounter where the difference does not stand out points to a type of relation with the other in a way that autistic children could accept. Based upon an autistic child that was seen for 20 months under the 3i method, we discuss the clinical implications of our proposition. The discussion, based upon the principles of the intervention proposed by this method, indicate that based on encounters of this nature, the similar enough can become gradually less similar. The progress of the child that was seen under the umbrella of the 3i method allows to infer some therapeutic benefits of this type of encounter, initiated by an other who presents himself at first as similar enough to the child. Key-words : autism, intersubjectivity, therapy, otherness. 7 Table des matières Présentation Chapitre 1 La question de l intersubjectivité : Accès, construction? Psychanalyse et intersubjectivité : le paradigme de la fusion à la séparation La rencontre intersubjective tardive L'ontogenèse du moi et la relation objectale Psychanalyse et intersubjectivité à travers la pulsion La pulsion La pulsion et la réponse de l objet La voix (et le regard) comme premier objet de la pulsion L'accès à l'intersubjectivité L intersubjectivité innée L intégration ou le «mantèlement» sensoriel Le rôle de l autre dans la construction de l accès à l intersubjectivité? Une autre proposition d accès à l intersubjectivité Chapitre 2 Du suffisamment pareil à la construction de l altérité Les interactions mère-bébé dans le premier temps de la constitution psychique Répétition et rythme Imitation L accordage affectif, imitation transmodale Quelques conceptions théoriques à propos des premiers rapports avec l autre Le double Mythe de Narcisse et le double Freud et Narcisse Le Nebenmensch freudien, un premier autre? 2.3. La fonction de miroir de l autre et la proposition d un autre suffisamment pareil Winnicott : le rôle du miroir joué par la mère Symbolisation primaire et objet suffisamment pareil La présence de l objet dans le processus de symbolisation primaire Chapitre 3 l autisme : compréhension et prise en charge L autisme L autisme comme trouble de la relation intersubjective Hypersensibilité à l altérité Défenses autistiques mise à l écart de l autre Une pathologie de l interaction La prise en charge de l autisme Questions éthiques Chapitre 4 Méthodologie Le contexte clinique de la prise en charge interactive de l autisme La méthode interactive des 3i Le programme Son-Rise Participants et Procédure Chapitre 5 Discussion L interdit d interdire L interdiction malgré l interdit d interdire La question de la fonction de l interdit dans la clinique de l autisme Le «non» et l altérité L effet contre-transférentiel de l interdit d interdire Interdire ou ne pas interdire? D autres effets de l interdiction Imitation Imitation et partage Sensibilité de l enfant autiste à l imitation En quête de ressemblance Le spéculaire-identique : les risques, les enjeux L introduction des petits pas-pareils au sein de la rencontre Ni trop spéculaire, ni trop identique Imitation et langage Rejoindre l enfant Rejoindre au lieu d interdire Accordage L accordage, entre le trouvé et le créé Le suffisamment pareil, l accordage et l amorçage de la rencontre L introduction des petits-pas pareils au sein de la rencontre avec un autre suffisamment pareil La création du suffisamment pareil par la répétition d un jeu et l introduction du pas pareil : le format et la surprise La multiplicité d intervenants Chapitre 6 Conclusion Bibliographie Présentation Les questionnements qui ont poussé ce travail de recherche sont issus des expériences cliniques avec des enfants atteints d autisme dans un cadre spécifique de prise en charge, proposé par la méthode des 3i. Le nom de cette méthode vient de ses trois axes principaux : Intensif, individuel et interactif. La méthode des 3i préconise ainsi un traitement intensif basé sur des interactions à travers le jeu, dont le but est fondamentalement d être avec un autre sujet. Dans ce cadre, l interaction se fait individuellement par des bénévoles formés à cette méthode d intervention dans une salle de jeu aménagée chez l'enfant. D après ce que préconise la méthode des 3i, afin d établir le contact avec l enfant, le bénévole doit tout d abord «rentrer dans son monde». Cette idée découle de la compréhension de l autisme selon laquelle l enfant serait enfermé dans une espèce de «bulle» 1, de «monde» propre qui lui serait plus rassurant que «le nôtre». Les stéréotypies autistiques sont en ce sens comprises comme un effort de l enfant à «s enfermer dans son monde», où il se sent en sécurité, et de mettre l autre à l écart. A partir de cette compréhension de l autisme, la méthode des 3i considère que pour que l enfant puisse venir dans «notre» monde (ce que nous comprenons dans le sens de la «réalité partagée» de Winnicott), il faudrait d abord aller dans le sien. Il faudrait essayer de jouer, de communiquer et d établir une interaction selon les bases de «son monde à lui». Le principe de rejoindre l enfant «dans son monde» est donc ce qui va guider l intervenant dans ses essaies d établir une interaction avec l enfant dans le cadre des 3i. C est autour de ce principe rejoindre l enfant que s articulent les trois grandes indications d intervention auprès de l enfant dans le cadre de la méthode en question : suivre l enfant dans ses envies et intérêts ; éviter de lui dire «non» en séance ; et imiter l enfant. 1 La métaphore employée par la méthode des 3i remonte probablement aux premières conceptions de l autisme selon lesquelles le sujet serait «enfermé» dans une forteresse vide (Bettelheim, 1967). 11 La première indication oriente l intervenant à créer une interaction avec l enfant en partant toujours de son centre d intérêt. Comme le but n est pas de lui faire faire une activité quelconque (inscrite dans un programme d apprentissage), l intervenant doit être attentif à ce sur quoi l enfant porte son attention. L interaction se crée lorsque l intervenant rejoint l enfant là où se place l intérêt de ce-dernier et lui propose un jeu à partir de là. Le centre d intérêt de l enfant à un moment donné peut bien s organiser autour d un jouet, d une activité, d un mouvement, ou encore d une stéréotypie. Dans tous les cas, l intervenant doit le prendre comme point de départ pour l interaction. Même s il s agit d un mouvement dépourvu de sens apparent, l intervenant est orienté à le transformer en un jeu en l intégrant dans une activité ludique commune. Les activités ludiques peuvent être suggérées par le bénévole, tout en essayant de partir du mouvement de l enfant. Il est possible de suggérer un jeu à l enfant, mais jamais de le lui imposer. C est dans ce sens qu il est indiqué à l intervenant d éviter l interdiction en séance. Si l enfant se livre à un mouvement stéréotypé, le bénévole ne doit pas l empêcher de le faire, même si les stéréotypies autistiques le rendent à priori moins disponible à l interaction. De même, si l enfant joue de manière inhabituelle avec un objet quelconque, l intervenant ne va pas l interdire de le manipuler à sa façon. Au lieu d empêcher un mouvement stéréotypé ou d interdire un mouvement inapproprié, l adulte va imiter l enfant pour essayer d établir une interaction. Les fondateurs de l association ont constaté que les enfants atteints d autisme sont sensibles à être imités. Même si enfermé dans une stéréotypie autistique, l enfant est interpellé lorsqu imité. Dans ces situations, nous observons que ce n est pas rare que l enfant commence à varier son mouvement (normalement un mouvement stéréotypé) et à observer l autre, les mouvements de l autre. A partir de ce «jeu», une interaction se crée : un partage d une activité, d un mouvement, ou même d un espace sonore commun se produit entre l enfant et l intervenant. Dans ce sens, par l imitation, les stéréotypies autistiques deviennent moins une activité de l enfermement autistique et plus celle autour de laquelle un partage va se créer. 12 En plus d attirer l attention de l enfant vers soi et de partager un mouvement quelconque, l intervenant pourra, à travers l imitation, intégrer ce qui est imité dans une activité plus étendue. Autrement dit, à partir de l imitation d un mouvement apparemment sans signification, il serait possible de l incorporer dans une activité ludique, de le transformer en un jeu. L imitation serait ainsi non seulement une façon de partager un mouve
Search Related
We Need Your Support
Thank you for visiting our website and your interest in our free products and services. We are nonprofit website to share and download documents. To the running of this website, we need your help to support us.

Thanks to everyone for your continued support.

No, Thanks
SAVE OUR EARTH

We need your sign to support Project to invent "SMART AND CONTROLLABLE REFLECTIVE BALLOONS" to cover the Sun and Save Our Earth.

More details...

Sign Now!

We are very appreciated for your Prompt Action!

x