LES PETITS CAHIERS D ANATOLE. Henri GALINIÉ

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LES PETITS CAHIERS D ANATOLE n 15, juin 2004 L'expression terres noires, un concept d'attente Henri GALINIÉ CITERES LABORATOIRE ARCHEOLOGIE ET TERRITOIRES UMR 6173 CNRS Université de Tours 3, place Anatole
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LES PETITS CAHIERS D ANATOLE n 15, juin 2004 L'expression terres noires, un concept d'attente Henri GALINIÉ CITERES LABORATOIRE ARCHEOLOGIE ET TERRITOIRES UMR 6173 CNRS Université de Tours 3, place Anatole France, Tours L'expression terres noires, un concept d'attente 1 Dark Earth as a preliminary statement Henri GALINIÉ 2 Mots-clefs : archéologie urbaine, histoire urbaine, Bas Empire, haut Moyen Age, villes, vie urbaine Key-words : urban archaeology, urban history, late Roman, post Roman, early Middle Ages, towns, urban life Référence bibliographique : H. Galinié, L expression terres noires, un concept d attente, Les petits cahiers d'anatole, n 15, 01/06/2004, signes, Les terres noires suscitent un vif intérêt depuis quelques années en France, après que Cecilia Cammas, Laurent Guyard et d'autres ont mis le terme en valeur en 1995 à propos de fouilles parisiennes. On sait que le débat actuel est anglais à l'origine, à l'initiative de paléoenvironnementalistes et d archéologues, comme le montre la bibliographie. A ma connaissance, les premières occurrences de Dark Earth appliquées au milieu urbain remontent au début des années 1980 et sont londoniennes : l une est environnementale, Soil and botanical studies of the Dark Earth, sous la plume de Richard Macphail dans The Environment of Man, l autre est plus archéologique, concerne Saxon London sous la plume de John Schofield et de Tony Dyson dans Archaeology of the City of London. Perring et Roskams (1991), pour leur part, datent de 1977 l usage du mot dont Macphail (1981) attribue, lui, la paternité à Norman et Reader, en Bizarrement, bien qu'une collaboration suivie ait été engagée entre Richard Macphail et Marie-Agnès Courty, la question n'a atteint l'archéologie urbaine française qu'en 1995, à l initiative de Cécilia Cammas, membre du laboratoire de Marie-Agnès Courty et Nicolas Fédoroff (l INA-PG). Peut-être est-ce dû au fait qu'en France, ce sont les préhistoriens qui ont les premiers fait appel à la micromorphologie et que les connaissances en matière d archéologie des villes du haut Moyen Age ont longtemps semblé assurées. 1 Texte du rapport introductif présenté à la table ronde de Louvain-La-Neuve Terres noires, Dark Earth in the Dark Ages les 9 et 10 novembre Ms remis en juin 2002, sous presse depuis cette date. Le texte ici présenté n'a pas été modifié depuis. Seule la bibliographie de 2002 a été augmentée d'un addendum. 2 Directeur de recherche au CNRS, UMR 6573 CITERES, Laboratoire Archéologie et territoires. 2 En France, en 1997, le GIS (Groupement d Intérêt Scientifique) Sol urbain a inscrit la question des terres noires à son programme de recherche (Barles et al. 1999, Terres noires 2000). Aujourd'hui l'expression terres noires est devenue d'un usage général. Son succès traduit l'intérêt pour les questions irrésolues. Il s'accompagne aussi d'un phénomène de mode que l'imprécision des termes encourage : tout ce qui est sombre, épais, peu stratifié et incertain devient terres noires (Boissavit-Camus 2000). Les significations diverses de Black Earth, Dark Earth, terre(s) noire(s) nous obligent à préciser notre pensée avant d employer le terme. C est ce à quoi nous invitent les organisateurs de cette table ronde, en même temps qu à mettre l accent sur Dark Earth et Dark Ages en contexte urbain. Acceptions du terme terres noires Par terres noires, on entend, dans la bibliographie française, deux séries de stratifications. Se répand l emploi d une acception large qui place sous ce vocable toute tranche de sol de couleur sombre, assez épaisse et sans stratification apparente, à quelque époque qu elle appartienne et dans quelque milieu qu elle apparaisse. Une acception plus étroite, plus conforme à la tradition de l archéologie urbaine anglaise, réserve le terme aux niveaux qui séparent, dans les chefs-lieux de cités et autres castra (?), les stratifications complexes de la ville antique, entre le 1 er et les 3 e -5 e s. de celles de la ville médiévale, à partir des 11 e -12 e s. (Galinié 1994, 1999, 2000a, 2000b, 2002, Cammas et al 1995, Boissavit-Camus et al. 2000). Black Earth, Dark Earth, en milieu urbain Black Earth (ou Black Layer) Dans la bibliographie anglaise, l expression Black Earth (ou Black Layer) est d un emploi plus ancien que Dark Earth et est plus proche de l acception française étroite de terres noires : le niveau stratigraphique indifférencié entre ville antique et ville médiévale. On la trouve dans de nombreuses publications concernant les villes anglaises d origine antique (par ex. : Biddle 1969, 1970, 1975 pour Winchester, Addyman 1975 ou Carver 1995 pour York). Dark Earth En Angleterre, au début des années 1980, le terme Dark Earth est d abord synonyme de Black Earth (Macphail 1981 pour Londres, Carlisle et York, Schofield, Dyson 1980 pour Londres, Macphail pour Londres à nouveau ainsi que pour Gloucester et même Norwich qui n est pas une ville d origine antique, en 1983). Parfois, on observe une restriction de l usage du terme Dark Earth pour désigner les niveaux perturbés des 4 e et 5 e siècles de grandes villes romaines comme Londres (Yule 1990) ou Lincoln (Darling, Vince 1992, Jones 1993). La question particulière qui est souvent 3 attachée au terme Dark Earth est depuis l article de Yule de 1990 celle de la date d abandon des cités après une période de déclin plus ou moins longue au 4 e ou au 5 e siècle, débat entamé par Perring et Roskams (1991) pour Londres. Appliqué à Carthage au 5 e siècle, l emploi de Dark Earth recouvre ce même sens restreint (Leone 1999). Pour autant, Dark Earth reste encore synonyme de Black Earth : (Macphail 1994) pour Colchester, Gloucester and Worcester ; Macphail, Cruise (2000) ou Dalwood pour Worcester (1992). On trouve aussi un sens très large à Dark Earth affecté à des niveaux urbains ou ruraux de toutes époques caractérisés par la nécessité d élucider leur signification chez Macphail (par ex et Macphail, Cruise 2001), ainsi que chez Sidell (2000). Ce que ne sont pas Black Earth, Dark Earth et terres noires Un point d accord se dégage tout de même : on n entend jamais par ces termes les niveaux réellement noirs où la matière organique est conservée en milieu non drainé. L expression terres noires ne s applique pas à des niveaux humides ou immergés mais toujours, par convention, à des sols bien drainés (Courty, Goldberg, Macphail 1989). Des niveaux énigmatiques Ce rapide tour d horizon montre combien les termes sont polysémiques. Leur ambiguité reflète certainement une diversité de situations. Deux postures se dégagent de la bibliographie française (Boissavit-Camus et al. 2000). Dans un cas, les terres noires sont des niveaux sans intérêt qui peuvent être envoyés à la décharge ; dans l autre, ils présentent une énigme qui doit être élucidée. Le mot masque alors des réalités diverses dont il ne saurait tenir lieu. Notre réunion ici à Louvain, à l invitation de Raymond Brulet et de Laurent Verslype, montre que ce sont les moyens de résoudre cette énigme qui intéressent les participants. Puisque nous sommes invités à réfléchir ensemble pendant ces deux jours à la relation entre terres noires et haut Moyen Age urbain, je souhaite attirer notre attention sur cinq questions enchevêtrées quoique d'ordre différent. Pour rendre les choses simples, on peut distinguer ces points de façon quelque peu artificielle et les aborder successivement, comme entrée en matière à nos travaux. J aborderai donc successivement : 1. La concordance historique 2. La pratique archéologique 3. La nécessité d une autre approche 4. Les dimensions culturelles du phénomène 5. La validité restreinte du concept de terres noires 4 1. La concordance historique En Angleterre, comme en France ou en Gaule du Nord, on retrouve un nombre élevé de villes antiques réputées importantes parmi les grandes villes médiévales. Cette continuité, quelque forme qu elle ait prise, montre que s il y eut déclin, voire abandon temporaire, ces vicissitudes ne furent pas irréversibles. En même temps, la disparition ou le déplacement de certaines villes (Wroxeter, Verulamium, Bavai, Corseul...) montre que le Bas Empire et le haut Moyen Age ne furent pas qu un long fleuve tranquille. En Angleterre comme en France du Nord, ou encore dans les provinces de Germanie, l existence d un hiatus urbain reste la théorie couramment admise et convaincante dans bien des domaines. En Angleterre, sa durée diminue à mesure que les informations archéologiques se multiplient. Un des acquis historiques de l archéologie urbaine a été de démontrer que les villes, et parfois même la vie urbaine, ne disparurent pas totalement entre la chute de l empire romain et la conquête normande (Biddle 1974, 1976, Ward-Perkins 1996, Carver 1997, etc). En France, l idée que l Eglise, dès le 4 e siècle, assura la continuité urbaine n est pas discutée depuis les travaux de Jean Hubert (1959) et ceux des membres de la Topographie chétienne (Février 1974, Pietri 1976, Topographie chrétienne ). Des deux côtés de la Manche, la ville entre Antiquité et Moyen Age est considérée comme un lieu central remplissant une partie des fonctions qui font une ville : centre cérémoniel, lieu d exercice des rôles sociaux dans des sociétés peu hiérarchisées. Dark Earth, Black Earth et terres noires s accordent parfaitement à ce schéma de l effacement urbain. Elles y puisent justification et le confortent. A la question simple à énoncer : de quoi résultent ces terres noires? les réponses sont multiples, contradictoires et souvent simplificatrices. Un premier type de réponse est fortement imprégné de l'idée générale que l'on se fait des villes, donc des chefs-lieux de cités, du Bas Empire et du haut Moyen Âge et qu'un mot suffit à résumer : déclin. Ce déclin se marque par la diminution du nombre des fonctions urbaines correctement satisfaites, donc par la transformation de nombreux espaces habités au mieux en zones cultivées, le plus souvent en friches ou en terrains vagues. Dans cette appréhension du phénomène urbain, la ville en l occurrence, le chef-lieu de cité, la cité intra muros serait le lieu de séjour des détenteurs de la puissance publique, évêque et comte, de leur entourage et de leurs serviteurs. L'élite serait urbaine, au moins de façon sporadique ou saisonnière, le reste de la population vivrait lui dans les campagnes. La reprise urbaine à proprement parler n'étant pas antérieure aux 11 e -12 e s., les terres noires reflèteraient bien l'état de désurbanisation qui caractérise un Bas Empire suivi d'un haut Moyen Âge plus ou moins long selon les lieux ou les archéologues. 5 Bien sûr, toutes les cités ou tout l'espace d'une même cité ne seraient pas affectés au même titre et au même rythme. Il existerait des lieux de maintien de l'activité, mais celle-ci serait étroitement liée aux sites résidentiels, ou palatiaux, ou ecclésiaux, ou monastiques, ou encore funéraires. On habiterait intra muros, on abandonnerait, cultiverait, inhumerait extra muros. Or des terres noires se retrouvent dans et hors les murs. Cette interprétation, chez les archéologues, conduit à sous-estimer les informations que peuvent contenir les terres noires. L'activité de terrain est téléguidée. Les phases contenant des terres noires de l'entre-deux Antiquité-Moyen Age sont préinterprétées. En Angleterre, en France du Nord, Dark Earth et terres noires désignent, dans le milieu archéologique, un affaiblissement quantitatif et qualitatif de l'occupation urbaine. Atteindre les niveaux de terres noires, en fouille, c'est atteindre le haut Moyen Âge, le Bas Empire. C'est, paradoxalement, le vrai Moyen Age stratigraphique urbain : celui qui sépare la vraie ville médiévale de la vraie ville antique, toutes deux marquées par des stratifications complexes - donc urbaines, à proprement parler. La simplicité, la pauvreté stratigraphique apparentes résulteraient de la faible démographie urbaine. En Angleterre, Black Earth ou Black Layer a d'abord désigné cet intervalle (Reece 1980 : 83) avant que ne soit institué, en réaction, le terme Dark Earth, vers 1980, pour parfois distinguer au sein de cet intervalle ce qui est propre aux 4 e -5 e siècles et surtout au 5 e. L'attention reste cependant concentrée sur la question de la fin des villes romaines, sur les modalités du terme de la vie urbaine à l'antique , sans remettre en cause l'idée prégnante de fin de la ville. En effet derrière le concept de Dark Earth se trouve la remise en cause d'une cessation brutale de la vie urbaine au profit d'une fin plus lente, sans que l idée même de fin soit remise en cause. L'objectif est de mieux saisir les modalités de désaffection pour la vie en ville, la façon dont on est passé du plein de l'antiquité au vide de la période suivante, fût-elle Late Roman, Early Saxon ou Anglo Saxon. L'idée d'une dégradation, d un appauvrissement et d'une interruption de la vie urbaine voire de l'usage des villes reste présente, en permanence (par exemple Reece 1980, Leone 1999). La question reste de déterminer s'il y a rupture franche ou d'abord dégradation avant interruption. En France, ou en Gaule du Nord, la question se pose en des termes historiographiques différents. Nul ne remet en cause le principe de continuité urbaine assuré par la présence des représentants de la puissance publique, évêque ou comte. Ce qui est acquis est le principe de rétraction de la superficie des villes, mesuré à l'aune de la superficie des enceintes du Bas Empire, de la concentration intra muros des élites, de la désertion des zones périphériques vouées aux nécropoles, jusqu'à ce que des monastères relancent l'activité. Les situations sont contrastées mais en gros, l idée de villes sans vie urbaine l emporte. 6 En important le concept de terres noires, nous devrions au moins l'adapter à ce schéma dans lequel nous insérons notre activité car un certain nombre de faits spatiaux distinguent la Bretagne insulaire de la Gaule du Nord : la date de la construction des remparts, l'ampleur et la variété des superficies encloses, les modalités et la date de la christianisation de l'espace intra et extra muros, la relation aux morts, les modalités de l'investissement religieux et laïc. En Europe du Nord, dans les zones non romanisées, sous réserve d'inventaire, le terme black earth, que je ne connais, employé au sens générique qui lui est donné ici, que par Bjorn Ambrosiani pour Birka, désigne exactement le contraire. Il sert à délimiter la zone censée recéler des activités autres qu'agricoles ou funéraires, dans le wic ou l'emporium... Ces contraires, selon la latitude, ne le sont qu'au niveau interprétatif ou historique : ils expriment un même degré de l'urbain, dans des situations distinctes. En baisse en Angleterre (dans les cités) et en France du Nord par rapport à ce qui précède, et faible par rapport à ce qui suit. Pour les wics ou les emporia d'angleterre, sans que le terme Dark Earth soit employé, l'interprétation est identique à celle qui vaut pour Birka : des niveaux de structure comparable par leur faible degré de stratification ou de lisibilité marquent le début d'une occupation plus dense et plus continue, de type urbain. Dans tous les cas, cependant, cette occupation est considérée comme moins dense et moins sophistiquée que ce qui suit, au Moyen Age. En somme, un moins urbain dans les cités, un presque urbain dans les wics et les emporia. Le phénomène est reconnu comme post-urbain (dans les cités ou les castra) puis proto-urbain (Hamwic, Dorestad par exemple) dans les régions romanisées, donc urbanisées. Il est reconnu comme seulement proto- dans les régions qui, puisqu'elles n'ont pas été romanisées, n'ont pas connu d'expérience urbaine préalable à celle de ces wics ou emporia (Birka, Haithabu par exemple). Pour autant, s'agit-il archéologiquement de la même chose? Certainement non si l'on pense à une homogénéité quasi totale. Peut-être bien, si l'on pense à des conditions de production de sols comparables, liées à des conditions culturelles comparables, une relation à la ville particulière, une expression propre et éphémère de l urbain que nous avons de grandes difficultés à décrypter. Pour les cités, deux schémas interprétatifs, souvent exclusifs, ont vu le jour. La première interprétation ressortit au thème de l'abandon. La colonisation par la végétation arboricole expliquerait alors l'exhaussement du sol. Dans un contexte de bâti abandonné, surtout si des ruines en élévation forment obstacle et se dégradent lentement, un mécanisme de fixation de poussières ou de fines se met en place sous l'action éolienne et sous celle du ruissellement. Il 7 engendre un cycle marqué par le développement de la végétation, la décomposition des matières organiques, leur transformation en humus par l activité biologique, leur accumulation et la fixation de minéraux. La phytosociologie rend bien compte de ce phénomène qui est plus complexe que cette présentation ne le laisse entendre. Ce mécanisme aurait donc conduit dans les cités mais surtout à leurs abords, sans intervention humaine, à la constitution de niveaux qui ne prennent de valeur archéologique, même faible, que parce qu'ils sont intercalés entre les niveaux stratifiés, véritablement urbains, de l'antiquité et du Moyen Age. Ailleurs, ils ne relèveraient pas de l'attention des archéologues mais de celles des géologues, des géomorphologues ou des pédologues. Pour l'époque actuelle, des expériences ont été conduites à Berlin, dans les ruines de l'après-guerre (références dans Yule 1990). Elles montrent la rapidité avec laquelle un niveau de deux à trois décimètres peut se mettre en place sans intervention humaine directe. Pour les siècles qui nous occupent ici, une présence humaine à proximité, donc des usages occasionnels du sol, expliqueraient la présence de déchets d'origine anthropique, en petites quantités. On sait que les villes n'étaient pas entièrement vides puisque l'élite et ses serviteurs les habitaient et que les populations alentour s y réunissaient à l occasion de cérémonies religieuses. La seconde interprétation ressortit aux pratiques culturales. Dans des quartiers abandonnés des villes antiques, on se mettrait à cultiver la terre. Cultures vivrières, de type potager, maraichage, avec brassage de la terre ou agriculture avec labour à l'araire ou à la charrue, ou encore culture de vignes dont chacun sait qu'elles accompagneraient inévitablement la christianisation ou enfin élevage marqué par le pacage d animaux. Le travail de la terre avec apport d amendements, ou son remaniement par le piétinement et l activité biologique, conduiraient à l'exhaussement du sol et à l'uniformisation de la stratification sous l'effet conjugué du brassage et du foisonnement. Ces interprétations téléguidées ont pour elles leur vraisemblance historique, c est-à-dire leur adéquation à l'idée que l'on se fait de la cité du Bas-Empire et du haut Moyen Age. Elles permettent, en fouille, de se débarrasser des terres noires. La référence au terme suffit souvent à dire qu il n y a rien là d urbain. Bien qu'elles résultent d'un large consensus, ces conclusions demanderaient à être démontrées au cas par cas. Elles ont contre elles de considérer le Bas-Empire et le haut Moyen Age comme un ensemble homogène et de se satisfaire d'une interprétation générale commode. 8 2. La pratique archéologique Un autre type de réponse à la question de la constitution des terres noires en est à ses balbutiements. On cherche à distinguer les arguments qui prouve
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