Premier plan dossier

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Premier plan dossier Le journal d informations du puca plan urbanisme construction architecture n 22 septembre - décembre 2010 Opération «Villa urbaine durable» de Fréquel-Fontarabie : recoudre la ville
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Premier plan dossier Le journal d informations du puca plan urbanisme construction architecture n 22 septembre - décembre 2010 Opération «Villa urbaine durable» de Fréquel-Fontarabie : recoudre la ville PUCA Gisèle Cloarec Dans son programme «Villa urbaine durable», le puca propose de faire coexister des formes variées d habitat, de «promouvoir les opérations mixtes de logement, de généraliser des méthodes de projet où conception, réalisation, usages et maintenance s inscrivent dans les perspectives du développement durable». Très exactement les objectifs assignés au projet Fréquel-Fontarabie : recomposition urbaine, diversité de l offre, mixité, protection environnementale en général, consommation énergétique en particulier. Aussi, lorsque la Ville de Paris concourt, en 2006, à la seconde session de l appel à propositions, le jury n hésite pas à ranger le projet Fréquel-Fontarabie parmi les lauréats. Premier plan n 22 septembre-décembre 2010 Eva Samuel la commande Aménager un quartier maltraité depuis trente ans La réponse Dé-densifier, recoudre : une convalescence urbaine, sorte de projet à l envers compte tenu du contexte Les enjeux Reconstituer un cadre de vie correct et une vie de quartier attractive Les propositions Construire un jardin de proximité sur le lieu de la friche, c est-à-dire asservir le bâti à l espace du jardin Organiser autour logements et équipements Traverser l îlot de plusieurs manières Assurer l éclectisme et l hétérogénéité architecturale Les moyens Des logements et des équipements pour définir et contenir un nouvel espace public Ne pas confondre formes et enjeux : partager les enjeux pour laisser une certaine liberté d expression architecturale le programme de l îlot 109 logements sociaux : 74 logements neufs, 35 réhabilités une crèche de 60 berceaux une PMI 4 locaux d activité un jardin public de m 2 un jardin partagé une placette deux passages publics Aménageur : la SIEMP Maîtres d ouvrage : la SIEMP, Paris Habitat et la Ville de Paris Architecte urbaniste coordinatrice : Eva Samuel Assistance à la maîtrise d ouvrage environnementale : Terre-Eco Maîtres d œuvre : Babled-Nouvet-Raynaud / BOB 361 / Avenier Cornejo /LAN architecture / Equateur architecte / Pascal Gontier / Truelle architecture Voiries : Exit Paysagistes associés Jardins : Ville de Paris Source : Eva Samuel 2 dossier Opération «Villa urbaine durable» Un îlot aux enjeux multiples Eric Bernath c h r o n o lo g i e 1999 inventaire exhaustif des bâtiments insalubres de la capitale 2002 L îlot Fréquel-Fontarabie, secteur pilote de la résorption de l insalubrité 2002 La s i e m p est choisie comme aménageur et maître d ouvrage, associée dans ce dernier rôle à Paris Habitat 2003 eva Samuel choisie comme architecte-conseil par la s i e m p 2003 Début des ateliers d urbanisme participatifs 2004 La s i e m p et Paris Habitat signent avec la Ville une Charte du développement durable 2005 Début des études 2006 définition par Eva Samuel d un cahier des prescriptions urbaines et architecturales 2006 Le projet est retenu par le jury de la 2 e session de l appel à propositions «Villa urbaine durable» du p u c a 2006 définition par Terre-Eco, assistant à la maîtrise d ouvrage pour l environnement, d un cahier des prescriptions environnementales 2007 Paris adopte son «plan climat», l îlot fait partie des huit opérations pilotes retenues comme priorités de la mise en œuvre du plan 2010 Livraison du premier bâtiment, qui est aussi la première «maison passive» de la capitale L îlot Fréquel-Fontarabie émerge à soixantequatre mètres au-dessus du niveau de la mer et trentehuit mètres au-dessus du niveau de la Seine : pentes douces et désordre urbain des quartiers populaires de Paris. On voit le ciel au bout des rues, des tags sur les murs, le faîte des arbres et un chantier, entre le passage Fréquel et les rues Fontarabie, Vitruve, des Orteaux, de la Réunion : mètres carrés à aménager. Le quartier parle toutes les langues, du bistrot anglais au retoucheur chinois, de la librairie branchée à la blonde coiffeuse : le mélange est sans doute, ici, le maître-mot. Stratification, juxtaposition : cet apparent désordre urbain de l îlot est le fruit d une longue histoire, depuis les vignobles et les maraîchages jusqu aux industries modestes des deux derniers siècles, tanneries, chapelleries, petite métallurgie Ont poussé de petites maisons et de grands immeubles, et quelques arbres. Tout autour, on identifie les époques : baies vitrées des années soixante-dix, fantaisies architecturales des années quatre-vingt, maisons individuelles venant boucher quelques dents creuses, ateliers et boutiques, quelques traces des années trente. Converser avec l ancien D ajout en ajout, l îlot avait fini par devenir invivable et insalubre. Entre bâti brinquebalant, escaliers branlants et peintures écaillées s installaient l abandon et les herbes folles. Dans le quartier, l îlot avait été surnommé «Beyrouth» On aurait pu tout raser, cultiver l orthogonal et s enorgueillir de faire du neuf sans le vieux, effacer du même geste la géographie et l histoire des lieux : c est un tout autre parti qui a été pris, plus complexe, plus subtil, mais aussi plus urbain, celui de conserver les traces, de magnifier le «faubourien», de faire du vrai neuf et même de l innovant conversant avec l ancien. 3 Premier plan n 22 septembre-décembre 2010 Asservir le programme aux espaces libres En 2001, mille trente immeubles insalubres étaient recensés à Paris, dont plus de trois cents en situation dramatique. L îlot Fréquel, avec ses vingt-sept bâtiments, est sélectionné en 2002 comme îlot insalubre «pilote» par la Ville de Paris, qui confie à la s i e m p, par une Convention publique d aménagement (c pa), la mission d éradication de l insalubrité pour quatre cents immeubles du nord-est de la capitale. La s i e m p fait alors appel, pour l étude de l îlot, à une architecte urbaniste : Eva Samuel. Dès 2003, elle instaure, avec l aménageur, les élus, les habitants et les «frontaliers», des ateliers d urbanisme participatifs. Au préalable, elle prépare le déroulement des opérations. Son premier travail est de rendre lisible pour tous l îlot en perdition. Que repère-t-elle, à quoi donner un nom? «La première chose a été de caractériser le bâti. La sédimentation qui s est faite au fil du temps est une chance, pas un handicap. Qu avait-on sous les yeux? La rue des Orteaux, caractérisée comme faubourienne, la rue de Vitruve avec un immeuble pivot, charnière entre plusieurs rues, que tout le monde trouvait insipide et incongru, mais que l on pouvait utiliser. Le passage Fréquel, que j ai caractérisé comme pittoresque, avec ses petites maisons en mauvais état mais que l on n a pas imaginé démolir.» Mais c est moins en fonction du bâti passé ou futur qu Eva Samuel aborde l organisation de l espace : «Ce qui m intéresse, c est d asservir le programme aux espaces libres, ce qui peut, ailleurs, conduire à densifier : ce n est pas la même chose de construire en bordure d un stade ou sous le regard des bâtiments des années Ici, il s agissait de sauvetage, de jouer le rôle d une Croix-Rouge urbaine. Et finalement, les endroits victimes d un grand délaissement, les franges, donnent une grande liberté. Cet îlot, personne n en voulait, c était une «patate chaude». On m avait même dit que deux cents associations m attendaient, le couteau entre les dents!» Faire partager les enjeux Premier atelier : la demande explicite des habitants et des associations du quartier est que «surtout, on ne touche à rien», qu on laisse respirer cet endroit perdu au milieu du quartier le plus dense d Europe. Dire d emblée que tout allait s organiser autour de l espace libre a fait tomber les couteaux : le vide n était plus du vide. «C est un peu la posture inverse de l architecte, qui remplit le vide. Ici, on voulait préserver le vide, le valoriser, le rendre structurant», déclare Eva Samuel. Le quartier demande de l air, à proximité des tours de la rue Saint-Blaise, il est familier de l architecture de dalles et peu pourvu en squares et jardins. Il y a bien le cimetière du Père-Lachaise, mais ce n est peut-être pas le lieu idéal pour sortir les enfants. D atelier en atelier, autour de plans et de projections minimalistes et compréhensibles par tous, l espace s organise, avec pour préalable qu il y aurait obligatoirement une crèche, une PMI et un commerce dont chacun espère que ce sera un café ou un restaurant. En l état, c était une forêt de pignons, comme si l îlot tournait le dos à la ville, avec de petites fenêtres sauvages. «Il faut faire avec, pas contre, et sans doute même accentuer cette apparence de pignons percés, les percements ouvrant sur un square qui lui-même ne donnerait pas sur la rue, mais serait partagé à l échelle du quartier.» Les gens avaient beaucoup de questions, il a donc fallu imaginer une organisation solide et sérieuse : la Ville, les directions de la s i e m p et de l o p a c, les élus, tous les bailleurs, ont été très présents, en personne, pas en représentation, aux ateliers participatifs, apportant des réponses qui valaient engagement. «Les voisins sont venus, une mutualisation intelligente s est mise en place. C est finalement assez facile de partager les enjeux avec les gens. Depuis le début, nous n avons eu aucun conflit grave, les contestations anecdotiques se sont effacées devant l intérêt général. C est aussi cela, le métier de l architecte, avant le dessin : faire partager des enjeux. On ne peut pas passer en force, on doit trouver une manière démocratique de partager les questions urbaines», remarque Eva Samuel. Pour l aménageur-maître d ouvrage, la s i e m p en la personne de Roland Pèlerin, «ces choix ont été courageux : dégager de l espace libre dans Paris, c est difficile! On a ici un COS de 2, alors que la règle à Paris est de 3, et 3,8 pour le logement social.» 4 dossier Opération «Villa urbaine durable» Plan d aménagement de l îlot Em m a n u e l Rao u l, secrétaire p e r m a n e n t du puca Emmanuel Raoul, secrétaire permanent du p u c a, n est pas indifférent à l opération Fréquel-Fontarabie : «Il s agit là d une opération urbaine complexe, dans une zone très dense, ce qui ne manque pas de poser des problèmes spécifiques auxquels il faut veiller : c est une réhabilitation difficile, où l on construit la ville sur la ville, la ville dans la ville, avec tous les inconvénients d un chantier, les camions, le bruit, le stockage des matériaux. Tout cela exige un savoirfaire qui ne s improvise pas. Dans ce type d opération, le plus important n est pas qu à terme on consomme plus ou moins d énergie, selon telle ou telle technique : ce qu il faut viser, ce sont les constructions passives. Ne plus avoir à se préoccuper du chauffage ou du rafraîchissement. Par ailleurs, il est bon de voir que les maîtres d ouvrage publics sont à la pointe de l innovation et de l exemplaire, ce qui est exactement ce que nous souhaitons qu ils soient. La maîtrise d ouvrage publique retrouve la volonté d être en avance, on ne peut que s en réjouir. Et s en réjouir d autant plus que cette opération se déroule à Paris, en manifestant sa conformité au Plan climat très ambitieux qui a été adopté. Il faudra regarder attentivement comment le neuf et la réhabilitation coexistent, vont de pair, définissent une cohérence. On est parfois, en France, trop attaché au patrimonial : préserver le mélange, c est probablement un moyen d introduire de la modernité dans un morceau de ville.» 5 Premier plan n 22 septembre-décembre 2010 Eric Bernath Ro m a i n Le v y, président de la siemp Romain Lévy, président de la SIEMP, souligne que la démarche qui sous-tend l opération Fréquel-Fontarabie est avant tout une démarche politique forte : «Nous voulons faire un pari sur l innovation, tenter des expériences bénéfiques pour tous. La Ville a consenti des moyens financiers et un travail énormes pour résorber l insalubrité, et nous en venons à bout. Notre volonté constante est à la fois de tenter des choses nouvelles, d innover, et de le faire dans la perspective du logement social, pour loger des gens qui sont parfois dans des situations très précaires, et en concertation avec les associations, les élus, les mairies. Désormais, avec l Observatoire du logement insalubre, nous repérons quatre ou cinq immeubles par an. Nous avons créé avec la Plaine-Commune une spl a 1 la s o r a q a : Société de requalification des quartiers anciens pour conserver les compétences et les acquis de la s i e m p, et les transférer à la métropole. Innover, ce n est pas un acte gratuit, c est une démarche sociale. Bien sûr, c est parfois un peu compliqué. Nous avons construit, et c était une première en France, rue du Mont-Cenis, les premiers logements sociaux à ossature bois. Les gens sont déjà installés : au moment de la construction, les certifications n existaient pas encore! Impasse Daunay a été livré le premier immeuble conforme au Plan climat de Paris Ici, c est tout un îlot qui renaît. Tout cela est passionnant, invite au dialogue avec les architectes et les entreprises. La commande publique a là un rôle important à jouer. Nous effectuons bien sûr un suivi, pour voir comment tout cela marche au quotidien, en sensibilisant les locataires afin qu ils jouent le jeu. Le geste architectural n est pas le plus important : nous voulons que les locataires se sentent bien. Nous devons donc rester innovants.» 1 SPLA : Société publique locale d aménagement 6 dossier Opération «Villa urbaine durable» Mixité du bâti, mixité des habitants, durabilité temporelle et spatiale L îlot n est pas rasé : des copropriétés et quelques maisons restent en place, en cœur d îlot comme en bordure des rues ; l opération a quelque chose d une dentelle, d une broderie. Dans ce quartier populaire, on a de nouveaux propriétaires qui ont racheté des appartements parce qu ils n étaient pas très chers, et des propriétaires anciens qui n avaient pas les moyens de mener à bien les travaux de rénovation nécessaires. Roland Pèlerin : «Les bâtiments en bon état, on les a gardés. On a aussi gardé ceux qui, bien que dégradés, caractérisaient l îlot ou étaient techniquement sauvables, quitte à les réhabiliter sérieusement, à les remettre aux normes. Tous les propriétaires expulsés ont été relogés : c est le seul point un peu douloureux de cette histoire, puisque des propriétaires se sont retrouvés locataires. Certains l ont vécu comme une régression, d autres ont été très satisfaits de se retrouver dans des logements chauffés, avec eau chaude, lumière, confort.» Certains logements ne pouvaient être sauvés, avec trop de fuites d eau et des risques d effondrement. Un des immeubles a été évacué à temps 2 Les rez-de-chaussée étaient en pierre, mais les étages intégralement en bois, le tout sur un sol pollué. On a dépollué sur un mètre et installé une géomembrane : creuser plus offrait le risque de déstabiliser les fondations des constructions maintenues en place. Il est à souligner que le souci du bien public, par capillarité, par exemplarité, a essaimé : tel propriétaire rase sa vieille maison pour la construire à neuf, tel autre a entièrement réhabilité son bien, et même de l autre côté de la rue, certains bâtiments ont fait toilette : peut-on parler de durabilité spatiale? Organiser les acteurs professionnels Dès l amorce du projet, l aménageur fait appel à une assistance à maîtrise d ouvrage environnementale, en l occurrence Terre-Eco qui, après l établissement d un cahier des prescriptions environnementales (qui fait écho au cahier des prescriptions architecturales établi par Eva Samuel), veillera aux choix environnementaux, c est-à-dire aux calculs, aux matériaux, aux techniques mais pas seulement : «S occuper d environnement, c est travailler sur la ville pour redonner l espace public aux habitants : ici, le jardin, la placette, les passages. Et ensuite, on a des objets, les bâtiments. Avoir une approche environnementale, c est d abord gérer les échelles du territoire : la ville, le quartier, l îlot, la parcelle, le bâtiment», explique Patrick Martin, de Terre-Eco. On a donc : une Ville exigeante quant à ses objectifs, des élus très impliqués, un aménageur qui n impose pas un programme bouclé d avance, des maîtres d ouvrage que l innovation non seulement technique, mais aussi organisationnelle, ne rebute pas, une urbaniste architecte et un bureau d études spécialisé en environnement ouverts au dialogue mais fermes sur leurs positions, des habitants intéressés et vaguement méfiants. Il est bien étonnant que ne surgisse pas quelque conflit définitif, quelque opposition farouche Au risque de décevoir car les histoires qui fâchent sont nettement plus palpitantes que les histoires sans histoires, pas de conflit majeur. Quelques fâcheries autour de la mitoyenneté d un mur 3, d un pignon à restaurer, de quelques mètres carrés en plus ou en moins. Pour Eva Samuel, la présence des décideurs a été déterminante dans la qualité des relations, de même que le travail collectif et minutieux : pas de flou, pas de rumeur, ce qui est dit est dit : «Là où nous avons gagné du temps, c est à travers la présence effective, tout au long du processus, de tous les décideurs : chacun a compris ce qu il avait à faire. Un véritable travail collectif, avec tout le monde en direct, s est instauré, nourrissant une sorte d inquiétude productive.» Patrick Martin lui fait écho : «Quand un projet a le soutien indéfectible des politiques et de la maîtrise d ouvrage, on n a pas de conflit. Quand on mène un vrai travail collectif, chacun a envie que le projet réussisse.» Au cœur du projet, et dans cette inquiétude productive, tous les acteurs professionnels ont su trouver le bon rythme, sans trop de frictions. Bonne entente qui ne renvoie pourtant pas à un conte de fées. Les PV de réunions sont parfois sévères : «La mise au point des projets ne prend pas suffisamment en compte le soin à apporter à des détails importants pour la qualité thermique de l enveloppe et de son étanchéité.» Sévérité qui se justifie, pour Patrick Martin, par «les changements notables des pratiques habituelles de la maîtrise d œuvre.» En effet, le soin apporté en amont du projet à l examen de tous les «détails», de toutes les implications d une décision, de toutes les options possibles, sans aucune possibilité de différer au moment du chantier, a amené à sortir de la distribution traditionnelle des rôles. 2 Dès 2007, la Ville a quasiment éradiqué les logements insalubres construits au XIX e siècle et au début du XX e. Suite à un recensement exhaustif des immeubles concernés, des moyens importants ont été investis : un «plan d éradication de l habitat indigne» de 152 millions d euros sur six ans a été lancé. La vigilance s exerce désormais sur les immeubles des années 1950, 1960 et 1970, dont la ventilation est souvent déficiente, avec du chauffage électrique «bas de gamme» et des fenêtres en PVC. 3 L une des difficultés rencontrées est celle des mitoyennetés : le cadastre de Paris, établi en 1900 pour l essentiel, révisé en 1937 et désormais mis à jour au fil de l eau, a beau être dessiné initialement au 500 e un trait de 0,5 mm représente 25 cm, les contestations n ont pas manqué. 7 Premier plan n 22 septembre-décembre 2010 Eric Bernath Fa b i e n n e Gi b o u d e au x, a dj o i n t e au m a i r e d e Par i s, en charge des espaces verts Fabienne Giboudeaux a porté l opération
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