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S! ^ vx^ V, ! « V \ LA CHASSE A L'OURS NOIR AVEC CHIENS COURANTS par Hélène Jolicoeur Novembre 1991 *? Québec Direction de la gestion des espèces et des habitats Service de la faune terrestre LA CHASSE À L'OURS NOIR AVEC CHIENS COURANTS par Hélène Jolicoeur Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche Novembre 1991 HI RÉSUMÉ Cinq races de chiens courants sont habituellement utilisées pour chasser l'ours noir. Après avoir flairé une piste d'ours fraîche à partir d'un chemin, les chiens, au nombre de 3 à 6, s'élancent à la poursuite de l'animal jusqu'à ce que celui-ci grimpe dans un arbre ou s'immobilise contre un obstacle. Les chiens en aboyant et en se montrant menaçants doivent maintenir l'ours dans cette position jusqu'à l'arrivée des chasseurs. Pour exécuter ce travail de rabattage, les chiens doivent subir un long entraînement en forêt et un processus de sélection très rigoureux. À cause de la valeur des chiens, les éleveurs munissent leurs bêtes de colliers-émetteurs. Ces dispositifs électroniques permettent de suivre plus facilement la poursuite et de localiser rapidement les ours immobilisés dans les arbres. Les colliersémetteurs facilitent aussi la récupération des chiens à la fin de la journée. Une chasse à l'ours dure en moyenne 2 à 4 heures et des distances allant de 1,5 à 23 km peuvent être parcourues par l'ours pourchassé. Ces grands déplacements forcent les chasseurs à coordonner leurs actions au moyen de communications-radios. Des chasses avec chiens menées à titre expérimental ont démontré que les ours rusaient pour distancer les chiens, qu'ils restaient la plupart du temps dans leur territoire familier et qu'ils pouvaient aussi courir plusieurs heures sans jamais grimper dans les arbres. Parfois, les ours cessent leur course pour attaquer et même tuer les chiens qui les poursuivent. En moyenne, 30 % des ours poursuivis se réfugient dans les arbres pour échapper aux chiens. Des meutes particulièrement efficaces, comme celles détenues par des chasseurs professionnels, peuvent faire grimper jusqu'à 80 % des ours qu'elles talonnent. Les conditions atmosphériques, la période de l'année, le sexe et l'âge de l'ours ainsi que l'habitat peuvent, dans certains cas, favoriser les chasseurs. On ignore pour le moment ce qu'il advient vraiment des oursons séparés de leur mère lors d'une poursuite et si le stress de la course peut nuire à la productivité future des femelles pourchassées. On s'interroge aussi sur le tort que peuvent causer les chiens aux très jeunes ours, moins aptes à se défendre que leurs aînés de plus grosse taille. La chasse à l'ours avec chiens est fortement controversée aux États-Unis dans le public et auprès de ceux qui pratiquent d'autres formes de prélèvement. On reproche à cette chasse IV d'être cruelle, peu sportive, trop efficace et surtout dérangeante. On craint aussi qu'elle ne soit un prétexte pour braconner des cervidés et qu'elle ne nuise aux espèces non-visées. Le succès de cette chasse et les problèmes de cohabitation entre utilisateurs de la même ressource peuvent être réduits par des modifications à la réglementation. C'est ce que la refonte des règlements de chasse réalisée en 1989 a tenté de faire. Mais il y a des problèmes d'ordre éthique qui ne pourront être apaisés de cette façon et qui ne manqueront pas de faire surface. Il est à craindre, par conséquent, que l'intensification de la chasse à l'ours avec chiens au Québec n'éveille le sentiment anti-chasse dans le public. V REMERCIEMENTS J'aimerais remercier monsieur Marc-Jacques Gosselin, du Service de l'aménagement et de l'exploitation de la faune de l'estrie, qui fut le premier, il y a de ça plusieurs années, à m'initier à la problématique de la chasse à l'ours avec chiens. Je remercie également monsieur Gilles Lamontagne, du Service de la faune terrestre, pour ses précieux commentaires et ses nombreuses suggestions visant à améliorer la forme et le fond de ce rapport. Ma reconnaissance s'adresse aussi à monsieur Serge Bergeron, du Service de la réglementation et à monsieur Normand Traversy, de la Direction générale de la ressource faunique, pour les avis techniques et les repères historiques concernant le dossier de la chasse à l'ours avec chiens. Je tiens à souligner finalement la collaboration empressée de messieurs Charles H. Willey, du Vermont Department of Fish and Wildlife, Ken Elowe du Maine Department of Inland Fisheries and Wildlife et Bill J. Cook du National Park Service qui m'ont fourni leur expertise ainsi que du matériel audio-visuel. Vil LISTE DES FIGURES Figure 1 Figure 2 Page Races de chiens pour chasser l'ours. De gauche à droite: la race Walker. Redbone. Coonhound noir et feu et Redbone 5 Chien pisteur de race Walker en opération à l'arrière d'une camionnette 5 IX LISTE DES ANNEXES Annexe A Annexe B Lettre de monsieur William J. Cook concernant l'utilisation des chiens pour chasser l'ours. Tableau synthèse de la réglementation relative à la chasse à l'ours avec chiens dans quelques provinces canadiennes et quelques états américains (Charles Willey, comm. pers.). XI TABLE DES MATIÈRES RÉSUMÉ REMERCIEMENTS USTE DES FIGURES iii v vii USTE DES ANNEXES. ix TABLE DES MATIÈRES xi 1. INTRODUCTION 1 2. TERMINOLOGIE 3 3. LES CHIENS 4 4. LA CHASSE À L'OURS Le pistage La poursuite Le déroulement Le comportement des ours Le taux de réussite Le taux de succès Les impacts négatifs possibles L'abattage L'entraînement CONCLUSION RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 21 1. INTRODUCTION La popularité grandissante de la chasse à l'ours noir (Ursus americanus) avec chiens a provoqué, au cours des dernières années aux États-Unis, une grande controverse qui a nourri le feu du mouvement anti-chasse et qui a dressé les groupes de chasseurs entre eux. Parmi les points débattus lors de cette controverse, il y a l'opinion que la chasse avec chiens est cruelle de par son côté harcelant, qu'elle est peu sportive, trop efficace et dérangeante pour la faune en général ainsi qu'à l'égard des autres utilisateurs et des propriétaires terriens. C'est un débat hautement émotif où les opposants persistent à dresser, sur le terrain des opinions partisanes, des barricades si élevées qu'ils perdent finalement la juste vision des choses. Appelées à intervenir dans le débat, les agences gouvernementales américaines responsables de la gestion de la faune entreprirent une série d'études de terrain afin de connaître l'impact réel de l'utilisation des chiens pour chasser l'ours et afin d'appuyer leur réglementation en conséquence. L'enjeu est de taille car, aux États-Unis, cette forme de chasse est assez importante. À titre d'exemple, citons le cas du Wisconsin dont 40 % de la récolte d'ours est obtenue à l'aide de chiens (Massopust et Anderson 1984); au Michigan, cette proportion serait de 33 % (Harger 1978) alors que dans l'état de Washington, elle atteindrait 90 % (Parsons et Poelker 1975). Au Québec, les statistiques sur la pratique de cette activité sont plutôt rares. Ce type de chasse serait populaire surtout en Estrie et d'après l'enquête menée en 1987, le nombre d'adeptes de cette forme de prélèvement formaient 0,4 % des personnes interrogées (Sécoma 1988). Appliqué au nombre de permis de chasse à l'ours vendus en 1987 à des résidents du Québec ( permis), ce pourcentage extrapolerait à 80 le nombre de chasseurs avec chiens courants. Par contre, on sait que beaucoup d'américains, frustrés par les resserrements réglementaires qui leur sont imposés dans leurs états respectifs, viennent pratiquer cette chasse au Québec. Dernièrement, on a même découvert qu'un pourvoyeur américain offrait des forfaits de chasse à l'ours avec chiens au Lac Frontière, dans le comté de Montmagny. 2 Le gouvernement du Québec fut saisi des composantes de cette problématique vers la fin des années soixante-dix. Comme la pratique de la chasse avec chiens était jusqu'alors mal définie par la loi de la Conservation de la faune, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche forma, en 1980, un comité ad hoc chargé de revoir toute la législation concernant l'utilisation des chiens pour chasser. Après avoir consulté les principaux intervenants dans ce dossier (associations de chasseurs utilisant les chiens courants, rapporteurs et d'arrêt, agriculteurs, chasseurs conventionnels, trappeurs, propriétaires terriens, municipalités, juridictions américaines et canadiennes), le Comité formula toute une série de recommandations dans le but de mieux encadrer le déroulement de la chasse avec chiens, l'entraînement des chiens en nature et la tenue de concours (Anonyme 1982). Pour l'ours noir, le Comité suggéra de maintenir deux saisons de chasse avec chiens mais de réduire la saison printanière à 15 jours soit du 1 er au 15 mai. Le Comité proposa aussi de limiter le nombre de chiens courants par meute et par groupe de chasseurs à 5 chiens. Ces mesures visaient la protection de la faune en période de mise bas et d'élevage des jeunes, la limitation du succès de chasse des chasseurs avec chiens et le respect des autres groupes d'utilisateurs. Ces dispositions furent adoptées à l'automne 1989 lors de la refonte des règlements sur la chasse. Cette mise en application fit, on s'en doute, des mécontents parmi les principaux intéressés qui proposèrent en retour de nouveaux aménagements réglementaires. Comme peu de gens ont eu l'occasion d'assister à une chasse à l'ours avec chiens et que l'information à ce sujet est plutôt rare, nous avons décidé de décrire en détails le déroulement de cette activité pour mieux saisir l'objet de la controverse qu'elle suscite. Par la même occasion, nous présentons l'opinion de certains habitués de cette question ainsi que les tentatives du monde scientifique pour trancher rationnellement ce débat. 2. TERMINOLOGIE Les termes de «chasse à courre», de «vénerie», de «veneurs» et «d'équipage», propres à la pratique de la chasse avec chiens en Europe ont été volontairement omis dans ce rapport à cause de leur association avec une activité traditionnelle qui semblait très éloignée dans l'esprit, dans le déroulement et dans l'apparat de celle décrite plus loin. Des libertés ont été aussi prises au niveau de la traduction de certains termes anglais comme, par exemple, strike dog que nous avons traduit par chien pisteur. Pour plus de précisions, le terme anglais a été maintenu à côté de son équivalent français. 3. LES CHIENS 1 Parmi les nombreuses races de chiens courants ou hound reconnues par les cercles du chenil canadien et américain, seulement 5 d'entrés elles montrent des aptitudes suffisantes pour traquer un gros carnivore comme l'ours noir. Ces races typiquement nord-américaines sont la Redbone. la Bluetick. la Plotthound. la Walker et la Coonhound noir et feu. Issues de croisements entre différentes races de chiens courants européens introduites aux États-Unis au 18 e siècle, ces nouvelles souches combinent la robustesse à la témérité et à l'endurance, qualités essentielles pour chasser l'ours noir mais aussi le renard (Vulpes vulpes). le coyote (Canis latrans) et le loup (Canis lupus). Toutes ces races excellent en plus dans la chasse au raton laveur (Procyon lotor). La législation de certaines provinces canadiennes (le Québec entres autres) et de certains états américains n'obligent pas les chasseurs d'ours à posséder des chiens de race pure. Dans l'espoir de voir apparaître des sujets exceptionnels dans leur chenil, les éleveurs procèdent donc à divers croisements entre ces 5 races. Les plus audacieux vont même jusqu'à introduire du sang en provenance des races Airedale ou Pitbull pour accentuer certains caractères. Idéalement, un chien spécialisé dans la chasse à l'ours doit peser entre 20 et 30 kilogrammes. À ce poids, ils sont assez rapides pour talonner un ours de très près et suffisamment agiles pour s'écarter à temps advenant une attaque surprise de la part de l'ours. Ils doivent posséder un flair exceptionnel leur permettant de détecter une piste vieille de moins de 10 heures, de retracer l'ours à partir de cette piste, de faire grimper l'animal dans un arbre et de le maintenir dans cette position jusqu'à ce que les chasseurs les rejoignent même si cela doit prendre des heures. Les chiens doivent donc être en mesure d'aboyer fort et sans arrêt pour permettre aux chasseurs de localiser l'arbre où se tient l'ours. Le développement chez le chien courant de ce caractère hautement sélectif est d'une importance capitale dans le déroulement de ce sport et il n'est obtenu qu'au prix d'un très grand effort de dressage. 1. Inspiré de Smith (1985). Figure 1: Races de chiens pour chasser l'ours. De gauche à droite: la race Walker. Redbone. Coonhound noir et feu et Redbone. (Photo, Ken Elowe du Maine Department of Inland Fisheries and Wildlife). Figure 2: Chien pisteur de race Walker en opération à l'arrière d'une camionnette (Photo, Ken Elowe du Maine Department of Inland Fisheries and Wildlife). 6 Même si exceptionnellement un chien peut faire à lui seul ce travail, la plupart du temps cela prend une équipe de chiens pour réussir cette manoeuvre. Habituellement, les meutes de chiens utilisées pour chasser l'ours sont constituées de 3 à 6 chiens. Dans un meute nombreuse, on mélange, pour bien faire, 3 chiens expérimentés avec 2 à 3 jeunes chiens en apprentissage. Au-delà de ce nombre, les chiens se nuisent et il peut résulter de la confusion aux moments stratégiques. Au Michigan et au Wisconsin, la taille des meutes est limitée à 6 chiens et il n'est pas permis de relayer les chiens fatigués. Le Vermont, de son côté, ne permet qu'un seul relais par ours poursuivi (Anonyme 1989). Au Québec, le règlement n'interdit pas le relais mais aux dires d'un chasseur, il est très difficile de le pratiquer. Une fois lancés sur la piste d'un ours, les chiens ne veulent plus lâcher prise et ne sont guère portés à l'obéissance. Le relais n'est possible que si le chasseur intercepte la meute à la hauteur d'un chemin. Les chiens courants portent normalement de larges colliers de cuir avec des plaques de métal sur lesquelles apparaissent les coordonnées du propriétaire. Au Québec, ce type d'identification est obligatoire. Le collier peut servir aussi à protéger le cou du chien des morsures de l'ours. S'il est en plus de couleur voyante ou muni de réflecteurs, le collier aidera le chien à se faire bien voir et lui évitera la disgrâce de mourir sous la roue d'un véhicule ou le projectile d'un chasseur. Anciennement, la poursuite était suivie à l'aide d'un dog-voice. sorte de réflecteur parabolique qui captait les aboiements des chiens au loin et qui permettait leur localisation. De nos jours, les chiens sont presque tous équipés d'émetteurs-radios. Non seulement cet appareil aide-t-il la localisation de la meute lorsque cette dernière cerne un ours soit contre un obstacle ou dans un arbre mais en plus, il permet la récupération des chiens égarés ou morts. i Les chiens courants utilisés pour la chasse à l'ours ont une grande valeur ne serait-ce que pour le temps que les chasseurs mettent à les sélectionner, à les entretenir et à les entraîner. C'est pourquoi, les chasseurs évitent, autant que possible, de les perdre et de les exposer inutilement à des dangers. Malgré ces précautions, des chiens incomparables par leur flair 7 et leur courage sont, tôt ou tard, tués ou gravement blessés en essayant de cerner un ours. Il arrive même que des chiens meurent d'épuisement lors d'une poursuite ou qu'ils soient écrasés par un ours qui tombe d'un arbre. La récupération des chiens ne pose habituellement pas de problème lorsque la poursuite est fructueuse. Une fois l'ours localisé par les chasseurs, les chiens sont mis en laisse et attachés à un arbre jusqu'à la fin des opérations. Lorsqu'une poursuite est abandonnée en raison de l'heure tardive ou de l'inaccessibilité de l'endroit où se terre l'ours, les chiens doivent compter sur eux-mêmes pour retrouver leur chemin. En temps normal, ils regagnent la première route qu'ils rencontrent et ils attendent d'être récupérés par leurs maîtres. Certains chiens vont refaire le trajet à l'inverse pour sortir de la forêt au point de départ. D'autres vont décider de se reposer un ou deux jours avant de sortir sur une route. Des individus vont même jusqu'à se rendre à la première habitation qu'ils vont rencontrer sur leur route. La récupération des chiens fait partie de l'enjeu de ce type de chasse; par conséquent, les chasseurs acceptent d'y mettre l'effort nécessaire. Malgré cela, des chiens ne sont pas retrouvés et sont abandonnés dans la forêt par leur maître. 8 4. LA CHASSE À L'OURS Le pistage Pour débuter une chasse, il faut tout d'abord trouver une piste d'ours. Là où la densité d'ours est faible, on utilise un «nez froid» (cold-nosed hound) qui sentira des pistes vieilles de 12 à 18 heures. Si, par contre, la densité d'ours est forte et que les pistes sont nombreuses, on aura alors intérêt à faire travailler un «nez chaud» (hot-nosed hound) qui s'en tiendra aux pistes les plus récentes. Pour repérer les pistes, les chasseurs peuvent 1 circuler sur les chemins avec leurs chiens en laisse, 2 laisser courir leur chien pisteur, c'està-dire le chien le plus doué pour sentir les pistes (strike dog), et suivre en voiture, 3 attacher leur chien pisteur à l'arrière d'une camionnette et circuler lentement sur les routes ou 4 entretenir des appâts et les visiter régulièrement pour voir s'il y a eu des signes de fréquentation par des ours. Si les chasseurs veulent poursuivre essentiellement de gros ours, il est préférable pour eux de tenir leurs chiens attachés et de vérifier eux-mêmes, lorsque le chien pisteur aboie, la grosseur des pistes de l'ours. Si le trophée importe peu, le chien pisteur peut être laissé libre et l'initiative de la poursuite peut lui être accordée. Lorsque les ours ne fréquentent pas beaucoup les chemins, comme c'est le cas au mois de mai, il peut être difficile de trouver des pistes d'ours et d'amorcer des poursuites. L'utilisation des appâts est alors avantageuse. Au Québec, en Ontario et au Maine, le pistage se fait surtout à partir des appâts et plus tard, au mois de juin, en promenant le chien pisteur en camionnette (Figure 2). Si le chien pisteur est tenu en laisse et qu'il flaire une piste fraîche d'ours, il aboie et les chasseurs vérifient la direction de celle-ci avant de lâcher toute la meute. Le degré d'excitation du chien permet aux chasseurs, qui connaissent bien leur chien pisteur, d'obtenir des informations sur la fraîcheur de la piste. Si le chien est laissé libre, celui-ci s'engage aussitôt sur la piste. Il arrive parfois que le chien pisteur parte dans la mauvaise direction mais habituellement, il réalise vite son erreur et revient sur ses pas. C'est alors que le reste 2. Inspiré de Smith (1985). 9 de la meute est lâchée. Les chiens s'élancent à toute vitesse derrière le chien pisteur dans un concert d'aboiements. 4.2 La poursuite Le déroulement Dès qu'une poursuite est amorcée, les chasseurs se divisent. Un groupe peut suivre les chiens à pied et un autre circule en véhicule dans le secteur pour tenter de localiser les chiens qui jappent continuellement lors de la poursuite. Selon la tonalité de l'aboiement, un chasseur peut savoir si les chiens poursuivent toujours l'ours ou, au contraire, ont réussi à le cerner. Les poursuites à pied sont très difficiles et demandent une parfaite condition physique car les ours se retranchent habituellement dans la partie la plus touffue de leur habitat dans l'espoir de distancer les chiens. Dans l'excitation de la poursuite, il est aussi facile de se perdre en forêt. C'est pourquoi les chasseurs qui poursuivent à pied sont équipés de talkie-walkie et sont en contact avec le groupe motorisé pourvu de Citizen Band (C.B.). Grâce à ce type de communication et à l'utilisation des véhicules à quatre roues motrices, tous les membres du groupe de chasseurs peuvent participer de près ou de loin à la poursuite. À l'occasion, le groupe motorisé croise sur un chemin l'ours poursuivi p
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