La sociologie des sciences de Jean-Michel Berthelot. A propos de L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, PDF

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La sociologie des sciences de Jean-Michel Berthelot. A propos de L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, Dominique Raynaud To cite this version: Dominique Raynaud.
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La sociologie des sciences de Jean-Michel Berthelot. A propos de L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, Dominique Raynaud To cite this version: Dominique Raynaud. La sociologie des sciences de Jean-Michel Berthelot. A propos de L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2010, 60, pp halshs HAL Id: halshs https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs Submitted on 2 May 2010 HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. La sociologie des sciences de Jean-Michel Berthelot. A propos de L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, Dominique Raynaud La science a été l un des thèmes centraux de l œuvre de Jean-Michel Berthelot, qu il a abordé, armé d une double culture philosophique et sociologique, d abord comme épistémologue de la sociologie, ensuite comme sociologue des sciences. Chronologiquement, Jean-Michel Berthelot s est d abord intéressé à l épistémologie de la sociologie, par des contributions portant sur le raisonnement expérimental, la causalité, les exigences de correspondance et de cohérence, l administration de la preuve ou la critique rationnelle des programmes de recherche 1. Orienté par cette matrice analytique, l auteur a ensuite ouvert ses enquêtes à d autres disciplines et à la connaissance scientifique en général. C est par cette voie qu il a abordé la sociologie des sciences, à laquelle il a activement contribué durant les dix dernières années de sa vie 2. On trouve dans L Emprise du vrai la même indépendance d esprit, la même exigence et la même rigueur qui caractérisent la plupart de ses œuvres. Mais on y trouve aussi deux nouveautés : 1 une réflexion croisée plus intense entre épistémologie et sociologie des sciences, qui s inscrit dans le sillage d un article antérieur, intitulé «Épistémologie et sociologie de la connaissance scientifique» ; 2 un souci d économie rarement égalé. On doit à Jean-Christophe Marcel d avoir mené à bien la publication de ce livre, dont la rédaction était achevée mais dont les références bibliographiques n étaient pas complètes 3. L Emprise du vrai défend un programme rationaliste en sociologie des sciences, étranger aux accusations fréquentes de passéisme ou d idéalisme qu essuie cette position, et qui paraît à bien des égards être une application du «pluralisme sous contrainte» initialement développé en 1 Cf. J.-M. Berthelot, «Discours sociologique et exigence de la preuve», Recherches sociologiques 16-2, 1985, ; «Les règles de la méthode sociologique ou l'instauration du raisonnement expérimental en sociologie», Durkheim, É. Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion, 1988 ; La Construction de la sociologie. Paris, PUF, 1991 ; «Le statut de la causalité chez Durkheim et Weber», Coenen-Huther J., Hirschhorn, M. (eds), Durkheim, Weber, vers la fin des malentendus, Paris, L Harmattan, 1994 ; «Cumulativité et normativité», Ramognino N. et Houle G. (éds), Sociologie et normativité scientifique, Toulouse, PUM, 1999 ; «Programmes, paradigmes, disciplines», Berthelot, J.-M. (ed), Épistémologie des sciences sociales, Paris, PUF, 2001, ; «Pour un programme sociologique non réductionniste en étude des sciences», Revue Européenne des Sciences Sociales 40 (124), 2002, ; «Plaidoyer pour un pluralisme sous contraintes», Revue Européenne des Sciences Sociales 41 (126), 2003, J.-M. Berthelot, «La science est-elle soluble dans le social?» Revue Européenne des Sciences Sociales 34 (104), 1996, ; «Science et secret», A. Petitat (ed), Secret et société, Paris, L Harmattan, 1999 ; «Épistémologie et sociologie de la connaissance scientifique», Cahiers Internationaux de sociologie 109 (2), 2000, ; Figures du texte scientifique, Paris, PUF, 2003 ; Savoirs et Savants. Les études sur la science en France, Paris, PUF, 2005 ; L Emprise du vrai. Connaissance scientifique et modernité, Paris, PUF, Il eût été utile de disposer d un index des noms et des concepts et d un texte sans coquilles. Il faut par exemple lire «Académie des sciences» en lieu et place de «Académie française», p. 111. LA SOCIOLOGIE DES SCIENCES DE JEAN-MICHEL BERTHELOT 2 épistémologie de la sociologie 4. Le livre comporte onze chapitres qui suivent un plan rigoureux, résumé par la formule Les chapitres isolés contiennent les propositions générales, les chapitres groupés par 4, les tests de ces propositions générales. Le chapitre d introduction «En quel sens la science est-elle une activité sociale?» fait une revue des définitions possibles de l objet de la sociologie des sciences, et s arrête sur celle proposée par le constructivisme social. Cette définition fait l objet de quatre tests, centrés sur les notions de vérité, de routine ordinaire, de controverse, de conflit d intérêt. Le constructivisme social ne sort pas indemne de ces tests, qui invalident tout ou partie de son programme. L auteur propose, sur cette base, une description personnelle de l activité scientifique, assortie de quatre nouveaux tests qui, à la différence des premiers, concernent les sciences dans le monde contemporain. Ces tests sont centrés sur les notions de justification, de modernité, de connaissance et de risque, de croyance. Le livre se clôt par la proposition d un modèle alternatif d étude sociale des sciences, sorte de conclusion générale de l ouvrage, probablement inaboutie. 1. Jean-Michel Berthelot définit la sociologie comme une science de l activité, dont l unité élémentaire est l action intentionnelle. L activité peut être dite sociale lorsque : 1 elle se soumet à des normes collectives (orientation holiste et déterministe) ; 2 elle est intégrée à une situation d interaction sociale (orientation contextualiste) ; 3 ou est tournée vers autrui (orientation néowébérienne). Ces trois définitions sont considérées comme non exclusives mais complémentaires, selon un schéma éprouvé dans un article antérieur, «Programme, paradigmes, disciplines» 5. La philosophie des sciences caractérise habituellement l activité scientifique par la résolution d énigmes au moyen d hypothèses ou de théories qui ne reçoivent de crédit que lorsqu elles sont mises à l épreuve. L auteur montre que cette description logiciste doit être doublée, à chaque étape, d une description sociologique. Le processus scientifique est social : 1 parce qu il suppose le respect de normes collectives ; 2 parce qu il requiert la coordination des actions de recherche ; 3 parce qu il mobilise l intentionnalité des agents, focalisée sur l établissement de la vérité. Ces éléments présupposent l existence de «communautés savantes» et de «dispositifs sociaux de connaissance» (p ). 2. Peut-on, sur la base de l aspect social de l activité scientifique, renoncer à l idée de vérité et prétendre que les connaissances scientifiques sont de simples croyances? Le constructivisme social, très sensible dans les études de sociologie et d ethnographie des sciences s est fait une spécialité de renoncer à l idée de vérité. 4 J.-M. Berthelot, «Pour un programme sociologique non réductionniste en étude des sciences», Revue Européenne des Sciences Sociales 40 (124), 2002, ; «Plaidoyer pour un pluralisme sous contraintes», Revue Européenne des Sciences Sociales 41 (126), 2003, J.-M. Berthelot (ed), Épistémologie des sciences sociales, Paris, PUF, 2001, LA SOCIOLOGIE DES SCIENCES DE JEAN-MICHEL BERTHELOT 3 La description de l activité scientifique proposée par l auteur ne doit rien à ce courant. La référence au vrai intervient sur trois plans : 1 dans l activité intentionnelle de résolution des énigmes et des problèmes (dimension psychologique) ; 2 dans l échange scientifique structuré par la critique et la falsification des théories, pensées en dehors de la référence poppérienne (dimension argumentative) ; 3 en tant que norme collective sous-tendant le jugement des théories (dimension critériologique). Aucune de ces dimensions n induit une conception métaphysique. Pourquoi le constructivisme social fait-il alors l économie de la vérité? Certaines distinctions de philosophie des sciences sont utiles à l examen de la question. 1 Il faut distinguer les connaissances, passibles d une procédure rationnelle de justification, des croyances partagées, attribuables à des causes extérieures. 2 Les facteurs sociaux favorisant l émergence d une théorie sont distincts de ceux qui collaborent au processus de justification. 3 Que les théories soient partiellement sous-déterminées par les faits n équivaut pas à dire qu elles sont libres de toute détermination empirique : on ne peut pas témoigner seulement de l arbitraire des théories. 4 Parce qu elle est socialement déterminée, la rationalité des pratiques scientifiques se révèle dans le temps long mieux que dans le temps court des routines ordinaires étudiées par le constructivisme. L auteur montre alors comment son «programme de complémentarité» (philosophie et sociologie des sciences) parvient à surmonter les principales difficultés du constructivisme social. L idée que la dimension sociale rend illusoire la dimension logique de la connaissance n est pas contraignante. Qu il y ait une concurrence entre théories rivales n empêche pas que le succès aille finalement à la mieux justifiée. Qu il y ait une indexation des théories sur des contextes sociaux n empêche pas que les théories qui se sont imposées sont celles qui sont parvenues à s émanciper du contexte (p. 39). L auteur passe ensuite à l examen des thèses spécifiques du constructivisme. 3. On sait que l intérêt porté aux routines ordinaires et à la rhétorique a été un facteur déterminant du renoncement à la vérité. Le constructivisme a ambitionné de renouveler l étude des sciences en souscrivant à des méthodes descriptives présumées «neutres», rejetant l idée que la vérité se dégage de l erreur en recourant à des méthodes rationnelles et analytiques. Cette ambition pose trois problèmes : 1 la dimension hagiographique est exceptionnelle, non typique, dans les études classiques de la science ; 2 les études constructivistes n enrichissent pas la connaissance des sciences de données inédites ; 3 les faits n apportent pas d argument théorique concluant pour souscrire aux thèses du constructivisme. Le constructivisme développe une forme d hyperempirisme à l égard des pratiques scientifiques, prises dans le détail. Mais la multiplication des comptes-rendus n a pas de réelle portée informative. Plusieurs limites sont inhérentes à ce «style descriptif», boulimique de détails événementiels, politiques, idéologiques, économiques ou rhétoriques. L exhaustivité est impossible. LA SOCIOLOGIE DES SCIENCES DE JEAN-MICHEL BERTHELOT 4 Toute description reste ordonnée à des intérêts de connaissance. Un programme de recherche doit être jugé aux thèses qui peuvent être inférées à partir des enquêtes empiriques. Or les thèses générales du constructivisme sont indépendantes des données empiriques, qu elles pèsent par leur portée critique (la vérité n existe pas ; la science est une activité sociale comme les autres, etc.), ou par des mots d ordre (routines ordinaires, savoirs tacites, indexation, etc.). Les thèses spécifiques du constructivisme, qui ont un contenu informatif plus élevé, sont quant à elles régulièrement contestées par les spécialistes du domaine, historiens ou philosophes des sciences. Une autre composante importante de l étude des sciences, impulsée par le tournant linguistique, est l attention portée aux effets rhétoriques et à la dimension communicationnelle (non référentielle) de la science. D inspiration herméneutique, ce courant prétend tantôt ramener toute activité scientifique à un exercice littéraire, tantôt opposer un mode de scientificité nouveau. Le constructivisme social se distingue ici davantage par sa radicalité que par son souci de clarification des problèmes. Les procédés de «technologie littéraire» auxquels recourent les scientifiques n ont rien de révolutionnaire. Que les façons de parler de la nature soient conventionnelles, partiellement codifiées, basées sur des procédés rhétoriques visant à entraîner l adhésion de la communauté scientifique, n accrédite pas la thèse constructiviste, selon laquelle les énoncés scientifiques ne seraient que des conventions. 1 La codification, l épuration du langage ont toujours été des moyens efficaces pour éviter les ambiguïtés et, par suite, faciliter l accord des esprits : les conventions accroissent la rigueur et l efficacité. 2 Les études sociologiques oscillent sans cesse entre la scène scientifique et la scène publique, où les textes n ont pourtant pas du tout la même fonction : vulgariser n est pas démontrer. 3 Il faut encore distinguer, dans l adhésion à une théorie scientifique, ce qui relève des procédés rhétoriques et ce qui relève de la conviction rationnelle. Depuis longtemps sensible au problème de l administration de la preuve 6, l auteur pense que les constructivistes affirment sans pouvoir l établir que les énoncés scientifiques sont réductibles à de simples conventions sociales. 4. Le constructivisme s est largement nourrit de l attention portée aux controverses, riches en éléments passionnels éloignés du thème classique de la poursuite de la vérité. Selon le constructivisme, une théorie ne pourrait en supplanter une autre que par la mise en œuvre de mécanismes de «négociation de la vérité». Le terme de négociation prend lui-même des acceptions différentes lorsqu il est conçu dans le cadre du sociologisme (le débat est tranché par les intérêts de classe, le lobbying économique, l idéologie dominante, les facteurs religieux) ; ou dans le cadre du constructivisme radical (la controverse est alors tranchée par une socionature indiffé- 6 J.-M. Berthelot, «Discours sociologique et exigence de la preuve», Recherches sociologiques 16-2, 1985, LA SOCIOLOGIE DES SCIENCES DE JEAN-MICHEL BERTHELOT 5 renciée). Peut-on déduire du fait que des intérêts extrascientifiques sont toujours à l arrière-plan d une controverse, qu ils s expriment au travers des positions défendues et qu ils sont à même d expliquer le succès d une des positions concurrentes? Rien n est moins sûr. 1 La coexistence d intérêts sociaux et de positions théoriques ne garantit pas que les deuxièmes soient une traduction des premiers. 2 Dans le cas particulier de Pearson, l eugénisme ne semble pas avoir survécu à l émancipation du coefficient du χ 2 de son contexte de découverte. La question de l explication doit donc être reprise de fond en comble. Jean-Michel Berthelot consacre l essentiel du dossier à la controverse des générations spontanées, débattue entre Pasteur et Pouchet. Elle lui sert en quelque sorte d «étalon» pour mesurer le style cognitif des sociologues des sciences qui s en sont occupé. Les facteurs passionnels à l œuvre dans cette controverse nous avons retrouvé dans les archives Pouchet un livre dans lequel les mots : chimie, les chimistes, ce chimiste étaient lacérés au rasoir! garantissent la présence de facteurs extrascientifiques. Leur doit-on de pouvoir expliquer le règlement de la controverse? Trois arguments s opposent à cette lecture 7. 1 Cette interprétation n est généralement pas endossée par les historiens et les philosophes des sciences : pourquoi connaîtraient-ils le dossier moins bien que les sociologues? 2 Certains facteurs favorables à Pasteur manquent de fondement empirique, d autres, favorables à Pouchet, n ont pas été remarqués par les historiens et les sociologues des sciences. Ces facteurs ne constituent pas une liste exhaustive. 3 Certaines controverses, enfin, invalident l idée que les facteurs extrascientifiques expliquent partout et toujours le succès et le règlement des controverses scientifiques : nous avons montré que ce ne fut pas le cas de la controverse sur le sens de propagation de la lumière à Oxford, ni celui de la controverse entre les écoles de médecine de Montpellier et de Paris 8. Nous ne pouvons donc que souscrire à l idée que les études constructivistes «ne permettent en rien d affirmer que la dimension rationnelle et logique de la justification est abolie dans le jeu des déterminations sociales» (p. 78). 5. Conflits d intérêts et luttes de pouvoir sont un autre thème privilégié de l étude des sciences. Doit-on donner tout son crédit à la chronique minutieuse des attitudes intéressées de certains scientifiques? Seulement si elle a une portée théorique, répond l auteur. Les luttes et les conflits d intérêts ont été conçus comme le signe d affrontements extérieurs à la scène scientifique ; comme un dispositif inhérent à ce champ ; ou comme une activité commune qui n est en 7 Contrairement à ce qu affirme l auteur, p. 76, ce n est pas le mémoire de 1861 qui valut à Pasteur d être élu à l Académie des Sciences. Son élection au siège de Sénarmont, section de minéralogie, est due à ses travaux sur la cristallographie et la polarisation rotatoire des cristaux qui l avaient conduit à mettre en évidence le dimorphisme du paratartrate de soude, D. Raynaud, Sociologie des controverses scientifiques, Paris, PUF, 2003, p Ibid., p , LA SOCIOLOGIE DES SCIENCES DE JEAN-MICHEL BERTHELOT 6 rien spécifique à la science. En quoi ces options nous contraindraient-elles à abandonner l idée de vérité? Prenons l exemple des normes de l ethos scientifique. Les sociologues ont exhumé des contre-exemples pour à peu près chacune d entre elles : fraudes, crédulité, attachement aux idées, etc. La critique factuelle des normes mertoniennes est au point de départ d un modèle de l activité scientifique, dit «connaissance contre reconnaissance», qui admet deux variantes : 1 la défense des intérêts de position fondant explicitement la lutte pour le monopole de l autorité scientifique ; 2 les alliances, enrôlements ou traduction dans des réseaux de la socionature émargeant plus implicitement à l axiomatique de l intérêt. La science est-elle une activité sociale spécifique comme le pense Merton, ou non spécifique, comme le pensent les auteurs contemporains, quoiqu ils conçoivent le conflit d intérêts tantôt comme un facteur causal extérieur, tantôt comme une résultante du champ, tantôt comme un fait transversal, inhérent à toute action humaine? Comment choisir entre ces variantes nées de l abandon du mertonisme? Il faudrait tout d abord s assurer que le modèle de Merton a bien été invalidé. Or, si l on se penche sur l histoire de la sociologie des sciences des années 1930 à nos jours, on voit que ce n est pas le cas. Il n y a pas eu de critique mais un remplacement pur et simple des normes de l ethos scientifique par les déterminants utilitaires. Les seuls arguments qui ont accompagné cette mutation sont l irréalisme du modèle mertonien et l existence de contre-exemples. Or : 1 la critique de l universalisme est plus une pétition de principe qu une proposition empiriquement fondée ; 2 Les normes ont une fonction r
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