Dossier pédagogique - Petit Pays de Gaël Faye

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Dossier pédagogique 1 Petit pays Gaël Faye Le Livre de Poche, n° 34618, 224 pages.   Dossier réalisé par Muriel Blanc, Claude Boutin, Bénédicte Gilardi,…
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Dossier pédagogique 1 Petit pays Gaël Faye Le Livre de Poche, n° 34618, 224 pages.   Dossier réalisé par Muriel Blanc, Claude Boutin, Bénédicte Gilardi, Dominique Lechifflart et Floriana Mauny. ­ Plan 2 Introduction : public concerné ..................................................................................................... p. 3 .   Biographie de Gaël Faye ................................................................................................................... p. 4 .   Contexte géopolitique . ....................................................................................................................... p. 5   Résumés par chapitres ...................................................................................................................... p. 7 .   Étude des personnages ..................................................................................................................... p. 13 .   Étude des thèmes récurrents ........................................................................................................ p. 15 .   Lecture analytique d’extraits ..................................................................................................... p. 21 .   • Extrait nº 1 : La fin de l’incipit ..................................................................... p. 21       .   • Extrait nº 2 : La découverte de la lecture ...................................................... p. 22       .   • Extrait nº 3 : Lettre à Laure ........................................................................... p. 24       .   Exercices d’entraînement aux épreuves du baccalauréat .............................................. p. 27 .   Glossaire .................................................................................................................................................... p. 29 .   Élargissements : chansons et clips de Gaël Faye ................................................................. p. 30   • Petit pays : texte et analyse .............................................................................. p. 31     .   • TV : texte et analyse ....................................................................................... p. 35     .   Ouvertures pédagogiques ................................................................................................................ p. 38 .   • Partenariats interdisciplinaires ......................................................................... p. 38   .   • Un exemple de séance en histoire-géographie ................................................. p. 39   .   Conclusion et pédagogie du projet ............................................................................................. p. 49 .   Bibliographie pour approfondir ................................................................................................... p. 50 .   Introduction 3 1. Pourquoi étudier Petit pays au collège ?   En cycle 4 En histoire, le programme prévoit, entre autres, de mettre en relation des faits d’une époque ou d’une période données, et le thème 1 de la programmation en 3e aborde les régimes   totalitaires et les génocides. En français, les croisements interdisciplinaires sont préconisés pour « appréhender la diversité   du réel », comprendre les textes dans leur contexte historique, comprendre le monde et ses   représentations par la lecture d’œuvres littéraires – des récits d’enfance par exemple – et     dénoncer les travers de la société. En outre, l’étude des textes de rap, à la fin du livret, correspond à la consigne du programme :   mobiliser les ressources d’œuvres issues de domaines artistiques diversifiés. 2. Classes de Seconde : programme de littérature et société ; enseignement d’exploration.     Le roman Petit pays convient totalement à une étude co-disciplinaire en français et en histoire/ géographie, puisque les finalités de cet enseignement parlent de formation humaniste et que l’un des buts fondamentaux est de « faire prendre conscience que les études littéraires sont,   aujourd’hui plus que jamais, au cœur de la formation de l’homme et du citoyen ». Parmi   les cinq domaines d’exploration proposés par le B.O., l’étude du roman de Gaël Faye entre exactement dans deux intitulés, le premier : « Écrire pour changer le monde : l’écrivain et les       grands débats de société » ou le sixième et dernier : « Regards sur l’autre et sur l’ailleurs ».         3. Pourquoi étudier Petit pays en classe de Première ?   Le roman de Gaël Faye a obtenu le prix Goncourt des lycéens, preuve, s’il en est, que les jeunes s’intéressent à cette histoire. Le premier argument sera donc la garantie d’une lecture/ plaisir adaptée à ce public et susceptible de le toucher. En outre, il s’adapte parfaitement à la partie du programme « Le personnage de roman,   du xviie siècle à nos jours », puisqu’il exprime, à travers le narrateur, Gaby, une vision du     monde dans un contexte géographique, culturel et politique particulier. Le lecteur ne manque pas de s’attacher au personnage pour découvrir, à travers lui, les valeurs qu’il représente et les critiques, en creux, dont il est porteur. L’élargissement aux œuvres musicales du même auteur, dont deux sont présentées à la fin de ce livret pédagogique, correspond à l’objet d’étude « Écriture poétique et quête du sens,   du Moyen-Âge à nos jours ». Les thèmes abordés dans les textes de rap sont les mêmes que   dans le roman. Le rap est un style qui parle aux élèves dans la mesure où il correspond aux goûts de leur génération. Les textes sont très riches et permettent d’aborder sous un autre angle les problèmes soulevés par le roman. On retrouve l’idée des instructions officielles pour lesquelles il faut « mettre en relief le rôle et la fonction du poète, souvent aux avant-postes   de la littérature et de la culture ».   Enfin, dans un autre aspect, on peut inclure également l’étude de ce roman dans le volet « La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du xvie siècle à nos     jours », compte tenu de toutes les valeurs et des thèmes de réflexion qui interagissent   dans cette fiction. Elle peut alors être étudiée en tant qu’apologue pour illustrer ce qu’est l’argumentation indirecte. Biographie de Gaël Faye 4 Gaël Faye est né en 1982 à Bujumbura au Burundi d’une mère rwandaise et d’un père français, arrivé en vélo dans ce pays depuis la ville de Lyon (France) après un périple de cinq ans. Sa mère part vivre en France et il reste au pays avec son père, dans une maison où vivent beaucoup d’animaux. Il est proche de la nature, aime la chasse aux serpents, va se baigner dans l’énorme lac Tanganyika, une sorte de mer intérieure. Le Burundi est un petit pays enclavé mais très ouvert sur le monde et marqué par plusieurs influences culturelles. Bujumbura est une ville où on aime faire la fête à l’époque, animée, pleine d’ambiance, avec de la musique zaïroise, mais on y connaît aussi Francis Cabrel et même Mike Brant. Gaël Faye va à l’école française. Il commence à écrire, la première fois comme un soula- gement à la peur pendant les hostilités à Bujumbura. En 1995, après le déclenchement de la guerre civile et le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, il arrive en France, dans une première famille d’accueil, près d’Oyonnax, dans le département de l’Ain. Ensuite, Gaël Faye rejoint sa mère à Versailles et y passe une partie de son adolescence. Il découvre une façon de vivre qui ne lui est pas familière, dans un appartement au sein d’un immeuble, où on ne connaît pas son voisin de palier. Il ne peut pas sortir le soir pour discuter avec des amis, il fait froid. Il est très solitaire. L’été, il retourne au Burundi pour les vacances. Il retrouve son père dans ce pays en guerre. À partir de la Seconde, il rencontre des jeunes qui ont, comme lui, une double culture. À la MJC de Voisins-le-Bretonneux, il fait partie d’un atelier et découvre le rap et le hip-hop. Gaël Faye étudie dans une école de commerce, obtient un master de finance et travaille à Londres durant deux ans pour un fonds d’investissement. Il quitte la City pour se lancer dans l’écriture et la musique. Il forme le groupe Milk Coffee and Sugar avec Edgar Sekloka. Le duo sort un album en 2010 et est nommé « découverte » du Printemps de Bourges en 2011. Edgar Sekloka décide     de quitter le duo en 2015. Pili Pili sur un croissant au beurre, son premier album solo, sort en 2013. Il reçoit le prix Charles-Cros des lycéens (2014) de la nouvelle chanson francophone. La rencontre avec une éditrice le décide à se mettre à l’écriture de Petit pays. Une fois son manuscrit terminé, il emmène sa femme et leurs deux filles au Rwanda en 2015. Le Rwanda, c’est le pays où sa mère est née en 1959, dans un camp de réfugiés. Elle est déplacée en 1962 au Burundi, lors des premiers massacres des Tutsi. À partir de ce moment-là, elle ressentira l’impression d’être apatride. En août 2016, il publie chez Grasset son premier roman, Petit pays, qui remporte un grand   succès et plusieurs prix littéraires, dont le prix Goncourt des lycéens en 2016. Un documentaire, diffusé par France Ô, intitulé Quand deux fleuves se rencontrent, réalisé par Nicolas Bozino et Toumani Sangaré, retrace son parcours. Contexte géopolitique 5 Petit pays se déroule au Burundi mais, dans le cadre des programmes d’histoire, nous avons axé le contexte géopolitique sur le Rwanda où s’est déroulé le génocide des Tutsi. Bien évidemment, les événements du Burundi (coup d’État, accords de paix d’Arusha, mort du président lors de l’attentat contre le président Juvénal Habyarimana du Rwanda...) sont en lien direct avec ceux du pays frontalier : le Rwanda.   Le génocide des Tutsi au Rwanda, en 1994, est un crime planifié, préparé, organisé par l’État. Le Rwanda – partie de l’Afrique des Grands Lacs – est un petit pays, vingt fois plus petit     que la France métropolitaine (26 338 km2), au relief montagneux. Ce pays des mille collines,     au relief doux et humide, est souvent appelé la petite Suisse africaine. Les paysages et les cultures sont variés : riziculture, plantations de thé, forêts d’eucalyptus, savanes, marécages.   Avant la colonisation, le Rwanda se divisait en trois groupes sociaux : les Hutu, agricul-   teurs, les Tutsi, éleveurs, les Twa, artisans. L’entreprise de colonisation a transformé ces catégories en ethnies en radicalisant la population, ce qui a eu pour conséquence de créer un antagonisme hutu-tutsi. Les mariages mixtes sont fréquents. La population est jeune :   plus de la moitié de la population du Rwanda a moins de 20 ans en 1991. La population   est majoritairement chrétienne. 60 % des Rwandais sont convertis au catholicisme. Prêtres,   religieux et religieuses sont majoritairement tutsis mais les évêques sont majoritairement hutus. Cette répartition expliquera, en partie, les massacres commis dans les églises. Dans les années 1990, la situation économique se dégrade et les inégalités sociales se creusent. 90 % de la population vit de l’agriculture. En raison d’une forte pression démographique,   la population manque de terre. La majorité de la population cultive des petits lopins de terre de moins d’un hectare. La production de manioc et de patate douce diminue à cause de la sécheresse dans le sud du pays. La population est en majorité pauvre et vit de l’aide alimentaire. Le Rwanda est endetté et connaît une forte inflation. L’État trouve un bouc émissaire à tous ces maux : les Tutsi. Cette situation économique n’explique pas à elle seule   le génocide. Le Rwanda a été colonisé par les Allemands et les Belges en 1918. La Belgique, dans un pre- mier temps, s’est appuyée sur les Tutsi pour administrer le pays, les considérant comme des Africains « non nègres », supérieurs aux Hutu. À partir de 1931, l’administration belge décide     d’apposer sur les cartes d’identité, l’appartenance ethnique : Tutsi, Hutu, Twa. Cette carte   d’identité facilitera le génocide. À partir des années 1950, la Belgique favorise les Hutu en raison d’une volonté d’indépendance de la part des Tutsi. À partir de cette date se développe une idéologie raciste où seuls les Hutu ont le droit de vivre au Rwanda. En 1962, le Rwanda obtient son indépendance, une république hutue se met en place, avec un parti unique hutu. La population est surveillée et est obligée de participer à des séances de propagande. Cette république hutue est raciste et, dès son arrivée au pouvoir, elle procède à des discriminations, des massacres perpétrés contre les Tutsi, au nord du Rwanda. D’autres pogroms auront lieu, en particulier en 1973. Les Tutsi qui se réfugient à cette époque dans des écoles et dans des bâtiments sacrés sont épargnés. Certains fuient dans les pays voisins : Burundi, Ouganda,   Zaïre, Tanzanie. C’est le cas d’Yvonne, un des personnages de Petit pays, qui s’exile en 1963 au Burundi. Dans les années 1970, le président Habyarimana crée une milice, les interahamwe, et développe une propagande raciste, antitutsie, dans les médias (à la Radio des Mille Collines et dans certains journaux comme le Kangura). Les Tutsi sont animalisés, comparés à « des Inyenzi,   des cafards, des cancrelats, des insectes qui se déplacent la nuit ». Selon cette propagande, la   minorité tutsie serait « riche, fourbe, manipulatrice, voleuse et complotiste ». Les médias hutus     déshumanisent les Tutsi et développent l’idée qu’il faut les tuer avant qu’ils ne tuent. En 1990 sont publiés Les Dix Commandements qui ordonnent aux Hutu de s’allier contre les Tutsi. C’est dans ce contexte que naît la guerre civile entre le gouvernement hutu et le Front patriotique   rwandais (FPR) composé de Tutsi exilés en Ouganda et de Hutu modérés. Cette guerre civile va alimenter la propagande, la peur des Tutsi. Ils sont considérés comme des traîtres. Les Tutsi peuvent cacher des membres du FPR. Pendant la guerre civile, en 1992, les Tutsi du 6 Bugesera sont massacrés par les interahamwe. Parallèlement, le Burundi connaît ses premières élections démocratiques en juin 1993 et Melchior Ndadaye, un Hutu, est élu président. En   octobre 1993, ce président est assassiné et une guerre civile éclate jusqu’aux accords d’Arusha.   Des massacres de Tutsi ont lieu. Le Burundi est le laboratoire du génocide au Rwanda. En 1993, les accords d’Arusha doivent mettre fin au conflit. Ces accords prévoient le partage du pouvoir entre les Tutsi et les Hutu, l’organisation d’élections libres, la fin des massacres. Ces accords ne seront jamais appliqués. Le génocide débute le 6 avril 1994, lorsque l’avion présidentiel est abattu – probablement par     les extrémistes hutus –, où les présidents du Rwanda et du Burundi trouvent la mort. Les   Hutu extrémistes prennent le pouvoir et désignent les Tutsi comme coupables. Le génocide commence dans la nuit du 6 au 7 avril 1994 à Kigali. La Radio des Mille Collines appelle   aux meurtres et encourage les Hutu à « travailler », c’est-à-dire à exterminer les Tutsi.     La garde présidentielle et les interahamwe installent des barrages sur les routes à Kigali. Ils vont tuer les Tutsi, avec le renfort des voisins et des paysans. Chaque matin, les Hutu partent « au travail ». Le travail consiste à tuer – de manière       méthodique sous l’ordre des autorités locales, avec l’aide de la milice – tous les Tutsi. Les   Tutsi seront assassinés avec des objets rudimentaires, en particulier des machettes. L’assas- sinat planifié des Tutsi s’est déroulé dans leurs maisons, au coin des rues, aux barrages, dans des lieux familiers comme les écoles, les hôpitaux, et jusque dans des espaces sacrés, les églises, jusque-là synonymes de refuge, d’asile. Les Tutsi sont mis à mort sur l’ensemble du territoire rwandais. Il n’a pas été utile, dans ce génocide, de déporter, d’enfermer, la population à exterminer, en raison de la petitesse du territoire et par le fait que c’est un génocide « des voisins ».     Le génocide a fait un million de morts en cent jours. Après le génocide, en novembre 1994, le conseil de sécurité instaure le Tribunal pénal   international pour le Rwanda. Ce tribunal est appelé à juger les personnes accusées de géno- cide, de crime contre l’humanité. Ce tribunal siégera à Arusha. Mais, devant l’impossibilité matérielle de juger autant de génocidaires, les dirigeants rwandais instaurent, à partir de 2001, des tribunaux populaires, les gacaca. Ces tribunaux sur l’herbe ont instruit, en dix ans, près de deux millions de dossiers et condamné 800 000 personnes pour meurtre ou viol.     Le génocide des Tutsi est nié par les assassins eux-mêmes, mais aussi par le gouvernement français qui préfère parler de double génocide. L’utilisation des termes « génocide rwandais »     est une forme de déni du génocide des Tutsi. Résumés par chapitres 7 P Le père du jeune narrateur explique à ses enfants quelles sont les différentes ethnies qui peuplent le Rwanda. Il tente de donner des réponses aux questions, naïves mais sensées, de son fils, qui ressent une atmosphère de tension autour de lui, même à l’école. Passage en italique qui nous ramène au temps du narrateur adulte, le jour de ses trente- trois ans. Il vit en France mais connaît une grande nostalgie, au point que l’idée du retour au pays l’obsède. C 1   Le mariage des parents, un Occidental et une Rwandaise, beaux et insouciants. C’est le temps du bonheur, le temps d’avant… Un couple rattrapé par les soucis du quotidien et l’annonce d’une catastrophe. C 2   Visite de la famille de Gaby, le narrateur de dix ans, chez Jacques, un vieux colon qui vit à la frontière du Zaïre depuis toujours. Personnage écœurant aux yeux de Gaby. Il fait entendre des propos racistes et misogynes mi-figue mi-raisin. Les parents de Gaby se dis- putent à cause d’une incompréhension entre la vision d’un Occidental installé au Burundi et le malaise d’une Rwandaise réfugiée au Burundi. C 3   Visite familiale au bord d’un lac pour apaiser l’atmosphère tendue qui s’est installée entre les parents. Mais les disputes redoublent et s’amplifient au point qu’Yvonne quitte le domicile conjugal. C 4   Pour les fêtes de fin d’année, Ana, la petite sœur, part au Rwanda avec sa mère pour rendre visite à Eusébie, une tante qui vit là-bas avec ses enfants. Gaby reste avec son père. Il reçoit un superbe vélo comme cadeau. Ils partent tous les deux en séjour chez les Pygmées dans la montagne, mais à leur retour, ils apprennent que le gardien Calixte a disparu avec le vélo tout neuf. C 5   Les jumeaux, voisins de Gaby, métis eux aussi, racontent leurs vacances au village, confiés par leurs parents à la grand-mère maternelle. Elle a découvert que les enfants n’étaient pas circoncis et elle a demandé à ses fils, les oncles des jumeaux, de « réparer » cela. Les jumeaux     précisent qu’ils ont vu, au village, le vélo de Gaby. C 6   Tous les matins, aux préparatifs avant d’aller à l’école, on voit Prothé le boy qui prépare le petit-déjeuner, puis Donatien, venu du Zaïre, le contremaître très pieux avec une bible sur lui en permanence, et enfin Innocent, le chauffeur et homme à tout faire. Il est très antipa- thique, hautain et se donne de l’importance, mais il a ses entrées partout et il est très utile. C 7   À l’école, Gaby reçoit la première lettre de sa correspondante, Laure, ce qui lui fait vivre une grande émotion. Sa réponse à Laure exprime son opinion de la vie qu’il mène. C 8   Gaby part avec Donatien et Innocent au village de la grand-mère des jumeaux, pour retrou- ver le vélo volé. Ils retrouvent Calixte mais celui-ci a vendu le vélo à un pauvre agriculteur. Lorsqu’ils se rendent chez cet homme, ils voient le fils de la maison jouer avec le vélo et Gaby s’en empare. Mais l’agriculteur explique qu’il a sacrifié toutes ses économies pour faire ce cadeau. Gaby est pris entre Innocent, qui considère que cela ne les regarde pas, et 8 Donatien, qui explique que ce petit garçon n’aura plus jamais la chance d’avoir un vélo. Innocent tranche et s’en s
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