Premier plan dossier

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Premier plan dossier Le journal d informations du puca plan urbanisme construction architecture n 33 octobre-décembre 2015 PUCA Changements climatiques, comment les villes s adaptent Entre 2012 et 2015,
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Premier plan dossier Le journal d informations du puca plan urbanisme construction architecture n 33 octobre-décembre 2015 PUCA Changements climatiques, comment les villes s adaptent Entre 2012 et 2015, la Plate-forme d observation des projets et stratégies urbaines (popsu), pilotée par le Plan Urbanisme Construction Architecture, a organisé, en partenariat avec les collectivités territoriales et le Groupement d intérêt public Atelier international du Grand Paris, trois cycles de séminaires européens sur des thématiques liées aux changements climatiques et à la transition écologique. Ils ont porté sur les jardins en ville, les zones inondables et les îlots de chaleur urbains. Trois objectifs étaient visés : - proposer un espace de rencontres et de réflexions permettant à travers l observation des projets urbains, de mieux comprendre les transformations qui modèlent la ville et ceci à une vaste échelle, - offrir des clés de lecture sur les enjeux et les stratégies développées pour y répondre, - dépasser un état des lieux des actions pour contribuer à une réflexion sur les modes de faire, depuis la conception jusqu à la mise en œuvre. Dans la continuité des séminaires mis en place par le programme Européen de la plate-forme popsu depuis 2009, il a semblé important de réunir le monde de la recherche et les acteurs de la ville afin d échanger autour des pratiques et mettre en perspective les différentes approches et problématiques. S appuyant sur un format réduit d une trentaine de personnes, un travail de mutualisation entre villes françaises et européennes a alors été engagé. Les travaux menés à travers ce programme ont permis d observer ces villes «en train de se faire». Difficile à travers ces quelques pages d en dresser un bilan, toutefois, ce dossier donne à voir, à l heure où la 21 e conférence des parties (Cop 21) se prépare à Paris, la construction progressive des réponses et les interrogations qu elles suscitent. Dans un souci de partage des connaissances, les actes des séminaires sont consultables sur le site de la plate-forme 1. De plus, pour chacun des thèmes, un ouvrage collectif a été réalisé qui met en lumière les projets des villes participantes et les regards portés par les chercheurs Arnaud Bouissou MEDDE-MLETR 2 TERRIN (Jean-Jacques) (dir.), Villes et changement climatique, Îlots de chaleur urbains, coll. La ville en train de se faire, Éditions Parenthèses, Marseille, 2015 TERRIN (Jean-Jacques) (dir.), Villes inondables, Prévention, adaptation, résilience, coll. La ville en train de se faire, Éditions Parenthèses, Marseille, 2014 TERRIN (Jean-Jacques) (dir.), Jardins en ville, ville en jardins, coll. La ville en train de se faire, Éditions Parenthèses, Marseille, 2013 Premier plan n 33 octobre-décembre 2015 Répondre à l urgence climatique Par Virginie Bathellier, chargée de mission au puca, directrice de la plate-forme popsu et Jean-Baptiste Marie, architecte et urbaniste, secrétaire scientifique du programme popsu Désormais, les rapports du GIEC font largement consensus. Trois évolutions majeures sont enregistrées. Elles concernent la température moyenne en surface, les précipitations moyennes et le PH de la surface des océans. De plus, l impact des activités humaines est globalement reconnu tant sur le changement climatique que sur la perturbation des écosystèmes. «La concentration du dioxyde de carbone a augmenté de 40 % depuis l époque préindustrielle. Cette augmentation s explique en premier lieu par l utilisation de combustibles fossiles et en second lieu par le bilan des émissions dues aux changements d utilisation des sols. L océan a absorbé environ 30 % des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux» 1. En dépit de constats de plus en plus alarmants, de nombreuses interrogations demeurent quant aux réponses à apporter pour «faire face». Cependant, si les incertitudes liées aux changements climatiques sont nouvelles, celles liées aux catastrophes naturelles, ne le sont pas et prennent racine dans les représentations collectives, comme en témoigne le tableau de Léon-François Comerre (page de droite). Or, les sociétés humaines ont toujours cherché à s adapter, se reconstruire. De tout temps, les «lignes» ont bougé, les villes se sont réinventées, transformées. Reste que la vulnérabilité, dans notre monde contemporain complexe et techniciste, subsiste et semble même se renforcer sous certains aspects. Des questionnements traversent, à des degrés divers, toutes les sphères de la société, de l élu local au technicien, de l habitant au représentant de l Etat. Ces tendances de fond se traduisent par une multiplication des initiatives dont témoignent les travaux du programme européen de la plate-forme popsu. Elles contribuent au renouvellement de la fabrique d une ville dite plus «sobre», cherchant à apporter des réponses aux impacts négatifs de nos modes de développement sur l environnement, mais aussi aux vulnérabilités sociales. Toutefois, si l engagement des collectivités va croissant, il ne se fait pas sans difficultés. Les regards croisés sur ce qui se pense et se met en place dans des métropoles ou agglomérations plus petites, en France et en Europe notamment, permettent de voir les points de convergence, mais aussi les écarts, en particulier dans les modalités d action. À titre d exemple, partout la place du jardin en ville se développe, sous des formes très variées, et constitue une des premières réponses aux changements en cours et à venir. Mais les travaux des chercheurs montrent que la part de pleine terre reste insuffisante dans les villes denses et que certains espaces ont un statut précaire. Au-delà des expériences portant sur les toitures ou façades végétalisées, plus médiatiques, il reste indispensable de réserver de larges espaces de «respiration» dans les agglomérations à travers les outils de planification et des politiques foncières et contractuelles adaptées. 2 Les stratégies, quant à elles, ne s accordent pas toujours. Le rôle réservé au réglementaire est sans doute plus important en France. L implication de l ensemble des acteurs de la ville, dont celle des habitants, est mieux prise en compte dès l amont des projets dans les pays situés plus au nord. Ces modalités d action se traduisent par des systèmes de décision et de gouvernance qui influent sur les résultats. En témoigne en France, le Plan de prévention des risques inondations (ppri), dont l élaboration est de la compétence de l Etat en concertation avec les collectivités territoriales en échange d un principe de solidarité nationale. Faisons pousser un autre monde, jardin Ton, Steine, Gärten, Berlin. Jean-Baptiste Marie 1 Voir à ce sujet : F. STOCKER Thomas, QIN Dahe (dir.), Contribution du Groupe de travail I au cinquième rapport d évaluation du Groupe d experts 2 intergouvernemental sur l évolution du climat, Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat, TERRIN (Jean-Jacques) (dir.), Jardins en ville, ville en jardins, coll. La ville en train de se faire, Éditions Parenthèses, Marseille, 2013 DOSSIER Changements climatiques, comment les villes s adaptent? Le Déluge, 1 er quart du 20 e siècle, INV2287, Comerre Léon-François ( ), Nantes, musée des Beaux-Arts. RMN-Grand Palais / Gérard Blot En revanche, au Royaume-Uni, le système de décision sur la gestion du risque inondation s appuie sur un principe incitatif qui engage davantage les autorités locales. Quant à la stratégie allemande, elle met en œuvre des directives nationales en développant dans le même temps un cadre de négociation entre public et privé au plan régional et une implication de nombreux acteurs, dont le monde de l éducation dans la sensibilisation aux risques. Par ailleurs, les questions économiques et sociales demeurent essentielles dans les choix visant à réduire les vulnérabilités des espaces urbains face aux effets des changements climatiques. L adaptation a en effet un coût économique qui implique des choix parfois difficiles. Les débats autour des systèmes d indemnisation des dommages dus aux inondations en attestent. Ces systèmes diffèrent fortement d un pays à l autre, avec des formes plus ou moins importantes de solidarité financière. Solidarité qui fait également débat autour des compensations pour service rendu aux propriétaires dont les terrains sont utilisés comme champs d expansion des crues. Magali Reghezza, maître de conférences à l Ecole normale supérieure, le souligne : «Il n y a pas une seule forme d adaptation mais des solutions qui ont chacune des coûts et des bénéfices qui ne pèsent pas sur les mêmes personnes». Dans ce cadre, la réduction des vulnérabilités sociales constitue un des fils directeurs des solutions à inventer : «Les inégalités sont un frein à la résilience car tous les individus n ont pas les mêmes capacités d adaptation qui dépendent de facteurs sociaux et économiques». L enjeu porte donc aussi sur la définition des priorités. Le traitement de certains facteurs de fragilisation ne doit pas aggraver d autres situations de vulnérabilité. Les cycles de séminaires organisés par le programme européen de la plate-forme montrent comment les grandes décisions se déclinent localement dans quelques villes européennes, avec des stratégies et des projets qui sont le plus souvent adaptés à chaque territoire. Mais plus largement, l approche transversale des trois sujets met également en lumière des axes thématiques qui interrogent à des titres différents le concept dont on ne sait s il est amené à se pérenniser de ville «résiliente». Ce dossier en présente les principaux enjeux. 3 Premier plan n 33 octobre-décembre 2015 La nature en ville au cœur des stratégies territoriales Source de biodiversité, alliée pour prévenir les inondations et réduire les îlots de chaleur, la nature en ville se pare de nouvelles vertus oubliées ou ignorées, offrant aux pouvoirs publics une approche transversale pour adapter les villes aux changements climatiques. Sans perdre de vue qu il n y a pas de solution miracle ni de modèle unique. «On a voulu faire disparaître la nature de l environnement urbain. Le mépris de la société de consommation pour (cette) nature a été désastreux : on se souvient de l abattage dans les années cinquante des quelque arbres qui se dressaient le long des seules routes de la région parisienne au XIX e siècle», rappelle Jean-Jacques Terrin, en préambule de l ouvrage «Jardins en ville, villes en jardin». Le retour en grâce est aujourd hui avéré. Des jardins familiaux à la végétalisation des toitures en passant par le développement de grands parcs périurbains et la reconquête des berges des cours d eau, une véritable culture urbaine de la nature se développe. Les jardins gagnent du terrain Le jardin prend une nouvelle dimension, contribuant fortement à la préservation de la biodiversité et au développement des écosystèmes. Dans la lutte contre les changements climatiques, cet espace pluriel occupe une place de choix aux différentes échelles de la métropole, de la plus petite cellule familiale au territoire métropolitain. Il participe aujourd hui à la fabrication collective du cadre de vie à travers l essor des jardins partagés notamment. Reste que, comme le souligne Bruno Marmiroli, architecte et paysagiste, bon nombre de jardins collectifs sont menacés par la précarité de leur statut. «L accès au foncier et la sécurisation des parcelles restent les clefs d une politique durable d expansion des jardins collectifs», alerte le chercheur. Pour lui, ces types de jardins «ni espace(s) naturel(s) ni espace(s) vert(s)» sont renvoyés «à la marge, aux confins des politiques publiques» et ne doivent leur survie «qu à la mobilisation citoyenne». Quand l eau devient un atout Quant aux cours d eau, ils ne sont plus nécessairement considérés comme une menace ni un obstacle à l aménagement urbain. La végétalisation concomitante de ces aménagements participe à la protection et à la régulation naturelle des sites exposés aux risques d inondations. On observe aujourd hui un nouvel attrait des villes pour leurs berges. Mais, cela implique de grands changement sur les processus conceptuels et programmatiques, sur les montages financiers, les formes urbaines, les innovations architecturales, paysagères et urbaines, les techniques et matériaux constructifs, ou encore les usages et les modes Architectes SOA Maillage des quartiers, respiration de la ville, rue de Plaisance, Paris 14 ème arrondissement. Jardins familiaux de l Afrique à Chassieu, Lyon. J. Leone Grand Lyon 4 DOSSIER Changements climatiques, comment les villes s adaptent? STRASBOURG, GRANDEUR NATURE Strasbourg cultive depuis longtemps son histoire de villejardin. La ville a su préserver son lien à la terre nourricière avec le développement de jardins familiaux et l édification au début du XX e siècle de la cité-jardin du Stockfeld. Le jardin est l outil privilégié du maillage vert et irrigue l ensemble de la cité, du pied des arbres au grand parc naturel urbain. d habiter et d occupation des sols. Pour arriver à contenir l eau et ses potentiels effets délétères mais aussi tirer partie de ses avantages comme la régulation thermique, tous les acteurs doivent travailler ensemble et de manière concertée. Il s agit en effet de définir la vulnérabilité d un territoire à une échelle la plus proche possible des aménagements. Nîmes, par exemple, soumise à de nombreuses inondations, s est lancée entre 1991 et 2006 dans une campagne de vastes travaux d aménagement des cadereaux (ruisseaux généralement à sec), avec la création notamment de 22 bassins de retenue d eau. Entre 2007 et 2013, la cité gardoise a déployé un programme d action de prévention et d inondation (PAPI) incluant en plus de nouveaux aménagements en centre ville, une sensibilisation de la population. La ville s est aussi dotée d un dispositif d alerte opérationnel depuis 2005 basé sur un suivi météorologique continu, un réseau de mesure hydrométrique sur tout le territoire nîmois, des caméras de vidéosurveillance et une imagerie radar. Les îlots de chaleur urbains Les villes souffrent de plus en plus des îlots de chaleur urbains. Notion peu connue du grand public, l îlot de chaleur (qui se caractérise par des hausses de températures parfois importantes dans le centre d une ville par rapport à sa périphérie) amplifie les effets du réchauffement climatique en zones urbaines. Ce phénomène est généralement provoqué par l accumulation de plusieurs facteurs : un urbanisme et une circulation automobile denses, une minéralisation excessive et un déficit de végétal et d eau dans les espaces publics. Il demeure complexe à appréhender par les urbanistes et aménageurs, même si la sensibilisation au phénomène évolue. Des solutions proposées pour réduire les îlots de chaleur se développent. Toulouse Métropole a ainsi mis en place des outils de cadrage et réglementaires tout en adoptant le Plan Climat Énergie Territoriale (PCET) en Par exemple, en plus des zones naturelles et agricoles, le Plan Local d Urbanisme (PLU) de Toulouse a introduit en 2013 un zonage «Espaces vert protégés» et «Espaces boisés classés» qui s applique aussi bien à des espaces publics que privés. En outre, dans le cadre de l élaboration en cours du Plan Cité-jardin du Stockfeld. L eau (qui occupe un quart de la surface de la ville) et la nature jouent dans la capitale alsacienne un rôle essentiel, autant comme marqueur d identité locale que comme facteur d attraction du territoire. Depuis 1967, les surfaces d espaces verts publics ont progressé en moyenne de 7 hectares par an. Aujourd hui, ce sont plus de hectares de verdure qui participent au bien-être, à la qualité de vie et à la biodiversité en milieu urbain, avec notamment une démarche «zéro pesticide» sur tous les espaces gérés par la collectivité. Jardins familiaux ou partagés, potagers urbains collectifs, pieds d arbres et trottoirs jardinés, tous ces espaces de nature permettent de sensibiliser la population au respect de l environnement. Déminéralisation d un trottoir. Par ailleurs, l application du «zéro pesticide» et de la gestion différenciée a eu pour premier effet de permettre à la nature ordinaire et spontanée de regagner du terrain. Ce qui a modifié le regard des habitants sur leur environnement urbain et sur les espaces verts (qui ne sont pas toujours naturels) ou sur la nature en ville (qui n est pas toujours de la biodiversité). Local d Urbanisme Intercommunal et de l Habitat, la collectivité a mis en place une convention de collaboration avec Météo-France pour la rédaction du profil climatique du territoire à intégrer au diagnostic territorial. MRW-Zeppeline J. Dorkel, CUS 5 Premier plan n 33 octobre-décembre 2015 Serge Kempenners Carré Tillens, Bruxelles. Le parc du Vallon à La Duchère, Lyon 9. DR BRUXELLES, VILLE VERTE La capitale belge, depuis 1995 et le plan régional de développement inscrivant le concept de maillage vert et bleu, accorde une importance élevée aux espaces verts. L entretien de ces espaces fait l objet d une grande attention. Une attitude qui répond à la fois au souci de la collectivité de faire de la ville une cité durable et à celui des habitants attachés à la propreté autant qu au bon état de fonctionnement des aires de jeux ou des chemins. Depuis plus de vingt ans, les parcs et jardins régionaux sont entretenus sans pesticide, avec un minimum d apport d engrais. L eau est aussi valorisée. Un projet en cours vise la réhabilitation en un espace vert de l emprise d une rivière, la Senne, marquée par d importantes constructions. La population, via les associations, est partie prenante dans la gestion de ce patrimoine vert. Cela se manifeste notamment par l organisation de nombreuses commissions de concertation lors d enquêtes portant sur des permis d urbanisme. L appropriation de l espace et l implication des habitants en entrainent aussi une meilleure utilisation. Preuve de la forte volonté municipale de privilégier la nature en ville, la capitale belge est candidate pour devenir capitale européenne de l environnement. Outils réglementaires Pour promouvoir, défendre, réintroduire ou pérenniser la nature en ville, les collectivités territoriales s appuient ainsi sur les différents outils d aménagement disponibles. C est le cas de Bruxelles qui, dès 1995, a lancé une première étape de planification avec inscription du concept de maillage vert et bleu dans le plan régional de développement. L agglomération lyonnaise n est pas en reste. Le Grand Lyon a commencé en 1994 à protéger sa trame verte dans les différents documents d urbanisme qui se sont succédés jusqu aux schémas de cohérence territoriale (SCOT) Lyon 2030 et au PLU. On pourrait également citer Berlin avec son plan d aménagement des sols et son plan de paysage. La ville y valorise la vaste surface d espaces verts (44 %) qui occupent son territoire. Amsterdam, la capitale néerlandaise, s est dotée d un outil laissant aussi la part belle à ce type d espaces. Son nom? Le plan Vision structurelle d Amsterdam pour Les jardins dans la capitale néerlandaise s inscrivent dans les plans d urbanisme en appui des trames vertes et bleues qui structurent la ville. À Rennes, afin de préserver les espaces de respiration agro-naturels, des objectifs de densité ont été définis dès le SCOT de 2007 et seront maintenus dans le prochain. Gestion écologique du Domaine des Silex. Serge Kempeneers MONTRÉAL MISE SUR LA CANOPÉE Montréal a
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